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Dialogues et entretiens d'auteur

De
220 pages
L'ouvrage reprend l'essentiel des dialogues et entretiens que l'auteur a accordés aux hommes de lettres, aux journalistes et aux représentants de divers milieux de la culture. Il intervient au terme d'une oeuvre littéraire dense qui comprend des genres variés. L'auteur propose de réorienter l'espace du discours fondé sur la passion ainsi que l'interaction entre celui-ci et les actes évoqués par les antinomies énonciatives.
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DIALOGUES ET ENTRETIENS D’AUTEUR
© L’Harmattan, 2012 5-7, rue de l’École-polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.f ISBN : 978-2-296-99186-6 EAN : 9782296991866
Pius Ngandu Nkashama
DIALOGUES ET ENTRETIENS D’AUTEUR
Écrire l’Afrique Collection dirigée par Denis Pryen Romans, récits, témoignages littéraires et sociologiques, cette collection reflète les multiples aspects du quotidien des Africains.Dernières parutions Hélène MILLET,Roman Bambéen, 2012. ITOUA-NDINGA, Leroman des immigrés,2012. Paul-Evariste OKOURI,Prison à vie, 2012. e Michèle ASSAMOUA,Le défi. Couples mixtes en Côte d’Ivoire, 2 édition revue et corrigée, 2012 Angeline Solange BONONO,Marie-France l’Orpailleuse, 2012. Jules C. AGBOTON,Ma belle-sœur (et quatre autres nouvelles), 2012. Joseph NGATCHOU-WANDJI,Le Vent du Printemps, 2012. Faustin KEOUA LETURMY,Dans le couloir du campus, 2012. Abdou DIAGNE,Les Larmes d’une martyre, 2012. René GRAUWET,Au service du Katanga. Mémoires, 2012.Antoine MANSON VIGOU,Journal d’un demandeur d’asile, 2012. Brigitte KEHRER, Poudre d’Afrique, 2012. Patrick Serge Boutsindi,Bal des Sapeurs à Bacongo, 2011. Alice Toulaye SOW,Une illusion généreuse, 2011 Kapashika DIKUYI,Le Camouflet, 2011. André-Hubert ONANA MFEGE,Le cimetière des immigrants subsahariens, 2011. José MAMBWINI KIVUILA KIAKU,Le Combat d’un Congolais en exil, 2011.Aboubacar Eros SISSOKO,Mais qui a tué Sambala ?, 2011.Gilbert GBESSAYA,La danse du changer-changer au pays des pieds déformés, 2011. Blommaert KEMPS,Confidences d’un mari désabusé, 2011. Nacrita LEP-BIBOM,Tourbillons d’émotions, 2011.Eric DIBAS-FRANCK,Destins maudits, 2011. Zounga BONGOLO,L’arbre aux mille feuilles, 2011. Otitié KIRI,Comme il était au commencement, 2011.
CRITIQUE LITTÉRAIRE
DU MÊME AUTEUR
1979Comprendre la littérature africaine écrite, Paris-Issy-les-Moulineaux, Saint-Paul-Afrique, Coll. “Classiques africains”, 1979, 128 p. 1984: 1930-1982,Littératures africaines critique, Paris, Silex Anthologie Éditions, 1984, 674 p. 1985Kourouma et le mythe : une lecture deLes soleils des Indépendances, Paris-Ivry-sur-Seine, Silex Éditions, Coll. “Critiques X-10”, 1985, 144 p. 1986LAfrique noire en poésie(en collaboration), Paris, Coll. “Folio”, 13 septembre 1986, 128 p. 1991: études du roman africain,Écritures et discours littéraires  Paris, LHarmattan, Coll. “Études littéraires-Critiques”, 1991 (réédition, mai 2001), 302 p. 1991Littératures et écritures en langues africaines, Paris, LHarmattan, Coll. « Études littéraires-Critiques », 1991, 408 p. 1992: une lecture de lNégritude et poétique ’œuvre critique de Léopold Sédar Senghor,Paris, L’Harmattan, Coll. “Études littéraires-Critiques”, 1992, 158 p. 1993Les années littéraires en Afrique, Volume I. Paris, LHarmattan, Coll. “Études littéraires-Critiques”, 1993, 458 p. 1993Théâtre et arts de spectacle : étude sur les dramaturgies et les signes gestuels, Paris, L’Harmattan, Coll. “Études littéraires-Critiques”, 1993, 380 p. 1994: Volume II, 1987-1992Les années littéraires en Afrique , Paris, L’Harmattan, Coll. “Études littéraires-Critiques”, septembre 1994, 126 p. 1995Dictionnaire des œuvres littéraires africaines en langue française, Paris-Ivry-sur-Seine, Silex Éditions, 1995, 748 p. 1995La terre à vivre : la Poésie du Congo-Kinshasa, Paris, LHarmattan, Coll. “Études littéraires-Critiques”, 1995,408 p. 1995Le livre littéraire : bibliographie de la littérature du Congo-Kinshasa, Paris, L’Harmattan, Coll. “Études littéraires-Critiques”, 1995, 210 p. 1997: études sur le roman et les littératuresRuptures et écritures de violence africaines, Paris, L’Harmattan, Coll. “Études littéraires-Critiques”, janvier 1997, 380 p. 1999Mémoire et écriture de lhistoire dansLes écailles du ciel de Tierno Monénembo, Paris, LÉtudes littéraires-Critiques Harmattan, Coll. « », septembre 1999, 208 p. 2000: aux origines de laEnseigner les littératures africaines. Volume I Négritude, Paris, L’Harmattan, Coll. “Études littéraires-Critiques”, mai 2000, 240 p. 2002Écritures littéraires: Dictionnaire critique des œuvres africaines en langue française, New Orleans, Presses Universitaires du Sud (University Press of the South), january 2002, Volume I, 542 p. et Volume II, 512 p. 2006Écrire à linfinitif : la déraison de lécriture dans les romans de Williams Sassine, Paris, L’Harmattan, Coll. “Études littéraires-Critiques”, mai 2006, 292 p. 2008 (dir.)Itinéraires et trajectoires : du discours littéraire à lanthropologie, Paris, LHarmattan, 468 p. 2011,Guerres africaines et écritures historiques,Paris, LHarmattan,Coll. “Études africaines”,292 p.
mifundu eyi amu bweba wewa wa ku jamayika malcolm ngandu nkashama mukola mwuina meta kamanda wa ba mbiya wa ntumba ne mbikayi kabanga mulela wa kuirviana kalenga muela biondu wa didiba diuma
nyâna bisanjì mwina Mbiyà, mwadyàmvità mwina Tshiloolu, wa Mutòmbù wa Baaya, kanyànyà nì nzèvù wa mibanga #. wa kwà Ntanda ku Myombu, Kwà Kêmbè Nkùvu wa mu dibwè, mwina mùkalà mwina Kalonji #.
mwina mwa Mbùùyi wa bàpungila myelà, bàyìpunga mwinà, nganyì watàpangana naayì #. kwà Mbààlà wa dyànza ku mulanga, mbààlà Kajìku wa ku mutumba, mwâ Ntanda wa kwà Mbala ku Myombo #.
bàya Tshitààlà wa kwà Mukendi wa Kandà, tshitààlà kadyombù mukwà dyombòlaayi #. banwanwà dyamba dyalà, dyàmukwàta wàtomboka naadyì #. dyamba wa Mapùmbà wa Mpooyi ndekeelu, mukalenga wa kanyèngàà mòòyì, bàdì banyènga mòòyì butshyamù #. udi Ngooyi mwâna wa mu Tshiiya wa mu Kalenda, bàdyombwèlà nshìma kwanyisha maalà, mwina Ndalà mwina Tshimwanga #. wa Mukèndi Mbùji mu Tshibombù, mwâ Nkwadì wa ku milonda, ku mukùnà wà Tshibombù ku biina Mbaaya #. ku nsàngà kwà Kadima wa Mwela, nsànga ùdi kwètù wa kwà Kadima Tshibombù #.
kwènù ki ku mâyi miinyika meenà, ki ku mayi atuta divwala, ku nshinga mfula wa ku mutumba ku Mùngù mwiyà, Katootu kiiyà, ku Kabwètà kàà tshilela balenga #. kulela Nsànzà, kulela Kabangà.., kulela mutòòka, kulela nì nsaka mwabi #. (kasalà kansanzulwila naku kudi Mpunga wa Ilunga, nyananyi muina mulongu, mukola nenda wa ku balenga,muntendelela biakanaMwa bana,ku Gent ka bina Beleji, Kaswàbàngà, 2007)
PRÉAMBULE
La littérature a toujoursété un itinéraire, pas forcément un “long fleuve tranquille”, loin des méandres et des affluents torrentueux. Difficile den fixer les étapes, den retracer les escarpements, les déboires intensifs, les angoisses incertaines. De ce détachement par la sensibilité dérive sans doute un souci pour surmonter la panique, évacuer les instants de démence précoce, même si pour un grand nombre dauditeurs dans les conférences publiques, il convenait dattendredes “briefings” d’un séjour inéluctable dans les hôpitaux psychiatriques. Au choix : Baudelaire ou Maupassant ? La poésie lointaine demeure une oasis improbable : tant dembûches selon les pièges dans lesquels succombent les naïfs et autant dincrédules. Il ne faudrait pas pour cela verser dans les jérémiades, ni déplorer la malchance (“malédiction !”), ni céder au chantage des imprécations. Garder les distances, mais pour quelle initiative positive (et positivée), lorsque la dénonciation est si proche de la couardise ? Au bout du parcours, mais pas en bout de piste, le chemin de la “passion réelle” dans tous les sens et les non-sens.“To be or not to be”, et comment faut-il concevoir “l’être qui raisonne”, qui pense et qui argumente, lorsque la dérive des constellations sest inscrite en parallaxes tout au long de la route des ordalies ? Oh, la passion ! Pour ne pas sécrier, hélas! “Une existence en miettes”, et il ne resterait plus qu’à se pencher pour ramasser les tessons de ces calebasses fêlées. De la poussière, ou la glu des souvenirs qui navaient jamais survécu aux saisons de lumières sencolle aux phalanges comme la boue des vases, et les paroles se transforment en gazouillis indociles. Le gouffre profond ? 1965: le “PrixMjumbesollicitait des calligrammes tendres et lyriques (Élisabethville-Lubumbashi). Ce cantique à la lune espiègle et volage avait été inspiré par la solitude. Deux semaines plus tard, ils avaient proclamé le vainqueur :un probable “Mwilambwe”. Mais lorsque le poème avait paru dans le magazine : serrer les poings, les mâchoires, les tendons. À lAgence de la presse, ils ont marmonné cette réponse lancinante: “il est parti à Léopoldville (Kinshasa) pour recevoir son Prix”. Il l’avait escroqué, et il allait se pavaner dans la Capitale avant dengranger les louanges et les jubilations.“La putain de lune” avait été d’une supercherie fascinante. Une première arnaque de type opérationnel. 1967 :La délivrance dIlungaau“Prix du Goethe Institut” présidé par la Pontifes de Lovanium-Kinshasa. La marche à pied sest effectuée entre Ngaba et le Campus vers trois heures de la nuit opaque, avant de traverser les bosquets hantés et les lisières des vipères. Lerrance savérait un calvaire par contumace. Salongo, Livulu ! Les monologues bourdonnaient dans les
10 tympans et les vibrations se mêlaient aux hurlements des vampires nocturnes. Se taire, se résigner. 1968 :La Mulâtresse Anna que les sublimes éditions“Belles lettres” senthousiasmaient déjà de publier. Une joie éphémère explosait entre les coquilles descargots que les pieds écrasaient tout au long des sentiers de brousse. Et lextase sen est allée loin des clairières, derrière les rideaux des bambous, au milieu des ultimes lueurs dun crépuscule de sang. La maison en faillite, le personnel évaporé dans les courbures de lindécence éditoriale. Serait-il opportun dinvoquer les divinités tutélaires ? 1971 :Les crépusculesces équinoxes qui ne terminent jamais. Les de couchers du soleil moribond au sein des boursouflures des nuées. Un chagrin irrévocable, puisquele “Mont noir” quiinaugurait les “Objectifs 80” avait perdu de son panache. Juste à lorée de lincantation, à linstant magique des prières jubilatoires, ils ont clôturé les réjouissances dans un délire gigantesque des esprits. Ensuite, les festivités sachèvent sur des turpitudes enchaînées, en démultipliant les invectives et les outrages par cascades : aucune pitié,dómine,même si nous navons pas péché nayez nulle pitié, Seigneur, car nous navons pas péché 1972 :La malédiction : les bouffes gastronomiques pour célébrer le Révérend Père de Lheusse, il avait rappliqué de son Égypte antique comme sil avait été un spectre des songes. Il avait surgi des contes pour Pharaons, et il éclairait le firmament. Oh, oui ! Il allait apporter la délivrance et annoncer les “aubesnouvelles”. L’espérance dune vie meilleure, au terme dun voyage tumultueux, puis est survenu le message insolite colporté dans une bouffonnerie inique: la “Maison” a été fermée, pour faillite inconsidérée. 1974 :Mianza Kinzan,en métamorphosée La mort faite hommele sur tard.“Faites-vous vacher si c’est votre destin”,dit Boileau (mais aurait où ?) et le cycle des carambolages se prolonge aux lieux dits de la Robertsau. Il avait préconisé une détresse sans fin. Il avait recommandé de renoncer aux “lettres orthographiées”cause du Seuil des colonnades gothiques. à “Puissent tous ses voisins ensemble conjurés, saper ses fondements mal assurés!” Il a tenu parole pendant des décennies et des siècles ininterrompus. 1975 :La délivrance dIlungaen “ré mineur”. Au moment où laube (lheure) de recueillir la mansuétude étincelait sur Paris et son École-Polytechnique, Pierre Jean Oswald déménageait des cartons et des malles de cotonnades. Les pieds empêtrés aux chiffons et à la paille sèche, avant demporter les dernières effilochures des rêves flétris. Lanathème que tout le monde espérait antépénultième savérait plus tenace encore. Ensuite se profileront à lhorizon d: la débâcleautres éphémérides (lamentable) de cette “Absence africaine”, la déconfiture des pierres de silex