Discours de M. Baron de Saint-Giron, représentant à la Commune, juge de paix du district Saint-Honoré, en présentant M. Beaulieu. (Paris, 28 janvier 1790.) - Discours de M. Beaulieu. - Réponse de M. l'abbé Mulot

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impr. de Lottin l'aîné et Lottin de S.-Germain ((Paris,)). 1789. In-8° , 10 p..
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Publié le : jeudi 1 janvier 1789
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DISCO U R S -'~
DE M. BARON DE S.-GIRON,
Representant a la Commune, Juge de Paix
du Diflricl Saint-Honoré, en presentant
M. BEAU LIEU.
A
DISCOURS
DE M. BARON DE S.-GIRONS,
Representant à la Commune, Juge, de Paix
du District - Saint - Honore, e>i prij&ntaru.
M. B E AU L I EU.
Paris, 11 Janvier 17?©.
MESSIEURS,
LORSQUE j'ai rappellé en faveur de
M. Agaise, Préíì--ient du District-Saint-
Honoré , & de sa respectable Famille ,
les principes que ce District avoir pré-
cédemment annoncés à son égard, j'étois
bien sur que Ie vœu unanime appuyeroic
une Delibération qui honore autant Ies
Citoyens qui la portent , que ceux qui
en font l'objet; je devois audi m'attendre
à trouver les mêmes principes, les mêmes
sentimens dans les Representans de la
1
Capitals de l'Empire François, puisque
ces principes, ces fenrimens font ceux des
hommes dignes d'être libres, .qui rou-
gissent d'un préjugé odieux, &saisissent
la première, la plus belle occasion de
I'aneantir. Je ne dois donc tirer aucun
avantage .de cette circonstance; mais j'a-
voue avec vérité, que j'aurois ose propo-
ser cette Deliberation honorable, avant
même la Révolution glorieuse qui nous
a rendus dignes de la voter unanimement.
Tel cfL l'errec, Messieurs, de la véritable
Liberté sur tous les coeurs ; tel est l'empire
de la Vertu: il les dispose aux actions gran-
des & généreuses. Au milieu des acclama-
r tions générales qui ont, accueilli dans le
District-S.-Honoré, M. Agasse, son fils, &
le frère des Infortunés, je n'ai point été
surpris de voir un Lalouvelai, Capitaine
de Grenadiers., prendre son bonnet, &
vouloir, le premier, couvrir Ie plus malheu-
reux des frères; un Latapy, un Robert,
un Lacroix., un Avice , Capitaines , un
Altemer, Hain 8c tant d'autres veftueux
fk! braves Defenseurs de la Patrie, se diP-
i
A 2
puter a l'envie Ia gloire de décorer les
Agasse.
Je n'ai point éré surpris de voir M.
Beaulieu,que j'ai l'honneur de vous pré-
fencer, Messieurs, comme vous l'avez dé-
fıré , pour prouver votre satisfaction ,
faire hommage à la Vertu assligée , d'un
Grade qu'il doit à son mënre & à ses bonnes
qualités, entr'autres a celle de fils Ie plus
tendre , le plus religieux ; oui, Messieurs,
le plus religieux envers la mère la plus
respectable.
Je connoissois les sentimens de M. Bau-
lieu , comme Cicoyen , & sa conduite
active & prudence comme Militaire; son
coeur l'a inspiré. L'occasion l'a servi com-
me moi; & il declare avec satisfaction qu'il
n'a fait que ce que tous les Militaires Ci-
toyens du Bataillon étoient impatiens de
faire. II se presente done devant cette Au-
guste AiTemblee, non pas pour recevoir des
éloges, mais pour lui ex primer sa profonde
sensibilité , sa respectueuse reconnoissance
de l'honneur qu'elle lui fair, & des boutés
précieuses qu'elle a daigne lui temoigner.

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