Entre rêve et réalité - Tome 3

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Lorsque les idées nous submergent et inondent le cœur et l’esprit.

Quand la pensée se fait pleine et cependant meurtrie, on attend, on espère un geste, un pas.

Mais dans ce monde plein de mystères où ne subsistent que les êtres, que doit-on faire pour comprendre, car entre rêve et réalité il n’y a qu’un souhait à formuler et un rêve à exaucer.

Ce livre n’est pas un livre comme les autres, car il vit. Il évolue au fil du temps, au fur et à mesure des rencontres et des gens.

Vous participez tous à ce récit. Merci.


Publié le : mercredi 19 août 2015
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EAN13 : 9782332933997
Nombre de pages : 156
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ISBN numérique : 978-2-332-93397-3
© Edilivre, 2015
Dumême auteur
Entre ombre et lumière– Tome 1
Entre terre et ciel– Tome 2
Du même auteur :
Lorsque les idées nous submergent et inondent le cœur et l’esprit. Quand la pensée se fait pleine et cependant meurtrit, on attend, on espère un geste, un pas.
Mais dans ce monde plein de mystères où ne subsistent que les êtres, que doit-on faire pour comprendre ? Car entre rêve et réalité il n’y a qu’un souhait à formuler et un rêve à exaucer.
Ce livre n’est pas un livre comme les autres, car il vit. Il évolue au fil du temps, au fur et à mesure des rencontres et des gens.
Vous participez tous à ce récit. Merci.
Rachel Mac Kay
Dédicace
RACHEL MAC KAY
Cette immortelle sensation de n’être rien face à cet être qui semble divin. Sans ton image, mon inspiration s’éteint et dans ta voix, je retrouve mon chemin. À mes filles, À l’homme de ma vie, À ma maman, mon papou. À ce regard du passé.
Dessin de couverture : Gérard GIBO Merci Monsieur GIBO pour votre gentillesse et ce magnifique dessin.
Versus 1 L’âge de raison
L’âge de raison, où la sagesse et l’expression de nos vies nous amènent à envisager le monde autrement. Me voici de retour sur terre, seule.
Je m’installe, assise sur la chaise, avachie sur la table avec une tasse de café à mes côtés. Le ciel est gris, il pleut. De cette pluie qui me plonge une fois de plus dans mes idées.
Je m’attarde à imaginer qu’au-delà de mes rêves, tu m’attends et m’espères un peu car dans mes souvenirs les plus lointains, tu es présent et me tiens la main.
Ce voyage au pays du froid m’a permis de comprendre que certes tu existais aussi bien sur l’Estacle que sur terre, mais que cette seule réalité ne m’octroyait aucune place dans ton esprit.
Du plus loin que je me souvienne, j’attendais cette autre partie de moi, cet être semblable qui m’apporterait cette notion incroyable et complexe de bonheur, de certitudes, de joie et d’admiration.
Dans mes souvenirs d’une enfant blessée, je rêvais de sentiments intenses et inespérés au-delà de la notion d’amour telle qu’elle nous est inculquée, car l’amour n’est qu’un mot qu’il est difficile d’exprimer.
Les sentiments éprouvés peuvent-ils exister simplement sur le fait d’une pensée, d’un rêve ou d’une idée ?
Ce rêve était le mien, celui d’une enfant meurtrie par l’absence d’un père et qui croyait par magie entrevoir un être, tel un ange noir avec des plumes de corbeau qui arriverait en un éclair illuminer ma vie. Les rêves d’un enfant sont beaux et purs mais demeurent cependant persistants dans la pensée et dans le temps. Je t’attendais désespérément, toi mon ange déchu, toi qui me montrerais le chemin à la découverte de moi-même, afin de me guider vers la lumière suprême.
Qu’il est bon d’être un enfant et de croire toujours inlassablement la conviction de son cœur et ce même dans les tourments. Cette pensée si forte, qui pouvait faire rire, restait cependant bien tenace en moi, sans jamais partir.
Mais le temps passe, et de guerre lasse, les idées s’estompent et les pensées bien ancrées restent enfouies au plus profond de mon être. Comment pouvoir faire comprendre, et comment pouvoir admettre un sentiment, un ressenti, sans passer pour une folle ou au mieux une simple d’esprit ? L’espérance d’un rêve d’une illuminée qui ne pourrait s’exaucer que par un geste, au-delà d’une idée. Je pense trop souvent à toi, celui que j’ai tant attendu. Celui qui s’est estompé au fil de ces années. Mais qui es-tu réellement ? Urial, je me mets à rêver que dans ton cœur subsiste une pensée, une réminiscence d’un souvenir que tu as occulté. Un songe, un rêve certainement effacé.
Mais la réalité, dure et froide, s’ouvre à moi. Urial est loin dans un monde incertain et que puis-je être sinon rien pour sa version terrienne, hormis une simple fan au milieu de tant d’autres tout au plus ? Je reste là, seule, à contempler le ciel. À espérer un moment pouvoir te retrouver.
M’imposer devant ta version terrienne n’a rien d’aisé et comment puis-je faire, toi qui es si connu, et moi inconnue au milieu de tous ces gens qui t’entourent ?
Il ne s’agit nullement d’une quête d’amour telle qu’elle est envisagée sur terre, mais juste un sentiment simple d’échange spirituel, une osmose nous permettant d’évoluer l’un et l’autre vers une amélioration de notre esprit ; Mais, Urial, tu ne peux me voir, ni même m’entrevoir.
Quels moyens puis-je trouver, afin que sur terre il me regarde et ouvre enfin la porte qui nous sortirait du noir, qui me permettrait de me retrouver du bon côté du miroir ?
Tous ces êtres rencontrés, Karoll, Mardak et toi Urial qui m’avez procuré, malgré les tourments et les reflets imperceptibles du temps, des valeurs autres et surtout une quête inaltérable afin de te retrouver, toi que j’ai toujours cherché.
Urial, je n’ose concevoir un instant toutes ces frasques sans tes sentiments. Les seules valeurs et croyances de ma vie ne demeurent que dans le reflet de ton regard et dans l’immensité de mes yeux. Un songe, un rêve, un souvenir, une histoire, un passé, un avenir, des adieux, des retrouvailles, des au revoir, des sentiments, des silences, du désespoir. Cette succession de mots sans détour ne supporte que l’image de l’amour. Cependant la nostalgie du cœur ne s’éveille que dans un leurre, dans un sillon tourmenté ou une promesse assermentée. Dans un soupir, un espoir, tapis dans l’ombre ou dans le noir. Chagrin, tristesse et espérance berceront toujours mes souvenirs d’enfance.
Je reste là, toujours assise sur ma chaise, inerte, à envisager et tenter de me remémorer toute ma vie passée, afin d’appréhender au mieux comment avancer. Qui peut comprendre ? Il est tellement plus simple de juger sur une idée que l’on se fait d’une personne sans véritablement la connaître. Certaines personnes n’ont de cesse de ne parler que d’elles, de ce qu’elles ont en croyant qu’elles ont plus. Il est tellement aisé de croire ce que l’on veut. Que signifie le verbe avoir ? La possession est irréelle et éphémère.
Pourquoi ne pas parler plutôt de ce que l’on pense, de ce que nous sommes et ressentons plutôt que de dévoiler ce que nous possédons ? Vous allez me dire que dévoiler les pensées et les sentiments semble peu intéressant, voir ennuyeux, mais il est aussi parfois important de se positionner, de se remettre en question.
Sur l’Estacle, le regard des êtres est autrement. Sur la terre, les relations sont éphémères et portées sur l’apparence et la possession. Pourtant, malgré une évolution différente, la quête du pouvoir et les guerres reprennent inlassablement le dessus.
Je n’ai pourtant rien à offrir à ce peuple, hormis la poésie de mon cœur, mais au fond de moi demeure cette lueur qui me fait croire qu’il est l’heure, car mon temps est venu de te chercher ailleurs, je dois retrouver la source.
Versus2 La source
Quelle peut être la signification exacte de la source sinon le début d’une lignée, portée imaginaire dans un cœur blessé ? Ou bien est-elle réelle sur une feuille de papier ?
La source est le commencement, le début d’une histoire qui avance et progresse dans le temps, partout, ailleurs et nulle part, mais elle peut être de l’eau intarissable qui abreuve le monde et illumine la vie.
La source peut être aussi la base d’une inspiration car, sur terre, tu écris tous ces mots qui reflètent tes maux, tes idées, tes pensées, et par ce livre je t’envoie les miens qui te sont destinés. Mais la source demeure dans mon cœur cette boule intense d’énergie et de lumière qui procure au monde de l’Estacle toute l’intensité d’une vie purifiée. D’une rencontre irréelle à une vision intemporelle où seul le temps confirmera le positionnement d’une conviction passée.
Toi, ma source d’inspiration, j’aime tant à te regarder, non pour admirer une beauté éphémère, mais juste pour entrevoir la conviction d’une vérité. Comment pourrais-je croire en ton existence, à toi qui pourtant reste bloqué dans mon esprit d’enfant et cet esprit passé ? Mais que suis-je devenue ? Un être plein d’amour mais éloigné et qui n’a de cesse de penser que seul son travail doit exister. Mon cœur perdu t’imagine sans fin, toi ma muse que je contemple en vain.
Cette immortelle sensation de n’être rien face à cet être subtil qui semble divin.
Sans ton image, mon inspiration s’éteint et dans ta voix, je retrouve mon chemin.
Je repense à cette autre rencontre : Mardak. Cet être si surprenant que je déteste tant. Mardak, tu vis dans un monde protégé, loin des gens et de leurs tourments. Tu ne t’octroies pas le droit d’entrevoir, ne serait-ce qu’un instant, une autre réalité du fait de ta vie, mais sais-tu pourquoi et ce qui t’a meurtrit afin de condamner ton esprit ainsi ?
« Aimer » apporte certes de la souffrance, mais ce sentiment confère également une portée autre qu’un simple engagement, une puissance intense d’une émotion mouvante. Mardak, as-tu un cœur pour me condamner ainsi ? Que t’ai-je fait pour que tu me détestes tant ?
Ce retour aux sources est une étape primordiale pour moi afin d’appréhender au mieux l’avenir et de retrouver la source qui illumine ma vie, me permettant ainsi d’entreprendre un parcours intérieur, et ce grâce à Urial. Aussi, dans ma quête et dans mes rêves, je t’emporte avec moi car tu restes dans mon cœur d’enfant celui que j’attends, aussi imparfait puisses-tu être. L’affliction ne résout pas tous les problèmes et il faut parfois tout recommencer pour se sentir exister.
Je me remémore toutes les conversations échangées avec Urial sur l’Estacle. Qu’il semble loin ce temps !
Cela m’apporte beaucoup, toujours sur une quête qui se terminera je le sais bientôt.
Entre terre et ciel, l’histoire est figée, car entre un rêve et une réalité quel univers dois-je préférer ?
Versus3 L’enfance
L’enfance est une période merveilleuse où l’insouciance demeure et la joie de l’amusement permet de se construire et de se libérer de ses peurs par le biais de l’imaginaire.
Mon imaginaire était bien réel, et le monde dans lequel je grandissais pouvait paraître totalement irrationnel, cependant au-delà des difficultés qui m’ont permis de me construire, j’ai pu entrevoir un rayon de soleil dans cet univers réaliste qui était le mien.
Je naviguais sans cesse entre ciel et terre, partagée entre un monde d’adultes que je ne souhaitais pas comprendre, tant ces conflits de bien m’affligeaient, et un monde irréel et pourtant si présent que je sentais sans le voir.
J’aimais me retrouver avec mes amis imaginaires, mon monde où la paix intérieure régnait en maître, où mes rêves pouvaient s’exaucer.
Je me sentais aimée et choyée, comme si j’allais devenir un être important. Mais en revenant à la triste réalité, je constatais finalement que je n’étais rien. Hormis une enfant sans père et en manque de repères. Étrangère et effacée au milieu d’enfants agacés qui préféraient se moquer plutôt que de m’aider, sans oublier ceux que j’ai tant aimé mais pour qui je n’étais rien, hormis une fille sans intérêt, une bonne copine tout au plus, que l’on oublie facilement avec le temps.
Toutes ces difficultés engendraient dans ma vie une positivité incroyable et un désir inaltérable de croire en l’amour, car inlassablement le monde irréel s’ouvrait à moi et m’encourageait, me poussant à devenir qui je suis maintenant. Prise entre les disputes et les conflits, ces moments privilégiés avec « mon monde » me permettaient d’entrevoir la véritable beauté. Celle du cœur. Cet environnement si loin et pourtant si proche me permet maintenant d’appréhender les autres avec une légèreté et un détachement incroyables.
Bercée entre un palais doré, un milieu privilégié, une enfance sacrifiée mais cependant partagée entre rêve et réalité, je n’aspirais qu’à expier chaque instant difficile car l’insupportable étant inévitable, la vie emporte toujours ceux que l’on aime.
La réalité temporelle rattrape toujours le rêve. Et celle-ci me touchait sans cesse et ce dès mon plus jeune âge.
La question toute relative demeurant : pourquoi devons-nous éprouver ce sentiment destructeur ? Ce sentiment si beau, pourtant, mais qui conduit systématiquement à une fin. Que faire lorsque cette fin est pressentie, mais que nul n’est capable d’écouter ou d’entendre ce qu’une enfant peut dire par des mots qui prédisent l’avenir ? Quel sentiment dois-je éprouver sinon celui de la culpabilité ? Quelle souffrance dois-je endurer afin de pouvoir appréhender ma vie autrement ? Le fait d’être entourée de « mal-être » m’a permis de comprendre que la vie est véritablement un cadeau et un bien précieux qu’il ne faut pas sacrifier. La communication est importante pour éviter cette culpabilité qui résulte d’actions non expliquées et de gestes irrémédiables.
Mais cette sensation impalpable qui me faisait croire inlassablement que je portais sur moi une couverture d’invisibilité et le fait de devoir supporter constamment l’indifférence de ceux qui pourtant étaient si importants à mes yeux d’enfant…
Une souffrance occasionnée par un manque d’amour, un désintérêt, le fait de n’être juste
qu’une fille qui ressemble trop à son père. Celle de trop, mal née. Celle que l’on invite bien souvent par pitié. Cette enfant si discrète qui souffre en silence, et qui passe en dernier dans cette famille bien bordée.
Je n’ai plus voulu ressentir ni subir de nouveau cette souffrance.
L’empathie est un mal lorsque l’on n’est pas préparé et encore moins protégé.
Heureusement pour moi, les étoiles brillaient dans la nuit noire, emportant le regard distant des êtres éloignés.
Passé cette période difficile de l’existence, les rencontres de la vie m’ont permis enfin de mettre de côté parfois cette couverture d’invisibilité. Après avoir fait le choix d’abandonner mon monde imaginaire, mes ressentis et mon empathie qui ne me procuraient finalement que de la souffrance, j’ai dû concevoir la vie autrement.
Ce nouveau chemin, parcours initiatique de ma propre existence, n’engendrait cependant qu’une mélancolie lointaine et je conservais dans mon cœur cet espoir inaltérable, cette lueur qui viendrait un jour à moi.
Je sentais cette force intérieure qui brûlait, que je tentais vainement de réprimer et n’avais de cesse de réfréner en dissimulant cet « autre moi » derrière des vêtements sombres, tel un masque que j’utilise maintenant aux yeux des autres afin de me protéger.
La solitude est un sanctuaire qui permet de méditer. Cette réflexion intense sur les relations éphémères. Ces personnes qui gravitent autour de nous, juste par intérêt et non par affection.
Cette vie terrienne solitaire et endolorie par le fait de n’être jamais l’amie mais juste celle présente dès que l’on a des soucis ou un besoin ponctuel pour tous ces indécis qui passent vite leur chemin dès que vient la nuit.
Oui, ces gens qui gravitent autour de nous, ces nuisibles qui par leur négativité vous font croire qu’ils vous apprécient pour mieux vous humilier.
Dans cette terre d’intéressés, seuls quelques êtres bien attentionnés entourent et réchauffent mon cœur bien souvent blessé qui se renferme souvent dans cette solitude afin de m’isoler. Cette terre n’est pas la mienne et je souhaite m’en aller. Enfant, j’aimais tant imaginer qu’un être similaire puisse exister quelque part, un être semblable à moi et que je comprendrais également grâce à cette empathie que je porte. Cet être je l’ai trouvé. Il est là, loin de moi et pourtant si présent dans mes pensées. Grâce à lui, le monde est beau. Il reste là, dans l’ombre, présent dans le temps. Sa gentillesse et sa générosité, sa compassion et son affection me montrent qu’il est possible de croire qu’aimer n’est pas un mot vain et insensé.
Il est difficile de dissimuler inlassablement ce que l’on est véritablement et le verbe aimer ne trouve aucune déclinaison dans cette langue inachevée où il est si ardu de pouvoir exprimer un sentiment d’amour dans cette palette non graduée.
Et sur le chemin de la vie, le parcours s’écrit et nous surprend lorsque l’on ne l’attend pas.
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