Épître à ma voisine, la Nouvelle Académie, par Léopold Bougarre. XII. L'École de droit

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les principaux libraires (Nancy). 1865. In-8° , 16 p..
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Publié le : dimanche 1 janvier 1865
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EPITRE
A MA VOISINE
LA NOUVELLE ACADÉMIE
Par LÉOPOLD BOUGARRE
XII. L'ÉCOLE DE DROIT
NANCY
CHEZ LES PRINCIPAUX LIBRAIRES
Et chez l'auteur, pour les libraires seulement,
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EPITRE
A MA VOISINE
LA NOUVELLE ACADÉMIE
Par LÉOPOLD BOUGARRE
XII. L'ÉCOLE DE DROIT
NANCY
CHEZ LES PRINCIPAUX LIBRAIRES
Et chez l'auteur, pour les libraires seulement.
1865
QUELQUES MOTS
SUR LA PRÉSENTE
Celte épitre devait paraître au mois de décembre, dernier,
1864, peu après l'installation de la Faculté de Droit, inaugurée
le 23 novembre ; mais l'auteur ayant reçu communication du
projet d'offrir un banquet de bienvenue à Messieurs les Profes-
seurs, nouvellement inscrits au tableau de l'Ordre des avocats
de Nancy, l'impression de l'épître fut différée, afin de pouvoir
lui donner la date même du banquet. Par ces quelques se-
maines de retard, elle devenait l'écho, non-seulement des ap-
plaudissements recueillis, au palais des Facultés, par la nou-
velle École de droit ; mais aussi des applaudissements qui se
sont reproduits et prolongés à la réunion du Barreau de Nancy.
Pour en faire hommage à ceux d'abord qui l'avaient inspirée,
elle fut adressée, manuscrite, à monsieur le Doyen de l'École,
avec une dédicace à messieurs les Professeurs, la veille du ban-
quet, qui eut lieu le 14 janvier dernier.
Après le mois de janvier, survinrent bientôt et successivement
les distractions bruyantes, peu propices à une apparition litté-
raire, et l'impression fut encore ajournée. Heureusement que le
sujet reprend toujours son à propos, par les examens, vers Pâ-
ques et vers la fin de l'année ; et nous voici arrivés à la dernière
— 4 —
période, correspondant à celle où l'ancienne épitre, aux Etudiants
en droit, parut à Paris, au quartier Latin, avec deux chansons,
dont l'une intitulée la Veille de l'examen, l'autre à Grandville,
et la vignette en réponse.
Si l'on faisait à l'auteur le doux reproche de glorifier la nou-
velle École de Nancy, aux dépens de quelques professeurs de
Paris, d'une autre époque, on lui tiendra compte des ménage-
ments dont il fait précéder ce point délicat, en rappelant que
le talent de Grandville s'était élevé si haut, que ses coups de
crayon n'étaient pas sans honneur pour ceux-là mêmes qui en
étaient l'objet. Sous cette réserve, la Fourmi littéraire a recueilli,
comme un heureux présage, les bonnes paroles que voulut bien
lui adresser, en particulier, monsieur le Doyen, à la soirée du
banquet, au sujet de l'épître envoyée la veille. En mention-
nant ainsi le modeste scrupule de l'un des éminents professeurs
de la nouvelle École, la délicatesse de la situation est sauve-
gardée, et la lecture de l'épître fera le reste.
Juillet 1865. L. B.
L'ancienne et la nouvelle épitre reprennent également leur à-propos, comme
contraste ou comme souvenir, à la rentrée des Facultés.
EPITRE
A MA VOISINE
LA NOUVELLE ACADÉMIE
XII. L'ECOLE DE DROIT.
Nancy, veille du 14 janvier 1865.
D'un pacte solennel en observant la clause,
On a fait droit, enfin, à la plus juste cause.
Je ne viens point ici transcrire les discours
Prononcés au prétoire, ou dans la chaire aux cours :
Au grand jour du succès, après les jours d'entraves,
La Lorraine a parle par ses voix les plus graves ;
Elle a su retrouver ces accents chaleureux,
Qui jadis remuaient nos pères, nos aïeux:
Tous les coeurs sont unis quand, par décret du prince,
Un droit trop méconnu renaît pour la province.
Blottie aux cavités d'un antique rempart,
— 6 —
La Fourmi littéraire* au festin prend sa part.
Au vieux ciment romain, partout le plus durable,
Elle apporte, à son tour,un grain, le grain de sable,
C'est-à-dire un croquis du terrible examen,
Dont jusqu'ici la base est dans le droit romain.
Le temps sera toujours le grand auxiliaire
Qui donne sa valeur au produit littéraire :
Le vin de la contrée, en choisissant le crû,
Acquiert avec le temps sa force et sa vertu.
Après vingt ans et plus, une première épître
A sa place, au recueil, va reprendre son titre.
La jeune Faculté, dont l'esprit est chrétien,
Nous apprend que le droit rend à chacun le sien :.
Aimable et de bon goût, et chère à notre ville,
On la verra sourire au crayon de Grandville :
Le rire est indulgent, et ce nom protecteur
Assigne de nouveau quelque espoir à l'auteur.
Pourra-t-il, en voisin venant sans étiquette,
Ajouter, librement, deux mots à la vignette
Où l'artiste a croqué la scène d'examen,
Ce champ clos du diplôme et du vrai parchemin ?.
Elève ou professeur, chacun remplit son rôle ;
L'élève candidat n'y tient pas le moins drôle :
On y verra comment, et sans invention,
L'étudiant en droit subit la question.
Mais à d'excellents cours, où s'effacent les ronces,
On peut cueillir des fleurs pour tresser... desréponses:
Les épîtres précédentes, dont quelques-unes publiées dans l'Impartial, ont
déjà fait connaître un peu la Fourmi littéraire, et l'origine du titre à ma Voi-
sine, tiré d'un jardin du voisinage.

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