Épître contre l'affectation , lue à la rentrée publique du Collège de France... par le Cen Cournand,...

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impr. de Brasseur aîné (Paris). 1802. 7 p. ; in-8.
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Publié le : vendredi 1 janvier 1802
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Source : BnF/Gallica
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ÉPITRE
CONTRE L'AFFECTATION.
ÉPITRE
CONTRE L'AFFECTATION,
LUE A LA RENTRÉE PUBLIQUE DU COLLÉGE DE FRANCE,
ET ADRESSEE
AU C" CHAPTAL,
MINISTRE DE L'INTERIEUR;
PAR LE CEN COURNAND,
PROFESSEUR DE Hpra^CSSEURE AU COLLÈGE DE FRANCE.
A PARIS,
DE L'IMPRIMERIE DE BRASSEUR AINÉ ,
ÏLUJ3 DE LA HARPE, no. 477.
NIVOSE AN X.
ÉPITRE
CONTRE L'AFFECTATION.
Vo u x, ami des succès dont la gloire nous reste,
Dans un poste éminent, savant doux et modeste,
Vos mœurs, qu'on applaudit sous des rapports divers
S'exemptent du défaut que je peins dans mes vers.
Affecter est un tort assez commun en France ;
Chacun veut, par ses airs, grossir son existence :
Toujours un important, s'il est accrédité,
Imitateur d'un autre, est sur d'être iinité.
Qu'un poëte célèbre entraîne les suffrages,
On emprunte ses mots, on pille ses images :
Le desir d'agréer à ses admirateurs,
En servile troupeau change un peuple d'auteurs.
Tandis que la satire autour de lui circule,
Un singe du bon ton, fier de son ridicule,
Le promène au théâtre, au bal, dans un souper,
Et, se trompant lui-même, il pense nous tromper.

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