Discours de Philippeaux à la séance des Jacobins, le 16 nivôse

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impr. de Desenne ((Paris,)). 1794. In-8° , 8 p..
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Publié le : mercredi 1 janvier 1794
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A
DISCOURS
-. __0-
DE P II 11.1 P PI: AUX
- -
A LA SÉANCE DES JACOBINS,
Le iG nivo.p.
.FRÈRES ET AMIS,
SERA-T-IL écrit dans l'histoire, que l'an II DE
la République française, après avoir châtié l'inso-
lence des tyrans de l'Europe, et poupé tautes les
têtes du monstre féodal, elle étoit encore trop foible
pour réprimer se$ennemis domestiques; et venger
l'assassinat de ses enfans ? Le crime seroit-il donc
aussi puissant sous le régime de la liberté que jous
celui du despotisme ? Que signifient ces misérable?
moyens avec lesquels on s'efforce d'atténuer mes
dénonciations, en proscrivant ma personne? Airçsj^
en juillet 1792, la cour du monarque conspirateur
m'opprimoit pour avoir dénoncé ses turpitudes in-"
famés ; ainsi la méthode des tyrans étoit de proscrire
l'homme sensible et généreux, qui osoit lutter contre
leurs attentais, Iyes jnçchans faisoient diffamer leùt
( o
victime ayant de lui enfoncer le poignard. Ci-
toyens ! gardez-vous de vous y méprendre; les
personnages" ici doivent être bien caractérisés : je ne
viens point prendre devant vous l'attitude d'un accusé
pqui se justifie, mais d'un accusateur qui attaque, qIt
pose des faits, qui offre des preuves aussi lumineuses
que décisives, qui vous administrera pour témoignages
sur chaque fait, tous les soldats et la population
entière des départemens, où nul de vous ne pourroit
pénétrer sans être glacé d'épouvante et d'horreur.
J'ai mis sous vos yeux, dans une lettre imprimée,
la série de ces faits lugubres, que j'ai plutôt affoiblis
qu'exagérés. J'avois demandé, le premier brumaire,
une commission pour les approfondir; les coupables
se jugeant eux-mêmes, l'ont étouffée dès sa nais-
sance. Vous-mêmes, Citoyens, en avez établi une
- autre, je m'y suis présenté tous les jours; je mettois
le plus vif empressement à vous convaincre par son
organe; hé bien , elle est supprimée ! Citoyens, que
me reste -1 - il à faire maintenant, et qu'ont- à faire
mes antagonistes ? Ce qui. me reste à faire, est de
demander s'il existe,en France une justice nationale
contre les barbares qui ont fait assassiner patriotique^
m-ent 100,000 républicains ; qui ont couvert de désola-
tion et de ruines dix départemens de la République (i).
J':i remnli, au surplus, tous les devoirs de l'honnête
( i ) La Vendée , deux Sèvres , La Vienne , Indre et Loire ,
Maine et Loiie , Loire inférieure , Isle et Vilaine , la Manche;
La Mayenne , La Sarthe,

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