Est-ce que tu me souviens?

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Est-ce que tu me souviens? est un livre tout à fait autonome, et ce n'est pas un «hyperlivre». Néanmoins c'est une partie de l'immense hyperlivre Vaisseaux brûlés (http://perso.wanadoo.fr/renaud.camus), lui-même extension en arborescence de P. A. (petite annonce), P.O.L, 1997. Outre P. A. soi-même, qui offre à Vaisseaux brûlés la structure centrale de ses 999 paragraphes, sont déjà parus sur papier, tirés du même ensemble en extension permanente, Ne lisez pas ce livre! (P.O.L 2000), arborescence du paragraphe 1 de P. A. (1. Ne lisez pas ce livre! Ne lisez pas ce livre!*), et Killalusimeno (P.O.L 2001), arborescence du paragraphe 2 (2. Oh! Laissez-le dormir, je vous en prie! Laissez-le reposer parmi les arcanes silencieux et profonds, profonds comme quarante univers, quarante mille, quarante millions, de tout l'écrit qui n'est pas lu ** (536) ! Ne l'en arrachez pas pour rien!).
Publié le : mercredi 28 septembre 2011
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782818009956
Nombre de pages : 463
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Est-ce que tu me souviens ?
Renaud Camus
Est-ce que tu me souviens ?
P.O.L e 33, rue Saint-André-des-Arts, Paris 6
© P.O.L éditeur, 2002 ISBN : 2-86744-880-8
www.pol-editeur.fr
PRÉFACE-ITINÉRAIRE
Est-ce que tu me souviens ?est un livre tout à fait autonome, et ce n’est pas un “hyperlivre”.
Néanmoins c’est une partie de l’immense hyperlivreVaisseaux brûlés(http:perso.wanadoo.fr/renaud.camus), lui-même extension en arborescence deP.A.(petite annonce), P.O.L, 1997.
OutreP.A.soi-même, qui offre àVaisseaux brûlésla structure cen-trale de ses 999 paragraphes, sont déjà parus sur papier, tirés du même ensemble en extension permanente,Ne lisez pas ce livre ! (P.O.L, 2000), arborescence du paragraphe 1 deP.A., etKillalusimeno(P.O.L, 2001), arborescence du paragraphe 2.
Est-ce que tu me souviens ?, commeKillalusimenodont il est lui-même une arborescence, se rattache à ce même paragraphe 2. Ce livre occupe exactement, à l’intérieur desVaisseaux brûlés,la position 2-2-37-1. Pour les lecteurs soucieux de géographie et qui n’auraient pas sous la mainKillalusimeno, on place ici, en guise de préface éventuelle, l’“iti-néraire” qui, du début deP.A., et donc deVaisseaux brûlés,conduit au début de?Est-ce que tu me souviens – étant bien entendu toutefois que la notion de “début”, dans pareil contexte à multiples entrées, n’a de pertinence que très relative…
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[1.Ne lisez pas ce livre ! Ne lisez pas ce livre ! *]
2.Oh ! Laissez-le dormir, je vous en prie ! Laissez-le reposer parmi les arcanes silencieux et profonds, profonds comme quarante univers, quarante mille, quarante millions, de tout l’écrit qui n’est pas lu ** (536!) ! Ne l’en arrachez pas pour rien
2-1. (**)p. 11 Autant qu’aux abysses des bibliothèques, on songera ici au courrier qui nous arrive chaque jour. Passe encore pour les lettres, les vraies lettres, mais elles sont à peine un dixième – et sans doute infiniment moins, en nombre de mots – de ce que nous trouvons dans notre boîte ; et à côté d’elles quelle abondance désespérante de proses commerciales, de dépliants publicitaires, de journaux, de revues, de magazines dont il n’est pas envisageable un seul instant, un seul instant, de prendre sérieusement connaissance ! Pour peu qu’on ait été absent une semaine ou deux il n’est même plus ques-tion d’essayer de repérer, dans cette masse accumulée, ce qui pour-rait être essentiel, ou seulement important. Et la plus étroite noto-riété, ou bien un quelconque pouvoir d’influence, ou de décision, réel ou illusoire, mais qui donne à penser, à telle ou telle catégorie de personnes, que vous êtes à même d’avoir un effet positif sur leur destin – vous organisez des expositions, par exemple, ou bien vous êtes responsable d’un festival (708, 737, 741-749, 754-755, 760-761) – suffisent pour multiplier par dix ou par cent, selon les cas, cet irré-pressible afflux : catalogues, manuscrits, livres en service de presse, revues de presse, coupures, autopromotions diverses, invitations entées d’explications, d’incitations, de tentatives de tentations, de récapitulations vouées à l’échec…
2-2.Si seulement on pouvait se dire avec certitude que rien de tout cela n’a le moindre intérêt ! Mais c’est bien loin d’être assuré. Il y a dans
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*! (Vaisseaux brûlés, 1)Ne lisez pas ce livre , P.O.L, 2000. ** 2-1, p. 8.
ce déversement des textes d’amis, il peut s’y trouver un essai remar-quable, un premier roman exceptionnel, des poèmes de haute qua-lité, la présentation d’un artiste de génie, ou de très grand talent, et l’information que vous cherchiez partout, depuis des mois, sur la vie de Roman Unger n von Sternberg * avant la Mongolie, sur la néga-tion non disjonctive ou sur le séjour de Frescobaldi à Brescia. Et pourtant il est impossible, impossible,matériellement impossible (539), d’inspecter un dixième de tout cela**, un centième, une frac-tion de plus que l’aliquote part mise sous vos yeux par le hasard. Vous avez tant d’autres choses à faire ! Vous avez tant d’autres pages à lire ! Et même tant d’autres phrases à écrire !
2-2-1.(p. 13 **)À Noël 1999, par exemple (mais la situation est à peu près normale, de ce point de vue – ni meilleure ni pire que d’habitude) :
2-2-2.La Barque de nuit. C’est le manuscrit d’un texte de Christian Combaz, qu’il m’envoie pour que je lui donne mon avis. Or Chris-tian Combaz s’est montré à mon égard, depuis des mois, d’une gen-tillesse extraordinaire. De son temps à lui, qui certainement n’est ni moins précieux ni moins disputé que le mien, il a été, à mon profit, d’une générosité stupéfiante. C’est lui et lui seul qui a mis sur pied ce site, et si cesVaisseauxpeuvent prendre la mer, toutbrûlésqu’ils sont, ce n’est dû qu’à lui. Puis-je, dans ces conditions, ne pas lire immédiatementLa Barque de nuit, puisqu’il me fait l’honneur de me demander ce que j’en pense, et qu’il attend ma réponse ?
2-2-3.L’Adversaire, le livre d’Emmanuel Carrère, qu’il m’envoie avec cette dédicace : « Cher Renaud, je pense que tu as eu tort de mal prendre mon petit te xte *** ; je n’en regrette pas moins de t’avoir peiné. Faisons la paix, veux-tu ? » Flatters, qui l’a déjà lu, dit que
* 2-2-01, p. 16 (deKillalusimeno). ** 2-2-1, p. 9 (de ce livre-ci), p. 91 (deKillalusimeno). *** 2-2-3-1, p. 107 (deKillalusimeno).
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L’Adversaireest un livre extraordinaire, qui donne une dimension tout autre à l’œuvre et à la personnalité littéraire de Carrère.
2-2-4. Quelques pages tapées à la machine que m’envoie José Cabanis, auquel je viens d’écrire pour le remercier de sonMagnificat, récem-ment publié aux éditions Sables, à Toulouse, et qu’il m’avait fait parvenir. Cabanis est l’un de mes plus ardents partisans, pour l’Académie française. De Toulouse où il habite il est allé voter pour moi sous la Coupole, en juin dernier, alors qu’il était très malade et n’avait pas fait le voyage de Paris depuis des mois. Sa cousine Chantal de Vergnette, qui me soutient auprès de lui, veut que nous nous rencontrions dans les semaines qui viennent. Et dans la pen-sée de cette entrevue projetée j’ai acheté à Paris plusieurs livres de lui,L’Escaladieu,Le Crime de Torcy,Petit entracte à la guerre, que je souhaitais lire ou relire *.
2-2-5.Cythereus, Carnets d’éthologie appliquée, 1978-1992, par Charles Chauranne, aux Impressions nouvelles. « Pour Monsieur Renaud Camus, Maître admiré du diarisme contemporain, Hommage de l’Auteur. » Il paraîtrait que “Charles Chauranne” est un pseudonyme, et que “l’Auteur”, qui livre un recueil de notes, d’observations et de réflexions très précises à partir de sa vie sentimentale et sexuelle, est « un écrivain très connu » – ou bien « quelqu’un de très connu », je ne me souviens plus exactement de ce qu’on m’a dit, maisconnu, en tout cas, même si ce n’est pas en tant qu’écrivain. Quoi qu’il en soit ses analyses ont l’air très fines, en tout cas, d’après quelques coups d’œil et de sonde que j’ai pu y jeter.
2-2-6.Deux, rue de la Marine, récit d’Hélène et de Jeanne Bresciani, aux éditions des Vents contraires. « Une enfance corse », dit la bande. Jeanne Bresciani est une amie de toujours de Jean-Paul Marcheschi, et je l’ai rencontrée par lui. Je pense souvent à sa vie, curieusement. Elle travaille dans un ministère, à Paris – le ministère des Sports ou
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* 2-2-4-1, p. 110 (deKillalusimeno).
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