//img.uscri.be/pth/d54e1fcf9276cea37e05950b18462cdd71dfa765
Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

Figures du destin dans les romans de Malraux

De
222 pages
En 1938, Malraux définit ce que signifie pour lui le mot destin : "La conscience qu'a l'homme de ce qui lui est étranger et de ce qui l'entraîne ; du cosmos dans ce qu'il a d'indifférent et dans ce qu'il a de mortel ; l'univers et le temps - la terre et la mort". Ainsi, grâce à des grilles de lectures multiples et en répertoriant les mots-clés et en analysant les scènes capitales des romans de Malraux derrière lesquelles se dessinent l'image de la prison, l'auteur s'efforce de cerner le concept de destin tel que le conçoit l'auteur de La condition humaine.
Voir plus Voir moins
André NOLAT Préface de Bernard Baritaud
Les figures du destin dans les romans de Malraux
Espaces L Littéraires
LES FIGURES DU DESTIN DANS LES ROMANS DE MALRAUX
Espaces Littéraires Collection fondée par Maguy Albet Dernières parutions Olivier-Pierre THEBAULT,Par-delà l’enfer et le ciel, Essais sur la pensée de Charles Baudelaire, 2014. Textes réunis et présentés par Michèle AQUIEN,L’érotisme solaire de René Depestre, Éloge du réel merveilleux féminin, 2014. Laëtitia PERRAY,La femme dans le théâtre de Robert Poudérou, 2014. Ghada EL-SAMROUT,L’itinéraire mystique dans l’œuvre de Salah Stétié, 2014. Fabrice BONARDI (dir.),Parfums de l’âme et autres feux follets, 2013. Ralph ALBANESE,Racine à l’école républicaine ou les enjeux socio-politiques de la tragédie classique (1800-1950), 2013. David MICHEL, Amélie Nothomb. L’écriture illimitée, 2013. Nicole BERRY,John Cowper Powys, au-dessus de la terre l’oiseau. Un homme dans son œuvre, 2013. Magda IBRAHIM, Prière d’un petit enfant nègre deGuy Tirolien. Un manifeste de la Négritude, 2013. Fabrice BONARDI (dir.),Des nouvelles du désir, 2013. Simone GOUGEAUD-ARNAUDEAU,Crébillon le Tragique, 2013. Berkiz BERKSOY,Ahmet Hamdi Tanpõnar, 2013. Najib REDOUANE et Yvette BÉNAYOUN-SZMIDT,Le pari poétique de Gérard Étienne, 2013. Annie RICHARD, L’autofiction et les femmes. Un chemin vers l’altruisme ?, 2013. Calisto,La femme surréaliste : de la métaphore à la métonymie, 2013. Claude FRIOUX,Le Chantier russe. Littérature, société et politique. Tome 4 : Ecrits 1980-2012, 2013. Muguraş CONSTANTINESCU,Pour une lecture critique des traductions. Réflexions et pratiques, 2013.
André Nolat
LES FIGURES DU DESTIN DANS LES ROMANS DE MALRAUX
Préface de Bernard Baritaud
Du même auteur Aux Marches de la Nuit,2001, repris et améliorésous le titre deMinuit moins le quart, 2008 Les Voyageurs du Petit Jour, («Libre chronique sentimentale », tome I),2004 Le Jeu de Trente Cartes, («»,Libre chronique sentimentale tome II),2006 Romances de la ruesur quatre écrivains: Mac (« Notes Orlan, Carco, Simonin, Boudard »),2009 Sept récits à l’encre noire, 2011 Roman Ciné,2013 © L'HARMATTAN, 2014 5-7, rue de l'École-Polytechnique, 75005 Parishttp://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-03696-0 EAN : 9782343036960
« Qu’on s’imagine un nombre d’hommes dans les chaînes, et tous condamnés à mort [….]. C’est l’image de la condition des hommes. » Blaise Pascal
PRÉFACE Pour un homme de ma génération, né peu avant la Seconde Guerre mondiale,André Malrauxfut, longtemps, le « contemporaingénial »par excellence. Je me rappelle avoir dévoréLa Voie royale, adolescent, dans la fièvre d’une mauvaise grippe qui me retenait alité. Ce fut mon accès à l’œuvre romanesque. Mais il y avait eu, avant, les photos, dans la presse, du masque tourmenté du colonel Berger, les notes ronéotées, sur mauvais papier à en-tête de la Propagande Nationale du RPF, par lesquelles Malraux donnait des consignes, parfois farfelues, aux délégués départementaux du mouvement (dont était mon père), en matière d’affichage préfectoral, et puis, après, les discours inspirés du ministre de la e Culture de la VRépublique que je suivais fiévreusement à la radio, lesAntimémoires, le panache de la démission du gouvernement de leur auteur, sitôt le retrait du général de Gaulle en 1969… Jusqu’à cette soirée glaciale de novembre 1996 où j’assistais, dans la foule, derrière une barrière métallique, rue Soufflot, au transfert des cendres du héros au Panthéon, vingt ans après sa mort. «Malraux, la légende du siècle » titra alorsLe Figaro littéraire. Oui, je rendais hommage à l’écrivain qui, pour moi, avait été, et demeurait une légende du siècle où j’aurai principalement vécu.  Oncomprendra mieux ainsi, je l’espère, l’intérêt très grand que j’ai pris à lire l’essai d’André Nolat. Il est de belle écriture, fort documenté, bien construit, certes. L’auteur attire à bon droit notre attention sur l’influence de Pierre Mac Orlan sur le jeune Malraux, et sur l’importance, dans la vie et dans l’œuvre de celui-ci, de sa mésaventure indochinoise. Mais ce qui me retient peut-être davantage, c’est qu’André Nolat nous fait saisir
9