Essai historique et poétique de la gloire et des travaux de Napoléon Ier, depuis le 18 brumaire an VIII jusqu'à la paix de Tilsitt, par J.-J. d'Albenas

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Gautier et Bretin (Paris). 1808. In-8° . Pièce.
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Publié le : vendredi 1 janvier 1808
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ESSAI
HISTORIQUE ET POÉTIQUE
D E
LA GLOIRE ET DES TRAVAUX
D E
NAPOLEON Ier.,
EMPEREUR DES FRANÇAIS, ROI D'ITALIE,
DEPUIS LE l8 BRUMAIRE AN 8 JUSQU'A LA PAIX
DE TILSITT.
PAR J. J. D'ALBENAS.
A PARIS,
Chez GAUTIER ET BRETIN, Libraires, rue Saint-
Thomas-du-Louvre , N° 5o.
Et chez FAUTEUR , rue Batave , n° 14.
1808.
ESSAI
HISTORIQUE ET POÉTIQUE
D E
LA GLOIRE ET DES TRAVAUX
DE
NAPOLÉON Ier.
INVINCIBLE HÉROS, favori de la gloire,
Qui toujours à ton char enchaînas la victoire ,
O toi, qui n'eus jamais ni. malheurs , ni revers I
Quel mortel osera te chanter dans ses vers?
Fut-il favorise' du dieu de l'harmonie ,
Peut-il à ta valeur égaler son génie ?
Et moi, novice encor dans l'art inge'nieux
De rendre la pense'e en vers harmonieux,
Irai-je , pour de'but d'une muse inconnue,
D'un vol audacieux me placer dans la nue,
Ou bien , osant gravir au sommet d'Hélicon,
Pre'senter mon encens au GRAND NAPOLÉON ?
Sans doute en mes desseins, orgueilleux, te'me'raire,
Je devrais, plus prudent, admirer et me taire;
Mais qui peut re'sister aux de'sirs de son coeur ,
De l'avoir entrepris j'aurais du moins l'honneur,
N'admettant dans mes vers que des faits historiques,
Si mes traits sont obscurs, ils seront véridiques-.
(4)
La France, succomba'nt soifs ïe joug des pervers,'
Ge'missait sous le poids de leurs e'carts divers ;
Le Tibre et l'Eridan , et le 'Rhin et lé Tage,
Maigre' leurs fers brise's restaient dans l'esclavage ;
L'anarchique pouvoir de l'injuste Albion,
De sang avait couvert les murs de Quiberon ,
Et par d'affreux forfaits, qu'à peine on pourra croire,
En de vastes charniers avaient change' la Loire.
La discorde partout agitant son brandon ,
Attaquait les autels et la religion;
Et pour comble d'horreur , de honte et de folie ,
En otage on prenait un tiers de la patrie.
Cinq cents législateurs luttaient avec e'clat
Contre cinq directeurs qui gouvernaient l'Etat.
Cependant le He'ros aujourd'hui sur le trône,
Qui des Francs, des Lombards tient la double couronne,'
Du fond de l'Orient, comme un nouveau Ce'sar ,
Affrontant les dangers , la mer et le hasard ,
Arrive sur nos bords , et soudain sa présence
Redonne à tous les coeurs le calme et l'espe'rance
Lutèce , tu le vis , et bientôt à sa voix
S'e'clipsent à jamais ces fabricans de lois.
Il dit, et sur le champ autour de sa personne
Viennent se rallier les enfans de Bellone.
Il voit, et de son souffle, en tout point créateur,
Il redonne à l'Etat sa force et sa vigueur.
Pour conquérir la paix il faut une victoire ;
Il part, et Marcngo fut témoin de sa gloire :
Tout couvert de lauriers, mais modeste vainqueur,
Le Héros se présente en pacificateur ,

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