Excursion médicale à Uriage et à Allevard, lue à la Société de médecine, par É. Bouchet,...

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impr. de A. Vingtrinier (Lyon). 1854. In-8° , 12 p..
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Publié le : dimanche 1 janvier 1854
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EXCURSION MEDICALE
A URIAGE ET A ALLEVARD,
(Lue à la Société de Médecine.)
PAU
vE. BOUCHET,
nHrlfECIN DE L'HÔTEL- D IEU ET DES ÉPIDÉMIES.
[Extrait de lu GAZETTE MÉDICALE DE LYON.)
LYON.
IMPRIMERIE D'AIMÉ V INGT RI NIEli,
QUAI SAINT-ANTOI NE , 56.
1854.
EXCURSION MÉDICALE
A URIAGE ET A ALLEVARD.
Les eaux minérales constituent une des ressources les
plus précieuses de la thérapeutique. Malheureusement leur
étude est peu avancée et on ne peut se faire une idée
même approximative de leurs effets dans la plupart des ou-
vrages spéciaux, tant ils sont empreints d'exagération.
Aussi je crois qu'un des meilleurs compléments des
études médicales est de visiter les établissements les plus
célèbres , ou , à leur défaut, les plus voisins du pays où
l'on exerce. C'est ainsi, pour mon compte , que j'ai pu
apprécier à leur juste valeur les riches sources minérales
des Vosges et de l'Allier. C'est dans le même but que j'ai
visité, l'année dernière, les sources intéressantesd'Uriage
et d'Allevard. En publiant les notes que j'ai recueillies dans
cette excursion , je n'ai pas l'intention de nier la valeur des
deux remarquables ouvrages de MM. Gerdy et Dupasquier,
si différents des livres publiés sur l'hydrologie. Ces notes
n'ont d'autre mérite que d'être rédigées par un témoin
désintéressé, et de rappeler succinctement la composition
et les propriétés de deux sources fréquentées, chaque
année, par un grand nombre de nos compatriotes.
La source d'Uriage avait été connue et employée par
les Romains , comme l'attestent les vestiges de murailles
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et d'aqueducs qu'on a retrouvés dans les fouilles faites
pour la création de l'établissement actuel. Après la célé-
brité était venu l'oubli ; les bains d'Uriage avaient cessé
d'exister. Seulement, par un usage traditionnel, les gens
du pays se rendaient chaque arinéé en foule à une mare
formée par un petit ruisseau, répandant au loin une
odeur hydrosulfurée. La renommée de la source s'étendit
peu à peu: Ècf 1820, l'Administration norûrria un ins-
pecteur, qui, parfaitement secondé par la marquise de
Gautheron, propriétaire de la source, put diriger quel-
ques travaux nouveaux destinés à fonder un établissement
thermal. Dans l'espoir que les malheureux profiteraient de
ces dépenses , Madame de Gautheron fit construire d'abord
une maison pour administrer les bains, puis un hôtel
pour loger les baigneurs j le nombre des malades aug-
mentait graduellement. Héritier du château , de la
source et des bâtiments , M. de St^Ferriol a coûsa^
eré ses soins et sa fortuné à l'organisation d'Uriage \ en
peu d'années il l'a fait ce qu'il est aujourd'hui * un étab-
lissement des plus agréables , où malades et touristes se
readent eu grand nombre, y trouvant les uns santé et
contentement, les autres distractions de toutes sortesi Ce
nombre va sans cesse en augmentant ; ert 1853*- il est
mdnté jusqu'à trois mille. Dans le moment de la saison,
au milieu dé juillet, beaucoup de baigneurs ont été obligés
de se réfugier soit à Grenoble, soit dans les petits villages
voisins i quoique les divers hôtels i dépendant de l'éta-
blissement , puissent codteriir et loger douze cents per-
sonnes à là fois* Cette vogue est justifiée d'abord par
l'efficacité et la puissance des eaux, et aussi par l'agré-
ment du séjour.
Uft de nos plus regrettables collègues t Dupasqùièr
s'était occupé avec soin de l'étude des eaux minérale» du
Dauphiné i comme rapporteur d'une Commission nommée
par la Société de Médecine. Son ouvrage sur les eaux
d'AHevarâ est presque un modèle du genre. Il date de
1841. H est à regretter seulement, qu'à cette époque

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