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Gabriela Zapolska actrice

De
200 pages
Romancière, comédienne, chroniqueuse et journaliste, la vie de la polonaise Gabriela Zapolska est un roman. Issue de la noblesse, ses façons de femme libre ont choqué la Pologne catholique. Elle arrive alors à Paris en 1889. Ses débuts y sont difficiles, mais, soutenue financièrement par la colonie polonaise de Paris, elle fréquente les quartiers habités par les artistes, les écrivains et les comédiens. L'auteur nous raconte ici les aventures de cette artiste éclectique au sein de la capitale.
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Elżbieta Koślacz-Virol
Actrice diplômée du Conservatoire national du Théâtre de Varsovie (PWST), Elżbieta vit en France depuis de nombreuses années. Elle a suivi les cours d’art dramatique au Conservatoire Supérieur de la Ville de Paris, sous la direction de Jean-Laurent Cochet. Enthousiasmée par le parcours de Gabriela ZAPOLSKA actrice et femme de lettres, elle a soutenu une thèse de doctorat à la Sorbonne à son sujet.
Gabriela Zapolska
Romancière, comédienne, chroniqueuse, journaliste, et polonaise. Sa vie est un roman, ou un opéra vériste, dont Gabriela Zapolska incarne le personnage principal. Issue de la noblesse, ses façons de femme libre ont choqué la Pologne catholique. Actrice déjà reconnue dans son pays,sonséjour àParis (1889-1895) estbref mais déterminant. Elle a 32 ans quand elle arrive en 1889. Ses débuts sont difficiles, elle est soutenue financièrement par la colonie polonaise assez importante à Paris. Elle change souvent d’adresses durant ses six années de séjour, elle passe des pensions modestes à des résidences plus confortables, mais elle est fidèle e aux 9e et 18 arrondissements de Paris, quartiers fréquentés et habitéspar les artistes,les écrivains et les comédiens…
Noëlle Guibert
ISBN : 978-2-343-10527-7 18 €
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Le Scribe cosmopolite Collection dirigée par Osama Khalil
Maquette de la couverture : Osama Khalil Illustration de la couverture Plakat Emile Fabre «L’Argent» 699929 n° 6 Collection de la Bibliothèque Jagellon de Cracovie
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Elżbieta KoślaczVirol Gabriela Zapolska actriceL’expériencefrançaise
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© Le Scribe l’HarmattanISBN : 9782343105277
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Mes remerciements à : Martine de RougemontHistorienne du théâtre et dixhuitièmiste francosuisse. Elle a dirigé l’Institut d’Etudes Théâtrales de la Sorbonne Nouvelle.Noëlle GuibertDirectrice de la BibliothèqueMusée de la Comédie Française et du Département des Arts du spectacle de la
Bibliothèque Nationale de France.
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Préface
Gabriela Zapolska, une artiste multipolaire
Romancière, comédienne, chroniqueuse, journaliste, et polonaise. Sa vie est un roman, ou un opéra vériste, dont elle incarne le personnage principal. Issue de la noblesse, ses façons de femme libre ont choqué la Pologne catholique. Actrice déjà reconnue dans son pays, son séjour à Paris (18891895) est bref mais déterminant. Elle a 32 ans quand elle arrive en 1889. Ses débuts sont difficiles, elle est soutenue financièrement par la colonie polonaise assez importante à Paris. Elle change souvent d’adresses durant ses six années de séjour, elle passe des pensions modestes à des résidences plus confortables, e e mais elle est fidèle aux 9 et 18 arrondissements de Paris, quartiers fréquentés et habités par les artistes, les écrivains et les comédiens. En 1891, elle s’installe avenue de Clichy non loin de Montmartre, on la retrouve rue de Parme, avenue Trudaine, enfin rue Tourlaque.
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A Paris, elle succombe au mirage français de la libération des convenances. Après avoir fréquenté le cours du comédien Vernon pour les étrangers, elle suit les leçons de Talbot, sociétaire de la ComédieFrançaise et de Marie Samary, pensionnairede l’Odéon et égalementsœur de Jeanne  modèle de Renoir  qui seravictime de l’incendie de la ComédieFrançaise en 1900. Femme de passion, l’écriture est son autre atout qui lui sert aussi de gagnepain, elle est impressionnée par Zola, romancier très renommé qui s’est faidet une spécialité l’histoire sociale.Elle lui associe ses ingrédients propres, exilée de son monde aristocratique, abandonnée des siens, reniée, abîmée par un mariage malheureux, un mari infidèle…Par goût, par nécessité aussi, elle se fait journaliste et envoie des articles aux revues polonaises, auCourrier de Varsovie, notamment, son observation est teintée d’une fausse naïveté et une vraie qualité critique un peu à la manière du persan de Montesquieu dont elle se joue. Désillusion et enthousiasme s’entremêlent, mais son propos est riche dans ce moment particulier des célébrations du centenaire de la Révolution française.
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Au cours de rencontres parisiennes elle élargit ses domaines d’intérêtarts plastiques. Elle visite aux l’Exposition universelle de 1889, c’est pour elle un émerveillement et une révélation. D’abord méfiante par rapport à la peinture moderne, ses premiers reportages sur l’exposition manifestent des goûts impressionnistes prématurés. Enthousiasmée par les salons de peinture, elle affine son jugement, rejette la peinture académique. Un voyage en Bretagne en 1894 lui dévoile d’autres esthétiques, concrétisées par une rencontre déterminante avec le peintre Sérusier qui transforme son regard, et l’introduit auprès du groupe des Nabis. Fascinée par les « silhouettes silencieuses » des paysans bretons, elle apprécie un art artisanal. Sérusier décore son appartement comme le font beaucoup d’artistes peintres de l’époque. Elle entretient une liaison avec le peintre, un mariage est envisagé. Aimant le monde, elle tient salon, reçoit artistes et comédiens. La collection de tableaux qu’elle réunit avec l’aide de riches compatriotes, apparaît aujourd’hui visionnaire, une approche artistique dont elle parle dans une lettre de 1894,
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