Discours prononcé, le 19 octobre 1823, dans l'église N. D. de Vire, par M. Lacoudre,... à l'occasion de l'heureuse délivrance de S. M. Ferdinand VII, roi d'Espagne, par l'armée française sous les ordres de S. A. R. Mgr le duc d'Angoulême...

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impr. de Adam (Vire). 1823. In-8° , 8 p..
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Publié le : mercredi 1 janvier 1823
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DISCOURS
PRONONCÉ, LE 19 OCTOBRE 1823,
DANS L'EGLISE N. D. DE VIRE,
M. LACOUDRE, CURÉ DÉ CETTE PAROISSE ET CHANOINE
HONOHAIBE DE LA CATHEDRALE DE BAYEUX,
A L'OCCASION DE L'HEUREUSE DÉLIVRANCE DE
S. M. FERDINAND VII ROI D'ESPAGNE,
PAR L'ARMEE FRANÇAISE SOUS LES ORDRES DE
S. A. R. MGR. LE DUC D'ANGLOULEME.
A LA SOLLICITATION DES HABITANS DE LA VILLE.
A VIRE,
CHEZ ADAM, IMPRIMEUR DU ROI.
1823.
DISCOURS.
MESSIEURS,
Si l'Eglise dans tous les temps se fit un devoir de
célébrer par des chants d'alégresse et de reconnais-
sance , les victoires remportées par nos Princes, nos
Généraux et nos Soldats ; quelle part ne doit-elle pas
prendre aux succès également rapides et inouis que
Son Altesse Royale, Monseigneur le Duc d'ANGOU-
LÊME et les armées françaises viennent d'obtenir en
Espagne?
Des factieux qui malheureusement avaient partout
des intelligences, s'y étaient ramassés de tous les
pays du monde ; ils avaient, par la plus noire perfidie,
arraché les rênes des mains du souverain légitime ;
ils l'avaient jeté avec sa famille dans un triste et dur
esclavage ; ils exerçaient leur barbarie et leur férocité
sur les sujets fidelles; ce n'était que pillages, pros-
criptions , arrêts de mort; ils allaient dévorer la na-
tion et toutes ses ressources, ensevelir sous les ruines
du trône et de l'autel, la Religion avec la Monarchie;
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et le Monarque, Chr. M. F., que fût-il devenu ?
Mais la divine Providence qui n'oublie pas même
le plus petit des êtres, aurait-elle les yeux fermés sur
les peuples et les Empires ? Non. Le Seigneur a vu du
haut des Cieux les abominations qui se commettaient
sur une terre qui semble être son héritage plus pro-
prement que toute autre terre : il a sondé les pensées
et les desseins des anarchistes qui détruisaient les
plus sages et les plus antiques institutions ; et il s'est
levé pour les infatuer et déjouer leurs complots, pour
humilier, terrasser, désespérer les partisans d'un
système qui pervertit les esprits, qui déprave les
coeurs, en favorisant la licence, l'indépendance,
l'impiété ; qui aurait bientôt anéanti l'ordre et l'har-
monie sans lesquels nulle société ne subsistera jamais.
Il s'est levé : et quel est celui des Potentats qu'il a
jugé digne d'être l'exécuteur de sa volonté suprême?
Le fils aîné de son Eglise , Louis XVIII ; c'est lui
qu'il a chargé de l'honorable fonction d'étouffer l'in-
cendie qui menaçait, je ne dis pas des provinces et
des royaumes, l'univers entier. Docile à l'inspiration,
le religieux Monarque s'est hâté d'obéir et d'ordonner
les préparatifs nécessaires pour une si grande et si
belle expédition ; s'il a paru temporiser, ce n'était que
pour mieux calculer les événemens, et prendre
toutes les mesures que les circonstances exigeaient.
Il lui fallait un Prince pour mettre à la tête de ses
troupes, et de tant de héros célèbres par leurs hauts
faits. Il l'a trouvé dans sa Maison.

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