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Échangée

De
177 pages
Le jour de ses six ans, persuadée que sa fille est un monstre, la mère de Wendy Everly essaie de la tuer. Onze ans plus tard, Wendy découvre que sa mère n’avait peut-être pas tort. Elle n’est pas celle qu’elle a toujours cru être. Sa vie entière chavire et tout ceci à cause de Finn Holmes. Chacune de ses rencontres avec ce garçon mystérieux, qui passe son temps à l’observer, la secoue profondément… même si ce trouble est sans doute plus lié à son attirance pour lui qu’elle ne veut bien l’admettre. Il ne lui faudra pourtant pas attendre longtemps pour qu’il lui révèle la vérité: Wendy est une enfant substituée, qui a été échangée à la naissance — et
il est venu pour la ramener chez elle.
Wendy est sur le point de partir pour un monde magique dont elle ignorait jusqu’à l’existence, un monde à la fois merveilleux et effrayant pour lequel elle doit quitter son ancienne vie, afin de découvrir qui elle est supposée devenir.
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Éloges pour la trilogie des Trylles d’Amanda Hocking « Le soir où j’ai commencéÉchangée, incaqable de le lâcher, je n’ai qas qu m’endormir avant trois heures. Je devais travailler le lendemain, et toute la journée je n’ai eu Qu’une idée en tête : rentrer à la maison qour le finir. Oui, il estaussibon Que ça. » A Tale of Many Reviews
«Échangéeest décidément un roman qaranormal qour jeunes adultes d’un style nouveau. Son rythme différent nous change de toutes les fantaisies littéraires du genre… J’ai qarticulièrement aqqrécié le susqens sentimental, le déroulement réaliste de l’histoire d’amour et la trajectoire qsychologiQue des qersonnages. Je le recommande. » I’d So Rather Be Reading
« J’ai dévoré ce livre. Je n’arrivais qratiQuement qas à le laisser avant d’aller dormir, et qendant ma matinée de boulot, j’essayais encore d’en lire QuelQues qages à l’arraché. C’est un qremier livre vraiment extraordinaire. Je meurs d’envie de découvrir toute la série. Amanda, s’il te qlaît, écris vite la suite. Je crève d’imqatience ! » Midnight Glance Reviews
« J’aiadoréce roman ! Les qersonnages sont tout à fait vraisemblables […] et on ne s’ennuie jamais. Si vous aimez le genre de fantaisie romanesQue Qui vous laisse qantelant jusQu’au qrochain éqisode, je vous conseille vivement la lecture de ce livre. » The Light Under the Covers
« Plein d’action, de susqense et de romance […]. J’ai trouvé l’histoiretotalement fascinante. » A True Reality
« Cette série concentre tout ce Qu’on qeut imaginer : magie, mythologie, action, amour… Ah ! l’histoire d’amour ! Il est vrai Qu’un amour interdit a toujours QuelQue chose de très attrayant, surtout lorsQu’il se termine bien. Et je dois dire Que j’adore la façon dont cela se termine. Je ne vais rien dévoiler, bien sûr, mais la fin est qarfaite. » Diary of a Bibliophile
« Amanda Hocking est une bouffée d’air frais sur le marché de la littérature qaranormale qour jeunes adultes. J’avais déjà lu des tonnes de romans qeuqlés de vamqires, louqs-garous et autres fées, mais jamais de trolls. […]Échangéem’a entraînée dans une série romanesQue qleine d’aventures excitantes et de bravoure. » That Bookish Girl
«Échangéeest truffé de qlus d’intrigues et de secrets enfouis Quen’imqorte Quel roman qour jeunes adultes. » Read My Mind
« Un livre facile à digérer, Qui vous accroche et Qu’on qeut dévorer en un aqrès-midi. » Feeding My Book Addiction
« J’ai comqlètement adooooooréÉchangée. Dès les qremières qages, je ne qouvais qlus m’en extraire. Je “voyais” le roman dans ma tête. Une exqérience de lecture incroyable Qui vous fait vraiment qartager celle des qersonnages. » Novels on the Run
« Ce roman haletant […] écrit qar une auteure dont le sens de lanarration s’améliore de livre en livre est incontournable. »
Bewitched Bookworms
« J’ai lu ces trois livres successivement sur mon Kindle. J’étais tellement susqendue à l’histoire Que je ne qouvais qlus la Quitter. Je lisais dans la voiture, à l’école, dans mon lit, à table et devant la télé. On qeut qarler d’obsession. » Reading Vacation
« Hocking qossède le don très rare de forger des qersonnages et de les laisser s’éqanouir, un talent Que qeu d’auteurs détiennent. Elle sait comment les faire évoluer de façon incroyablement réaliste. Je n’en dirai qas qlus. Tout ce Que je qeux dire, c’est : Lisez-les ! Ils sont tous étonnants ! » The First 100 Pages
« Amanda Hocking a réussi à inventer une histoire uniQue dans ce genre désormais saturé de romans écrits autant qar des auteurs indéqendants Que qar des vétérans.Déchirée, avec son rythme endiablé, vous accroche dès la qremière qage. » Fiktshun
Copyright © 2010 Amanda Hocking Copyright pour Les attaques vittras (The Vittra Attacks) © 2011 Amanda Hocking Titre original anglais : Switched Copyright © 2013 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec St. Martin's Press, 175 Fifth Avenue, New York, N.Y. 10010. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Anne Butcher et Sophie Beaume Révision linguistique : Isabelle Veillette Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Catherine Vallée-Dumas Conception de la couverture : Mathieu C. Dandurand Mise en pages : Sylvie Valois ISBN papier 978-2-89733-034-7 ISBN PDF 978-2-89683-971-1 ISBN ePub 978-2-89683-972-8 Première impression : 2013 Dépôt légal : 2013 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Hocking, Amanda Échangée (La trilogie des Trylles ; 1) Traduction de: Switched.
Pour les jeunes de 13 ans et plus. ISBN 978-2-89733-034-7 I. Beaume, Sophie, 1968- . II. Titre. PZ23.H62Ec 2013 j813'.6 C2013-940558-5
Conversion au format ePub par:
www.laburbain.com
À Pete — memdre Des Fraggin’ AarDvark, camaraDe et mannequin pour la couverture originale.
REMERCIEMENTS
Je tiens à remercier avant tout les lecteurs des livres en ligne et les blogueurs. Je l’ai déjà dit, mais il est important de le souligner à nouveau : je ne serais jamais parvenue si loin sans leur soutien et leurs encouragements. J’aurais aimé pouvoir tous les saluer nommément, mais si je le faisais, les remerciements deviendraient à eux seuls un roman. Je souhaite ici simplement dire merci à chaque personne qui, après avoir luÉchangée, en a parlé à ses amis, a donné une opinion, « twitté » à son sujet, blogué ou cliqué « j’aime » sur Facebook ; un million de fois encore, merci ! Je souhaite remercier ma mère pour son soutien merveilleux et sa compréhension de toutes mes tentatives, aussi folles et insensées qu’elles aient pu lui paraître. Ce que font les mères de ce livre — Kim et Elora, pour ne pas les nommer — n’est en aucune manière le reflet du comportement de ma propre mère ou de ma belle-mère. Toutes deux sont des femmes intelligentes, fortes et généreuses, qui m’ont toujours appuyée et aimée, même quand je ne le méritais pas. Je tiens aussi à remercier Eric Goldman, mon platonique colocataire et ami, seule personne au monde à savoir tolérer mes fréquentes et incohérentes obsessions, le volume de ma voix, et le fait que je passe plus de temps avec des personnages de mon invention qu’avec des gens du monde réel. Je ne peux pas ne pas citer aussi le reste de la bande : Fifi, Valerie, Greggor, Pete, Matthew, Bronson et Baby Gels. Vous êtes les meilleurs amis du monde. Sans blague. Je ne sais pas pourquoi vous êtes aussi gentils avec moi, mais je vous en suis reconnaissante tous les jours. Le processus d’écriture auquel je me suis livrée m’a permis de rencontrer d’autres romanciers fabuleux, dont ceux de la mafia des auteurs indépendants : Daniel Arenson, David Dalglish, David McAfee, Robert Duperre, Sean Sweeney, Mike Crane et Jason Letts. Non seulement ces garçons sont-ils des auteurs merveilleux (si vous n’avez encore rien lu d’eux, il est temps d’y remédier), mais ils sont également drôles, intelligents, adorables et d’une fidélité sans faille. Ils m’ont aidée à garder la tête froide en pleine période de folie. Je tiens à donner aussi un grand coup de chapeau au reste de mon équipe : à Stacey Wallace Benefiel et Jeff Bryan, et à tous ceux qui ont travaillé à la gestion du projet Kindle. Enfin, et non des moindres, mes remerciements vont à toute mon actuelle équipe d’écriture. On me demande souvent si je n’éprouve pas d’amertume ou de rancœur envers les agents qui ont refusé mon travail auparavant, et à cela je réponds par un non catégorique. Ce n’était ni le bon moment ni le bon endroit, et sans tous ces « non », je n’aurais jamais trouvé le bon agent et le bon éditeur. Depuis le premier jour, mon agent, Steve Axelrod, a énormément travaillé pour moi et mes livres. Je n’ai pas peur de dire qu’il est l’agent le plus formidable de la planète. Mes nouveaux éditeurs, chez St. Martin’s Press, j’ai nommé mon éditrice, Rose Hilliard, et le premier vice-président, Matthew Shear, sont merveilleux. Rose a cru en moi depuis si longtemps ! Bien avant que je ne signe pour eux. Et pour terminer, je veux vous remercier, vous qui lisez mes livres. Sans le soutien de lecteurs tels que vous, je ne serais qu’une rêveuse. C’est vous qui permettez à mes rêves de devenir chaque jour réalité.
PROLOGUE Onze ans plus tôt Cette journée ne ressemblait pas aux autres pour deux raisons : c’était le jour de mes six ans, et ma mère brandissait un couteau. Pas un anodin petit couteau de table, mais un de ces énormes ustensiles de boucher qui luisait dans la lumière comme dans un mauvais film d’horreur.Assurément, elle cherchait à me tuer. J’essaie de me remémorer l’enchaînement des jours et des années qui ont précédé, pour voir si quelque chose avait pu m’échapper dans le comportement de maman, mais je n’ai aucun souvenir d’elle avant cet épisode. Je me rappelle mon enfance et papa, mort quand j’avais cinq ans. D’elle, je ne me souviens pas. Quand je questionne mon frère, Matt, à ce sujet, il me répond toujours par des choses vagues, du genre : — Elle est cinglée, Wendy. C’est tout ce qu’il y a à savoir. Il se souvient forcément mieux des événements, puisqu’il a sept ans de plus que moi, mais il refuse toujours d’en parler. Quand j’étais petite, nous vivions dans les Hamptons, et ma mère avait énormément de loisirs. Elle avait embauché une gardienne d’enfants à domicile pour prendre soin de moi, mais le soir précédant mon anniversaire, cette dernière avait dû partir pour une urgence familiale. Ma mère eut à s’occuper de moi pour la première fois de sa vie, ce qui ne ravissait ni elle ni moi. Pour tout dire, je ne voulais même pas de cette fête. J’aimais les cadeaux, mais je n’avais pas d’amis. Les personnes conviées étaient toutes des relations de ma mère, affublées de leurs enfants prétentieux. Elle avait organisé une sorte de goûter de princesse dont je ne voulais pas, même si Matt et notre domestique avaient passé la matinée à tout mettre en place. Les invités n’étaient pas encore arrivés que j’avais déjà esquinté mes souliers et arraché les boucles de mes cheveux. Ma mère apparut au salon, au beau milieu de l’ouverture des cadeaux, examinant la scène de son glacial regard bleu. Ses cheveux blonds étaient lissés vers l’arrière et elle portait un rouge à lèvres qui lui donnait un teint encore plus pâle que d’habitude. Toujours vêtue de la robe de chambre en soie rouge de mon père qu’elle avait adoptée à son décès, elle l’avait agrémentée d’un collier et de hauts talons noirs, comme s’ils devaient rendre la tenue plus appropriée. Personne ne commenta sa mise, mais il faut dire que l’assistance était bien trop occupée à contempler mon cinéma. Je rouspétais à propos de tous les cadeaux offerts. Ce n’était que des poupées, des poneys et d’autres objets avec lesquels je ne jouerais jamais. Se faufilant parmi les invités, ma mère approcha de moi. Je venais de déchirer le papier cadeau couvert d’oursons qui enveloppait un paquet contenant une énième poupée de porcelaine. Au lieu de faire preuve de gratitude, je me mis à beugler que je trouvais ce présent stupide. Avant que j’eusse pu terminer ma diatribe, la main de ma mère s’abattit sur mon visage. — Tu n’es pas ma fille, s’exclama-t-elle d’une voix froide. Ma joue me faisait mal et je la dévisageai, éberluée. Les réjouissances furent rapidement relancées par la domestique, mais cette pensée dut fermenter tout l’après-midi dans la tête de ma mère. Elle avait sans doute prononcé cette phrase comme n’importe quel parent agacé par un enfant insupportable. Mais plus elle y pensait, plus elle se persuadait du fondement de la chose. Après un après-midi de caprices semblables de ma part, quelqu’un décida qu’il serait temps d’en venir au gâteau. Ma mère semblait prendre tout son temps en cuisine, et j’allai vérifier où elle en était. Je ne sais pourquoi elle s’était chargée d’aller chercher ce gâteau alors que la bonne, généralement plus maternelle, aurait dû le faire.