//img.uscri.be/pth/10282b37d65b7b3c08832624a5572ca63c3754e7
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 3,49 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : EPUB - MOBI

sans DRM

Historique des volontaires de l'Oise - Enrôlés pour la défense de la patrie en septembre 1792

De
274 pages

Les recherches faites à la mairie de cette ville et à la sous-préfecture ne nous ont rien fait connaître relativement aux noms des enrôlés volontaires.

On nous a représenté à la mairie le cachet du bataillon qui porte :

Nous avons à regretter d’autant plus l’absence des noms des volontaires de Senlis que le célèbre peintre Couture, né à Senlis (où il a ses ateliers dans une partie des bâtiments de l’ancien évêché), a commencé une immense et remarquable toile représentant les enrôlés volontaires de 1792, toile dont M.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


Voir plus Voir moins
Illustration

À propos de Collection XIX

Collection XIX est éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse…

Édités dans la meilleure qualité possible, eu égard au caractère patrimonial de ces fonds publiés au XIXe, les ebooks de Collection XIX sont proposés dans le format ePub3 pour rendre ces ouvrages accessibles au plus grand nombre, sur tous les supports de lecture.

Illustration

PAR ADOLPHE HOROY

Adolphe Horoy

Historique des volontaires de l'Oise

Enrôlés pour la défense de la patrie en septembre 1792

PRÉFACE

OU L’ON FAIT VOIR DE QUELLE MANIÈRE L’AUTEUR FUT AMENÉ A S’OCCUPER DE L’HISTORIQUE DU 13e RÉGIMENT D’INFANTERIE DE LIGNE.

A l’époque où je cessai mes fonctions notariales, j’employais mes loisirs à dresser un arbre généalogique de ma famille ; — il me fallut des renseignements que je puisai auprès de parents plus âgés et sur des documents authentiques. A cette occasion, il me fut adressé diverses fois cette réflexion : « Qu’il serait à désirer que je voulusse m’occuper, non-seulement d’un pareil travail, mais encore d’une biographie de notre brave oncle Louis Horoy, suivie d’une généalogie de la famille. »

J’adressai à M. le ministre une demande, afin d’être autorisé à consulter aux archives du dépôt de la guerre les documents propres à me renseigner sur les événements militaires auxquels avait pris part Louis Horoy, dit Montagne, parti en 1792 à la tête du 5e bataillon des volontaires de l’Oise, en qualité de chef de bataillon, ainsi que le constate son brevet, daté du bivouac de Looz (armée de Sambre et Meuse), du 4 fructidor an II de la République, — lequel brevet est signé par le général de brigade Friant, si célèbre depuis, qui commandait alors la division par intérim.

M. le ministre voulut bien faire droit à ma demande, et il m’autorisa par sa lettre du 20 décembre 1859.

Je me trouvai naturellement en rapport avec M. Turpin, attaché aux archives du dépôt de la guerre.

Aux différentes demandes que je lui adressai, il me répondit la lettre suivante :

 

« MONSIEUR,

 

La veille du jour où j’ai reçu votre aimable lettre, la notice qui l’accompagnait, le portrait ainsi que la brochure que M. l’abbé et docteur Horoy m’a fait l’honneur de m’envoyer, j’avais déjà commencé mes recherches pour retrouver les traces du brave Horoy. — Il est malheureux de le dire, Monsieur, mais les absents ont tort. Supposez Horoy blessé et non tué à l’assaut d’Acre, le brave commandant eût reçu bien certainement tout ce que Berthier, dans une revue, a dû lui promettre ; mais il meurt sur la brèche, on parle de son courage pendant plusieurs jours ; d’autres faits d’armes suivent, qui causent de nouvelles victimes dont on s’entretient également pendant quelques jours, et ainsi de suite. Alors les récompenses promises aux vivants d’hier sont données à ceux qui survivent, et qui, plus heureux, parviennent ainsi au faîte des honneurs et des dignités militaires.

Tel a été le sort du brave Horoy ; titres et dignités ont été donnés aux survivants, et aujourd’hui, qu’après soixante ans ses descendants ont tant de légitimes motifs de s’honorer de sa gloire passée et d’en faire revivre les preuves, on ne trouve rien d’écrit qui lui soit personnel, parce que lé jeune officier, encore perdu dans la foule, est tout à coup tombé comme tant d’autres de ses braves camarades, arrêtés comme lui au début d’une brillante carrière.

Je suis entré, Monsieur, dans ces détails de simple observation, pour vous expliquer l’absence regrettable du nom du brave Horoy dans nos documents officiels. Depuis plus de trente ans que je suis archiviste à la guerre, vous ne sauriez croire de combien de braves militaires j’ai constaté l’oubli.

J’ignore si, dans la copie des états de service qui vous a été délivrée, on a fait entrer les deux notes suivantes, signées en l’an IV par le général Ledoyen :

HOROY, Louis, chef de bataillon à la 13edemi-brigade.

Illustration

Il y aurait cependant un moyen de faire une notice assez complète du brave Horoy en faisant l’historique de la 13e demi-brigade, qu’il a, jusqu’au jour de sa mort, constamment honorée de sa présence. En suivant la marche du bataillon commandé par son chef, de 1792 à 1799, — l’histoire de l’un serait l’histoire de l’autre, dans le Nord, dans l’Ouest, en Allemagne, en Italie, en Egypte.

Je suis trop occupé par les recherches que nécessite la publication de la correspondance de Napoléon Ier, pour pouvoir me livrer à ce travail long et difficile.

Tout ce que je pourrais faire serait de vous guider dans votre travail et de vous communiquer les notes déjà préparées sur la 13e demi-brigade, notices incomplètes, et qu’il faudrait revoir à l’aide des documents de guerre que nous possédons.

Dans tous les cas, Monsieur, et quels que soient vos projets ultérieurs, vous me trouverez toujours disposé à faire tout ce qui sera en mon pouvoir, pour vous aider, à arriver au meilleur résultat.

Recevez, je vous prie, l’assurance de la considération très-distinguée avec laquelle j’ai l’honneur d’être votre dévoué serviteur.

TURPIN,

Archiviste au dépôt de la guerre. »

 

On voit facilement par cette lettre comment, par simple intérêt ou esprit de famille, j’ai été entraîné à commencer l’Historique du 13erégiment de ligne.

Ma dédicace au Ministre de la guerre et mon hommage aux braves enfants de l’Oise achèveront d’expliquer ma pensée et le plan de ce travail.

A

 

SON EXCELLENCE

 

M. LE MARÉCHAL RANDON

 

MINISTRE DE LA GUERRE.

 

 

 

MONSIEUR LE MINISTRE,

 

Pour vous témoigner toute ma reconnaissance de l’autorisation que vous avez bien voulu m’accorder, — et pour rentrer aussi dans l’esprit de la circulaire de votre prédécesseur, en date du 18 avril 1839, prescrivant d’écrire l’historique de chaque régiment. Je ne saurais rechercher une autre protection que la vôtre, Monsieur le Ministre, ni un nom plus autorisé que je puisse inscrire en tête de mon travail.

Napoléon, alors premier consul, dans son arrêté du 20 mars 1801, avait prescrit que, dans chaque chef-lieu de département, il serait élevé une colonne nationale sur laquelle seraient gravés les noms des braves défenseurs de la Patrie.

Cette grande idée ne reçut qu’un commencement d’exécution.

J’ai eu la pensée de suppléer, jusqu’à un certain point, par le présent travail, à la colonne qui devrait être érigée à Beauvais, en tirant de l’oubli le nom des braves volontaires de l’Oise, enrôlés au cri de la Patrie en danger !

Puisse, Monsieur le Ministre, ce souvenir de nos pères être conservé comme un digne exemple.

Tel est mon vœu qui, j’ose l’espérer, aura votre approbation.

 

Veuillez agréer,

Monsieur le Ministre,
l’expression des sentiments respectueux
de votre dévoué serviteur.

 

ADOLPHE HOROY.

HOMMAGE
AUX
VOLONTAIRES DE L’OISE

 

ENRÔLÉS POUR LA DÉFENSE DE LA PATRIE

 

EN SEPTEMBRE 1792.

 

 

Braves et rares vétérans1 qui avez assisté à cette grande et terrible époque de la Révolution, et particulièrement de l’invasion étrangère menaçant de fouler le sol de la France, notre chère Patrie, vous sentirez, je l’espère, votre cœur battre en retrouvant la trace de vos exploits, précédée de vos noms tirés de l’oubli.

Napoléon, comme vous, fit partie des bataillons des volontaires nationaux qui s’étaient formés en Corse ; et, après la malheureuse expédition de la Sardaigne, ne le vit-on pas rejoindre son bataillon de volontaires à Corté1 ? Aussi, devenu premier consul, Napoléon se souvint-il de la reconnaissance que devait la Nation aux braves défenseurs qui avaient volé sur nos frontières, et payé pour la plupart de leur sang leur dévoûment à la Patrie.

C’est pourquoi il prescrivit, par son arrêté, qu’il serait élevé une colonne triomphale et départementale sur laquelle seraient gravés les noms des braves de chacun des départements de la France.

Un commencement d’exécution eut lieu ; mais les événements se succédèrent si rapidement à cette remarquable époque, qu’on a mis en oubli cette généreuse pensée.

A diverses dates, Napoléon Empereur revint à cette première idée, sous une autre forme il est vrai. C’est ainsi qu’il décida l’édification d’un temple à la mémoire des braves morts au champ d’honneur.

Ce temple devait s’appeler Temple de la Gloire2.

L’inscription des illustres généraux qui figurent sur l’Arc de Triomphe de l’Étoile n’est-elle pas un diminutif de cette pensée ?

1. Fastes de la Légion d’honneur, pages 171 et 172.

2. Aujourd’hui l’église de la Madeleine.

Les signalés services que vous avez rendus à la Patrie, Enfants de l’Oise, méritent à coup sûr que vos noms passent à la postérité et vivent dans le souvenir de vos proches, de vos amis et de vos compatriotes.

Aussi me suis-je attaché à faire toutes les recherches possibles pour n’omettre aucun nom. Je me suis transporté aux mairies des chefs-lieux de districts où ont eu lieu les enrôlements des volontaires, à Noyon, Compiègne, Crespy, Senlis, Clermont et Beauvais ; — j’ai compulsé les archives de la Préfecture, et c’est après un long travail que j’ai pu arriver à retrouver les noms des braves volontaires.

Il existe malheureusement des lacunes et des oublis, mais cela tient à l’absence de documents, notamment à Senlis. Je suppléerai autant que possible par les renseignements verbaux puisés aux sources locales.

La reconnaissance de la postérité ne sera pas désormais pour vous un mot dépourvu de toute signification et de toute valeur.

LISTE
DES
ANCIENS ENROLÉS VOLONTAIRESDEL’OISE
PARTIS EN 1792,
EXISTANT ENCORE AUJOURD’HUI
OCTOBRE 1862

Illustration
Illustration
*
**

LISTE DES VOLONTAIRES
DU DÉPARTEMENT DE L’OISE (EN SEPTEMBRE 1792).

 

 

LEVÉE DE 30 000 HOMMES
POUR LA FORMATION D’UN CAMP DESTINÉ A RENFORCER LES ARMÉES
DU RHIN ET DE SAMBRE-ET-MEUSE.

Illustration
Illustration
Illustration

1e COMPAGNIE ARMÉE
PARTIE DE BEAUVAIS POUR REIMS LE 9 SEPTEMBRE 1792.

Illustration
Illustration
Illustration
Illustration