Evénemens du 20 aout 1821 à Madrid ; leurs antécédents et leurs résultats jusqu'au 27 dudit mois

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impr. de Goetschy (Paris). 1821. 8 p. ; in-8.
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Publié le : lundi 1 janvier 1821
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ÉVÉNEMENS
DU 20 AOUT 1821,
A MADRID ;
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i^ûj*d^Ètécédens et leurs résultats jus-
('~ - L-: 1 J 'j
i', ^qu GU 27 dudit mois.
- LA nomination du général Morillo à l'emploi de
capitaine-général de la Castille-Neuve, fut mal
reçue de la faction américaine à Madrid, et bien
que le jour même qu'elle eût lieu, cette faction
tentât de la faire révoquer , elle ne put cependant
y parvenir aussi promptement; mais elle continua
d'intriguer pour obtenir ce triomphe. Des indivi-
dus faits prisonniers en Amérique, renvoyés en.
Espagne par Moriilo, et élus à Madrid représen-
tans des mêmes lieux où ils avaient porté le trou-
ble , travaillèrent constamment , au sein même
des Cortès, à la perle de ce vaillant général. Au
.dedans et au dehors de cette même assemblée, d'au-
tres individus qui, depais l'année 1810, vivent aux
dépens des instigateurs de l'insurrection des Amé-
riques, se sont occupés du même objet. Depuis
que Morillo s'est affilié à une des loges de Madrid
( on ignore le but) , et non aux Comuneros comme
ceux-ci le prétendaient, et a prouvé par ses actions
sa ferme intention d'empcchcr le renouyellement
3
( 2 )
-des insultes faites à la personne du Roi., de réta-
blir la discipline dans les troupes confiées à son com-
mandement, et de les faire respecter, ces individus
ont commencé à le traiter de servile , et à exciter
contrelui la haine et la méfiance des gens in téressés à
la continuation du désordre, et qui n'attendent que
l'occasion favorable d'en exciter d'autres plus grands,
ainsi que cela s'entrevoit clairement, et les deux fac-
tions se décidèrent enfin de sacrifier Morillo, en
l'attirant dans une position où ils croyaient proba-
ble "qu'il déploierait son énergie ; l'incorporation
des gardes de Saint-Jérôme ( dont la conduite cri-
minelle est notoire , depuis qu'ils abandonnèrent
leur étendard et la personne du Roi qu'ils étaient
obligés de garder ), dans les corps de cavalerie de
la garnison de Madrid, en qualité de capitaines,
lieutenans et sous-lieutenans rendit le projet plus
facile à réaliser. Ces hommes qui regardaient avec
horreur l'édifice de Saint-Martin , dont l'aspect
leur rappelait leurs mauvais procédés, et dans le-
quel se trouvaient renfermés leurs compagnons
restés fidèles à leur Roi, et pour cela, dénoncés
et calomniés par eux-mêmes , demandèrent que
ce fut là le lieu de la première scène, et ne sachant
quel mobile exciterait davantage Morillo, ou la déser-
tion et le peu de délicatesse d'un officier lâche,qui met-
trait les gardes prisonniers à la discrétion des factieux,
ou la résistance d'un officier d'honneur qui défendrait
-son poste, ils choisirent ces deux moyens de le provo-
quer. Ainsi, dans la nuit du 18 , les prisonniers
se trouvant sous la garde de dom Blas-Leso, pre-
mier lieutenant, homme lâche et de mauvaise con-
duite (1) *, les factieux se présentèrent devant le
(1) Cet officier et son père, actuellement majordome de
semaine du Roi, doivent leur existence à sa majesté.

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