Encore quelques mots sur la Garde nationale

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impr. des "Affiches" (Paris). 1797. France -- 1795-1799 (Directoire). 8 p. ; in-8.
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Publié le : dimanche 1 janvier 1797
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ENCORE QUELQUES MOTS
SUR
';¿. -;..(
M^JDE NATIONALE.
DAN s le Journal de Paris, du 29 Messidor dernier,
~'ai déjà dit que1ques mÓts sur la garde nationàle; Ici,
1 t -
j'aurois àqp dire beaucoup plus à l'occasion du rap-
port fait, le 2 du présent mois (1), par Pichegru ,
au conseil des cinq cents , sur cette garde ; mais
comme ce conseil paroît pressé d'en prendre une réso-
lution , il ne me reste pas assez de temps pour entrer
dans de longs détails. Je duis donc me borner a ce qui
suit : s'il n'était pas également ou entièrement appli-
cable à toute la république, il l'est du moins à plusieurs
grandes communes , e.t notamment à celfe de Paris ,
qui est mon point de mire , comme méritant, à
beaucoup d'égards, une attente particulière.
- Suivant le- projet de résolution qu'on lit à la suite
du rapport de Pichegru , la garde nationale auroit
à faire le service ordinaire et journal ier, le service
extraordinaire et temporaire, et l'exercice.
Or, on peut être bien sûr que la plupart des citoyens
*n état de porter les armes, et particulièrement la jeu-
nesse , feront avec plaisir, de tems en tems, l'exercice ,
pourvu toutefois que cela n'arrive pas trop souvent, et
qu'il soit toujours de nature à pouvoir Je considérer
{.r} Thermidor , an 5.
r~t
pomme un amusement, plutôt tjue comme un travail
fatigant.
- On peut être encore bien sûr que 9. comme le serr
vice extraordinaire et temporaire ne peut et ne doit
avoir pour objet qué d'aider ceyx qui font le service
ordinaire et journalier, lorsque dans des occasions ex-
traordinaires d'émeutes, d'insurrections, etc. ces der-
niers ne seroient pas suffisans ou assez forts pour faire
rentrer dans le devoir les perturbateurs du repos public,
tous les bons citoyens à même de se défendre, se prê-
teroient toujours à ce service, d'autant plus vol ontiers
qu'en telles occasions il s'agit de la conservation de
leurs 'personnes et de leurs propriétés vet qu'il y a lieu
d'espérer que désormais ces occasions se présenteront
très-rarement, peut-être jamais, sur-tout si le corps
législatif aclopte les mesures que je lui proposerai plus
bas.
Ainsi, si les fonctions de la garde nationale séden-
taire se bornoient là, nul doute- que ia plupart des
citoyens ne s'emp r~assent d'en être. Il est très-pro-
bable, peut-être poi F rois-je dire certain , que sa-com-
position seroi t telle que les honnêtes gens pourr.qi-
la désirer, sinon en totalité, du moins en majeure partie,
sinon danstousles grades, du moins dans les principaux;
et que son organisation étant auss i bonne que sa com-
position, elle produiroit les bons effets que les hommes
de bien en attendent.
î^ais on peut être tout aussi sur, et j'en appelle a
l'expérience, que si la garde nationale étoit égale-
ment obligée de faire le service ordinaire et journalier,

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