Écrire au féminin au Canada français

De
Issus d'un colloque tenu à l'Université Laurentienne de Sudbury en 2008, les articles ici réunis abordent l'œuvre de neuf écrivaines : Antonine Maillet, France Daigle, Hélène Brodeur, Anne Claire, Tina Charlebois, Andrée Christensen, Marguerite Andersen, Gabrielle Roy et Simone Chaput. Les textes sont organisés selon un parcours géographique - d'Acadie en Ouest, en passant par l'Ontario - et auraient pu être regroupés selon les thèmes suivants : une parole féminine qui participe au changement social ; l'affirmation d'un «je» féminin contemporain ; le rapport de soi à l'autre ; et la transformation du mythe en rapport avec les figures féminines. Plusieurs études examinent également l'aspect intimiste des œuvres, en lien avec l'autobiographique et le mémoriel.
Treize chercheurs, tous spécialistes de la littérature du Canada français, signent ces articles.
Publié le : mardi 20 août 2013
Lecture(s) : 1
Tags :
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782894238288
Nombre de pages : 320
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Écrire au fémini au Canada franç
ŝôûŝ à IéÇIô Johanne Melan
Extrait de la publication
Ancrées dans le Nouvel-Ontario, les Éditions Prise de parole appuient les auteurs et les créateurs d’expression et de culture françaises au Canada, en privilégiant des œuvres de facture contemporaine. La collection « Agora » publie des études en sciences humaines sur la francophonie, en privilégiant une perspective canadienne.
Éditions Prise de parole C.P. 550, Sudbury (Ontario) Canada P3E 4R2 www.prisedeparole.ca
La maison d’édition remercie le Conseil des Arts de l’Ontario, le Conseil des Arts du Canada, le Patrimoine canadien (programmes Développement des communautés de langue officielle et Fonds du livre du Canada) et la Ville du Grand Sudbury de leur appui financier.
Écrire au fémininau Canada français
Extrait de la publication
D   
avec Lucie Hotte (dir.),Introduction à la littérature franco-ontarienne, Sudbury, Prise de parole, 2010. avec Lucie Hotte (dir.),èmes et variations. Regards sur la littérature franco-ontarienne, Sudbury, Prise de parole, 2005.
Écrire au fémininau Canada français
S   J M
  Éditions Prise de parole Sudbury 2013
Conception de la couverture : Olivier Lasser
Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés pour tous pays. Copyright © Ottawa, 2013 Imprimé au Canada.
Diffusion au Canada: Dimédia
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives Canada Écrire au féminin au Canada français / Johanne Melançon, directrice de la publication. (Collection Agora) Articles issus d’un colloque tenu à l’Université Laurentienne en mai 2008. Comprend des références bibliographiques. Publié en formats imprimé(s) et électronique(s). ISBN 978-2-89423-294-1 1. Écrits de femmes canadiens-français – Histoire et critique – Congrès. e 2. Littérature canadienne-française – 20 siècle – Histoire et critique – Congrès. e 3. Littérature canadienne-française – 21 siècle--Histoire et critique – Congrès. I. Melançon, Johanne, 1961-, éditeur intellectuel de compilation II. Collection : Collection Agora (Sudbury, Ont.) PS8089.5.W6E37 2013 C840.9’9287 C2013-903697-0  C2013-903698-9
ISBN 978-2-89423-294-1 (Papier) ISBN 978-2-89423-736-6 (PDF) ISBN 978-2-89423-828-8 (ePub)
5
REMERCIEMENTS
et ouvrage n’aurait pu être publié sans l’appui financier du C Conseil de recherches en sciences humaines du Canada et de l’Université Laurentienne. Mes remerciements vont également à l’Institut franco-ontarien, à son directeur Gratien Allaire ainsi qu’à Lise Carrière pour l’orga-nisation du colloque tenu à l’Université Laurentienne à Sudbury qui a constitué le point de départ de ce recueil de textes. Enfin, je souhaite remercier le comité scientifique formé de Lucie Hotte, Marie-Linda Lord et Pamela V. Sing.
Extrait de la publication
Extrait de la publication
7
INTRODUCTION QUAND ELLES ÉCRIVENT…
JohanneMelançon
l’origine de ce recueil d’articles, il y a d’abord un constat. À À l’époque où l’on parlait encore de littérature canadienne-française, les voix d’Antonine Maillet, de l’Acadie, et de Gabrielle Roy, du Manitoba, s’étaient imposées. Or, dans l’émergence des littératures francophones au Canada français, depuis le début des années 1970, plusieurs femmes ont pris la parole en Acadie, en Ontario français et dans l’Ouest, mais peu d’œuvres ont été jusqu’à maintenant étudiées. S’en est suivi une question : Qu’en est-il de l’écriture au féminin au Canada français ? ou si l’on veut : Quels thèmes abordent les écrivaines du Canada français et comment le font-elles ? Bref, il était grand temps que l’on se penche sur les textes de ces écrivaines pour tenter de cerner les thèmes, les styles qui les caractérisent, pour faire le point sur des œuvres bien établies ou pour découvrir les nouvelles voix qui émergent, qu’elles soient celles de romancières, de nouvellistes, de poètes ou de dramaturges. Ce recueil, qui regroupe 14 textes, dont 13 études qui se penchent sur l’œuvre de 9 écrivaines, ne peut certes pas prétendre à une parfaite représentativité ou à une quelconque exhaustivité. Il ne cherche pas non plus à déterminer l’existence ou non d’une écriture féministe au Canada français, pas plus qu’il ne tente d’en faire l’histoire. Il constitue cependant un premier point de
8
rencontre entre des universitaires qui ont abordé des œuvres de femmes, selon différentes approches. Car il ne s’agissait pas de proposer un ensemble de « critiques au féminin », mais de se pen-cher sur l’écriture de ces femmes. Le hasard a voulu que ce soit surtout l’œuvre de romancières qui a attiré l’attention, comme pour donner raison à Lori Saint-Martin, qui remarquait dans son introduction àL’autre lecture. La critique au féminin et les textes québécois[d]epuis toujours, le roman est un domaine fémi-que « 1 nin ». Cela ne signifie pas que les autres genres soient écartés, puisque la poésie, la nouvelle, le récit poétique, voire le conte érotique, sont aussi l’objet d’analyses. Les études sont ici rassemblées par régions, soit l’Acadie, l’Ontario français et l’Ouest, suggérant non pas un parcours, mais plutôt une mosaïque où se font entendre diverses voix. Lorsque plusieurs textes portaient sur la même auteure, ils ont été regroupés. Si ce choix a des avantages – le principal étant de mettre en perspective différentes lectures d’une même œuvre –, il a aussi ses inconvénients, c’est-à-dire que certains éléments pourront sembler répétitifs. La suppression de ces redondances se serait faite au détriment de l’autonomie des textes. C
En ouverture de ce recueil de textes, il allait de soi de céder la parole à une femme qui nous parlerait de son expérience d’écriture. Ainsi, Lise Gaboury-Diallo, poète et professeure, s’est demandé : Que se passe-t-il quandelle? – sujet qui a d’ailleurs ins- écrit piré le titre de cette introduction. Dans ce texte, la poète franco-manitobaine évoque son expérience d’écriture – « qu’est-ce qu’écrire “je” quand ce “je” est féminin ? » Sa réponse s’organise autour de la multi-identité, de l’impermanence des rôles et des statuts, de la relation aux marges sexuelles, sociopolitiques et linguistiques, et convoque d’autres voix féminines venant de l’Ouest, mais aussi de l’Acadie et de l’Ontario français. En guise de conclusion et de sujet de réflexion, elle nous offre le poème « écrire je ».
1 Lori Saint-Martin (dir.),L’autre lecture. La critique au féminin et les textes québécois, tome 1, Montréal, XYZ éditeur, 1992, p. 13.
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

Rêve totalitaire de dieu l'amibe

de editions-prise-de-parole

Corbeaux en exil

de editions-prise-de-parole

Strip

de editions-prise-de-parole

suivant