Discours prononcé à Wesserling, le 14 septembre 1866, aux funérailles de Catherine-Caroline-Cécile Marozeau, née Gros / par E. Saigey,...

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impr. de Vve Berger-Levrault (Strasbourg). 1866. Marozeau. 10 p. ; in-8.
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Publié le : lundi 1 janvier 1866
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DISCOURS
PRONONCÉ
A WESSERLING, LE 14 SEPTEMBRE 186.6
AUX FUNÉRAILLES
DE
CATHERINE CAROLINE CÉCILE MAROZEAU
NÉE GROS
PAR
E. SAIGEY, pasteur
Toute chair est comme l'herbe, et toute la gloire
de l'homme comme la fleur de l'herbe; l'herbe sèche
et sa fleur tombe. Mais la parole tlq Seigneur demeure
éternellement, et c'est cette parole qui vous a été
annoncée dans l'Évangile.
I Pierre, i, 24, 23.
9
STRASBOURG
IMPRIMERIE DE VEUVE BERGER-LE VRAULT
1866 -
DISCOURS
PRONONCÉ
A WESSERLING, LE 14 SEPTEMBRE 1866
AUX FUNÉRAILLES
DE
CATHAROLINE-CÉCILE MAROZEAU
NÉE GROS
PAR
,/
SAIGEY, pasteur
Toute chair est comme l'herbe, et toute la gloire
de l'homme comme la fleur de l'herbe; l'herbe sèche
et sa fleur tombe. Mais la parole du Seigneur demeure
éternellement, et c'est cette parole qui vous a été
annoncée dans l'Évangile. -
1 Pierre, i, 24, 25.
STRASBOURG .-
IMPRIMERIE DE VEUVE BERGER-LEVRAULT
1866
CHRÉTIENS, MES TRÈS-CHERS FRÈRES,
« Toute chair, a dit l'apôtre (I Pierre, i, 24), est comme
l'herbe, et toute la gloire de l'homme comme la fleur de
l'herbe; l'herbe sèche et sa fleur tombe!» Quelle poi-
gnante vérité n'y a-t-il pas dans ces paroles de l'auteur
inspiré! Hélas! combien de fleurs la faux impitoyable
de la mort n'a-t-elle pas déjà moissonnées! Il y en avait
une qui brillait parmi nous d'un doux et tendre éclat,
à la vue de laquelle le cœur s'épanouissait, que tous
auraient voulu pouvoir protéger contre les orages de la
vie et voir conserver longtemps sa juvénile fraîcheur; et
l'ouragan a fondu sur elle, et le ver rongeur l'a attaquée,
et, après toute une année de lutte contre la destruction,
elle s'est inclinée sur sa tige, elle s'est fanée, et il ne
reste plus d'elle qu'un souvenir.
Catherine-Caroline-Cécile Gros, fille de Bernard-Albin-
Jacques Gros et de Caroline-Fréderique Meyer de Schauen-
sée, naquit à Wesserling le 20 décembre 1839; son enfance
et sa jeunesse furent heureuses; enfant chérie de ses
parents, tout lui souriait et l'avenir pour elle apparaissait
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sans nuages. Le 20 octobre 1856 elle épousait M. Philippe
Marozeau, auquel, le 5 mai 1858, elle donnait une fille,
destinée par Dieu à devenir orpheline à l'aurore de la vie
et à rappeler la mémoire de sa mère à un père bien
cruellement éprouvé. Qui m'aurait dit que celle qui fut
un jour mon élève et ma catéchumène, celle dont je reçus
les vœux solennels de consécration au service du Sei-
gneur, celle que j'unis devant Dieu à l'époux de son
choix, celle dont je baptisai l'enfant, je la verrais tomber
en proie à une de ces maladies qui ne pardonnent point
et descendre, dans la fleur de son âge, les degrés du
sépulcre? Une volonté plus haute que la nôtre en avait
décidé ainsi; il entrait dans les plans de l'Éternel que
cette union, qui réunissait tout ce que nous pouvons
demander comme conditions de bonheur ici-bas, fût si
vite brisée! Une fois déclaré, le mal ne s'arrêta point; les
soins les plus constants, les plus affectueux, les plus
dévoués, ne purent le vaincre, mais seulement retarder le
terme fatal. Durant tout ce long combat, par une véritable
faveur de la Providence, l'espoir n'abandonna pas un seul
instant notre chère malade; elle se rattachait à la vie avec
toute l'énergie de la jeunesse; et, plus tard, lorsque les
crises se succédant annoncèrent sa fin prochaine, avec
cette sérénité, cette confiance, cette reconnaissance qui
ne l'ont jamais abandonnée, elle remerciait Celui avec
lequel elle s'unissait de plus en plus, et qui se montrait
fort dans sa faiblesse. Oui, elle aimait Dieu et Jésus-
Christ; l'instance avec laquelle elle demanda la Sainte-
Cène, la joie qui inonda son cœur après qu'elle eut reçu

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