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Fleur de blé noir

De
114 pages

De ces vers, il en est qu’autrefois je t’ai lus.
Tu les reconnaîtras peut-être ?
Ils chantaient mon espoir ! Hélas, je n’en ai plus.

L’IMAGIER du Pengrist enlumine à merveille.
Il mêle ses couleurs, dès l’instant qu’il s’éveille,
Et va par le pays où le conduit son art.
Il a peint l’écusson d’un baron Léonard :
On y voit un gerfaut campé de telle sorte
Que, malgré le pain sec jeté devant la porte,
Les moineaux en ont peur tant il a l’air vivant !

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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À propos deCollection XIX
Collection XIXest éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.
Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF,Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes class iques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse… Édités dans la meilleure qualité possible, eu égard au caractère patrimonial de ces e fonds publiés au XIX , les ebooks deCollection XIX sont proposés dans le format ePub3 pour rendre ces ouvrages accessibles au plus grand nombre, sur tous les supports de lecture.
Eugène Le Mouël
Fleur de blé noir
Missel d'amour
A MA MÈRE
E.L.M.
Vel ar bleun glaz diouz lez ar stank, Ma karante ar plac’h iaouonk ; Ar bleunig a dro wechigo Ar bleunig a dro, a zistro ; Ar bleunig a dro wechigo Karante ar plac’h tro ato.
Ala fleur bleue du bord de l’étang ressemble l’amour de la jeune fille ; La petite fleur tourne parfois ; la petite fleur tourne et retourne. La petite fleur tourne parfois ; l’amour de la jeune fille tourne toujours.
(BARZAS-BREIZ.)
PRÉFACE
CELUIqui fit ces vers est-il en Purgatoire ?Est-il en Paradis ?A-t-il laissé son nom ?Mourut-il jeune ou vieux ?On ne sait rien, sinonQu’il fut navré d’amour. C’est toute son histoire. L’homme de foi mystique, épris d’amour divin.Élit, de son vivant, le silence du cloître :Le myrte de son cœur y peut fleurir et croître,Et pour lui se douloir est vain. L’homme de foi Terrestre et qu’une femme enivreClame son fol espoir ou son regret amer,Aux nuages, aux bois, aux passants, à la mer :Écoutez, par pitié, celui qui fit ce livre. Puisque son nom s’efface et puisque nul ne ceintLa croix de son tombeau d’un cordon de bruyères,Oh ; par pitié, pensez à lui dans vos prièresA l’office de la Toussaint !
POUR JEFFIK JEne tresserai plus avec le gui des chênesDes diadèmes pour ton front ;C’en est d’autres qui te rirontSur les lents chariots des fenaisons prochaines ; Et je ne verrai plus ton ombre voltigerSur les champs de folles avoines.J’ornais tes vases de pivoines :Il n’en fleurira plus pour toi dans mon verger. Délicieux émoi des hâtes matinales,Quand, accourant vers ton réveil,Je voulais, jaloux du soleil,Devancer ses baisers sur tes mains virginales ; Incomparable orgueil des dimanches joyeuxQu’emplissait ta beauté sereine,Où, Roi glorieux de sa Reine,Je t’emmenais parmi les hommages des yeux ; Voix des regards mouillés, muettes causeries,Serments chuchotés à genoux,Quand la nuit épandait sur nousSon voile enveloppant, tissé de rêveries ; Frôlements de tes bras et frissons de tes cils,Longs battements de ton corsage,Blancheurs roses de ton visage,Pourquoi tous les bonheurs d’amour m’échappent-ils ? O ma douce Jeffik, ô ma fleur blanche et rose,Tes cheveux bruns, couleur de soir,Ressemblent aux grains du blé noir,De même il s’en exhale une senteur de rose ! O ma fleur blanche et rose, à ma Fleur de Blé Noir,Jeffik, ô ma douce jolie,Moi qui t’aimais à la folie,Je vivrai donc ainsi sans jamais te revoir ! Ne regrettes-tu pas quelquefois ta Bretagne,Ses rocs, ses bouleaux, ses ajoncs,Le ciel blanc sur les gris donjonsEt la mer qui déferle au bord de la campagne ?
Oublieras-tu celui qui te chérissait tant ?Entre les cailloux verts de mousse,Je ne sais si le blé noir pousse,Là-bas où tu partis, Jeffik, en me quittant. Or ce livre est écrit pour que tu te souviennes,Chère, de nos amours défunts,Pour qu’il te porte les parfumsDes jardins oubliés et des landes anciennes ! De ces vers, il en est qu’autrefois je t’ai lus.Tu les reconnaîtras peut-être ?Je les lisais à ta fenêtre,Ils chantaient mon espoir ! Hélas, je n’en ai plus ! Depuis que ta fenêtre est close et que l’ortieSe mêle aux jasmins d’alentour,Mes vers sont des plaintes d’amour; Bien-aimée, avec toi ma jeunesse est partie ! Pour te parler encor du pays délaissé,Et de ta race qui fut grande,J’ai choisi dans notre LégendeQuelques simples récits imprégnés du passé. Jeffik, comme un missel, ouvre souvent ce livre :Celui qui l’a fait t’aimait bien !Songe quel amour fut le mienAussi longtemps que le bon Dieu te donne à vivre !
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