Établissement orthopédique et gymnastique de Boisney (Eure), dirigé par M. Hamel,...

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impr. de F. Baudry (Rouen). 1830. In-4° , 11 p..
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Publié le : vendredi 1 janvier 1830
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DEBOISNEY
(EURE),
\Juvaqe' pcov dlb. ^ame/l;
OFFICIER DE SAKTB, MAIRE.
ROUEN,
F. BAUDRY, IMPRIMEUR DU ROI,
RUE DES CARMES , K°. 20.
1850.
Ct.ibHsoe nient
ORTHOPÉDIQUE ET GYMNASTIQUE
DE BOISNEY
(EURE),
OFFICIER DE SANTJÎ , MAIRE.
VJET Etablissement, spécialement consacré au traite-
ment des difformités de la taille chez les jeunes gens,
est placé à la campagne, sur un des lieux les plus élevés
de la Haute-Normandie, près de la jonction des routes
de Paris à Cherbourg et de Rouen à Bordeaux. IVs-
2
agréablement situé dans un château, au milieu de
jardins spacieux et de vastes promenades, entièrement
isolé, exposé au sud et n'étant dominé sur aucun point
(toutes conditions éminemment conformes aux principes
de l'hygiène), cet Établissement présente une multitude
d'avantages que sa position seule peut offrir.
De toutes les difformités qui peuvent survenir à de
jeunes sujets, il n'y en a aucune qui doive exciter à
un plus haut degré la sollicitude des parens, que les
déviations de la taille; il n'est point rare de voir ces
difformités monstrueuses, séparer de la société les per-
sonnes qui en sont affligées, et les condamner à un
éternel célibat.
Il n'y a pas long-tems encore, on ne croyait pas qu'il
fut possible de rendre aux personnes contrefaites la
rectitude et la conformation naturelles, et l'on aurait
fait sourire celui à qui on eût demandé si l'on peut
guérir les déviations de l'épine, persuadé qu'on était de
l'impossibilité du fait. Aujourd'hui, on trouverait encore
des incrédules qui seraient étonnés si on leur répondait
par l'affirmative. Cependant, les nombreuses guérisons
opérées dans ces derniers tems, depuis que des études
profondes ont pénétré dans cette branche de la patho-
logie, et surtout depuis que dans quelques établisse-
o
mens (1) on a fait une si heureuse application de la
gymnastique à l'orthopédie, ont enfin éclairé l'opinion
publique sur ce point ; nous disons surtout depuis qu'on
a fait une si heureuse application de la gymnastique à
l'orthopédie, car l'extension continuelle et exclusive,
au moyen des lits mécaniques, telle qu'elle est encore
pratiquée presque partout, quoique bonne, est mani-
festement insuffisante, et mérite les reproches dont elle
a été l'objet; en effet, une nécessité de cette tension
permanente est de condamner au repos toutes les parties,
ce repos les affaiblit alors qu'elles auraient besoin d'être
fortifiées, et, après le redressement de l'épine, les
muscles, trop faibles pour soutenir la colonne verté-
brale, permettent à cette partie de se courber de
nouveau, lorsqu'on abandonne le corps à lui-même.
D'où il résulte de l'emploi isolé des machines à exten-
sion , plus de durée dans le traitement, beaucoup
(1) Un de ces établissemens , qui jouit aujourd'hui de la plus
haute célébrité, et que nous avons cru devoir choisir pour modèle ,
est celai de Montpellier, dirigé par le savant et illustre M. Delpech,
l'un des praticiens les plus distingues de notre époque, qui, le premier,
a fait connaître par des succès éclatans les précieuses ressources d'une
gymnastique spéciale dans le traitement des incurvations de la taille.

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