Discours prononcé au Club des Jacobins par un curé [Romain Pichonnier], électeur du district de Melun, le 14 novembre 1790

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impr. de Baudouin (Paris). 1790. In-8° , 8 p..
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Publié le : vendredi 1 janvier 1790
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P UR DU DISTRICT DE MELUN.
Le 14 Novembre 1790.
MESSIEURS,
M
J'aipirois depuis long - temps à l'honneur de me
voir assis parmi les Membres de la première Société
des vrais Amis de la Construction. Mes vœux font
remplis; je goûte à ce moment la plus douce satis-
faction que puiflfe éprouver un Curé patriote , qui a
Juré dans son cœur , & prononcé le ferment de
vivre & de mourir libre.
2
Vous voyez en moi, Meilleurs, un Curé des en-
virons de Melun , lequel n'a pas craint d'être le
premier de l'Assemblée bailliagère de cette Ville, a
déchirer d'une main sûre & hardie le. voile qui ca-
choit aux malheureux Habitans des Campagnes, & à
- leurs Pasteurs, les abus du régime clérical & le des-
potisme du haut Clergé.
J'ai osé le premier prédire la révolution dans un
Ordre j qui ne devoit Ion excessive opulence qu'à des
siêcles d'ignorance & de superstition.
Ami de la vérité , je n'ai pas attendu le moment
de la propager sans crainte au milieu des Campagnes,
aux portes d'un Chapitre @ qui régifloit ses vassaux
avec la verge de fer. L'orage grondoitfur ma tête, &
l'ancien Aumônier de Vaisseau n'en fut jamiis épou-
vante"
Ami de la liberté , même au péril de ma vie , je
n'ai pas attendu la Déclaration des Droits de l'Hom-
me , pour en prêcher les principes dans mon Canton,
Les Décrets d'un Sénat anguste, la sanction d'un
Monarque justement adoré du peuple le plus ai-
mant , ne m'ont que trop vengé des sarcasmes , des
calomnies d'une foule d'êtres parasites qui s'engraifloient
nonchalamment à l'ombre des Autels , & d'un grand
nombre de Curés qui ne cessent encore , dans leur
délire, de, crier aux bons & simples Cultivateurs que
la Religion est perdue , le Culte détruit, parce que la
dîme & le casuel font supprimés.
Honoré du choix libre de mes Concitoyens pour
ctre un des Eleéteurs du Département de Seine &

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