Hugo et Thersitès : aux démagogues / par Jules Condé

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impr. de E. Luton (Reims). 1870. 1 vol. (52 p.) ; in-16.
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Publié le : samedi 1 janvier 1870
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Dos ]ialahrilas con portion de usled.
IRIAUTE.
Je m'empresse de le dire : les vers suivants furent
écrits à l'occasion des morts violentes, et des sur-
excitations politiques causées, depuis près d'un an,
par un journalisme éhonté. Où allons-nous? et que
nous veulent ces affreux gazetiers, ces pamphlétaires
de la rue, ces démolisseurs aussi acharnés à vouloir
détruire qu'inhabiles à réédifier ? 11 n'y a pas encore
bien longtemps, on les a vus à l'oeuvre ; pour dé-
livrer un des leurs, le grand Thcrsitès, ils ont
soulevé, ils ont remué qui? quoi? Je n'ose l'écrire
ici ; et la risée do l'Europe entière a déjà fait
justice de leurs immondes barricades, les seules
désormais qui soient dignes d'eux.
A. D.
HUGO ET THERSITÈS.
i
J'écrivais, l'autre soir, à mon ami Degrave' :
Si Jean Lerouge est mort, il reste Jean Leblanc.
Puis, quand ces bateleurs, las de jeter leur bave,,
S'entretueraient, le mal pourrait-il être grand?
Non; mais que Thersitès ', l'odieux pamphlétaire,
Qui ne sait rien de rien, pas même son français,
L'insulteur de l'enfant, l'insulteur de la mèreJ,
Que lui'surtout s'égorge avec un portefaix.
0 spectacle navrant ! Comme un coeur se soulève
De dégoût à l'aspect de ces hideux sauteurs
Huant le bien, le beau, sans vergogne et sans trêve,
Et des vils appétits se faisant les flatteurs !
, ' — G -
À quoi bon tant de fiel, de colères atroces?
A quoi bon tant de baine et ce sang sur vos mains?
Si, lâchement poussés par vos instincts féroces,
Vos coeurs n'enferment plus nuls sentiments humains :
Allez... Soyez maudits de l'âme honnête et pure;
Faites, sur vos pareils, tomber votre fureur;
Mais ne nous jetez pas à la face l'ordure
Que suinte votre plume, ignoble d'impudeur.
. Honte à vous! Vos journaux et vos pamphlets infâmes
Versent sur l'atelier leurs poisons dissolvants;
Et j'ai vu tour à tour, chose affreuse, deux femmes
D'un seul l'ère Duchêne offrir jusqu'à cinq francs.
Cet envieux Ranplan, — et cette Farfadaise
Libelle crapuleux,— sont-ils assez vendus?
Oh ! comme Jupiter-Hugo doit s'enfler d'aise
Que nous, Français, soyons aussi bas descendus .1
Car le conteur charmant, l'adorable poète,
Si sublime 4 parfois, si tendre 5, si rêveur 6,
Combat aux premiers rangs pour venger sa défaite,
Et dans des vers grossiers devient vil insulteur.
Plein d'un orgueil jaloux, et renversant à terre
Les dieux qu'il encensa jusqu'à son âge mûr :
Le voilà démagogue ', ami du grand Voltaire ";
Ni chrétien, ni brahmane, et de rien n'étant sûr.
Sans règle aucune et sans conviction profonde,
A ses yeux tout est beau; rien de faux, rien de vrai;
Et son oeuvre, dès lors, de plus en plus abonde
En défauts : le niais 9, l'antithèse, l'outré...
Oh ! combien, aux beaux jours de ta longue jeunesse,
Plus sublime, plus grand tu nous apparaissais ;
Quand, armé de ta lyre et rayonnant d'ivresse,
Comme Homère et Milton dans les cieux tu planais!
Ou que tu racontais et la grâce divine,
El le rire céleste et les pleurs de l'Enfant ">;
La prière à genoux de ta Léopoldine ",
Et ses doux baisers d'ange à ton front triomphant ;
Ou que, dans un roman de forme magistrale ",
Ton souffle repeuplait Paris et la Cité ;
Et que tu redisais la vieille cathédrale
Avec son beau portail dans la pierre sculpté.
Tu chantais ; à ta voix, des doux esprits l'élite :
De Vigny, Sainte-Beuve et les frères Deschamps
S'empressaient d'accourir; comme au temple un lévite,
Toi, tu leur révélais le secret de tes chants".
Au théâtre, le soir, dans la foule enivrée
Si tu passais, chacun te montrait de la main '«;
Car ton drame ' ' calmait la blessure sacrée
Dont saigne bien souvent le pauvre coeur humain.
Tu n'étais pas alors descendu jusqu'au sage (a)
Marquis Thersitès qui la Drôlesse ie créa ;
Et duquel chaque phrase emplissant une page
N'a de prix qu'au fumierqu'elle nous importa ".
Pour singer Juvénal '», pour servir tes rancunes,.
Tu n'avais pas alors hurle tes Châtiments' 9;
Et ton Homme qui rit!", composé.dans tes lunes,
Devait, avant de naître, attendre encor vingt ans.
(a) Imité dans cette strophe le style de Thersitès ; j'espère
bien n'avoir réussi qu'à demi.
— 9 —
Tu n'avais pas non plus modulé sur ta lyre
De tes Chansons des'bois les vers polis, mais creux"r
Ni même élaboré ce trop fameux Shakespeare,
Où l'enflure et le faux semblent si bien chez eux".
Mais... quels tableaux puissants offrent tes Misérables!
Ces champs de Waterlo, comme mon oeil les voit!
Et sur Cosette enfant, quels récits adorables !
0 génie, à genoux, je tombe devant toi !
II
De tes contemporains comme toi pleins de gloire,
Seul tu restes debout, vaincu, mais indompté ;
Sans doute pour cueillir le laurier dérisoire
De faux martyr du droit et de la liberté ;
Ou bien peut être aussi pour voir tomber l'Empire :
Se venger est si doux, même au coeur de nos dieux.
Oh ! comme après ce jour ta grande âme soupire,
Et comme on te verrait revenir radieux
— 10 -
Dans ce Paris charité par ta lyre sonore,
Au sein d'un monde aimé de tous les beaux esprits.
Mais, citoyen Hugo, veuillez attendre encore :
L'Empereur n'est pas prêt ; avez-vous bien compris?
Ne vous leurrez donc plus d'une folle espérance ;
A plus tard remettez ce retour glorieux :
Nous ne saurions souffrir que notre chère France
Retombât, de sitôt, aux mains des factieux.
Assez de notre sang, dans les deux républiques,
A coulé. Nous voulons l'Ordre et la Liberté;
Un Pouvoir réprimant les excès politiques,
Le Progrès lent, mais sur ; et le Droit, respecté ;
Et puis l'Instruction, l'Eglise et la Famille ;
Et que l'on soit honnête, intelligent et fort ;
Et qu'autour du mot France une auréole brille
Comme autour de ton nom, ô poète Victor.
Car nous aussi l'aimons, cette France si belle
Que nulle nation ne saurait surpasser.
Toujours, toujours en nous son image fidèle
Sera vivante, et rien ne viendra l'effacer.
- 11 —
Cher pays où l'on a sa bonne.et sainte mère2',
Ange qu'il est si doux de presser sur son coeur ;
Où grandit notre enfant; où, dans le cimetière,
Dort quelque bien-aimée avec notre bonheur !
Le pays de Corneille, âme grande, héroïque",
Et du profond Molière 26, un autre demi-dieu,
Et du Corse puissant que ta muse homérique
Chanta pour avoir mis quinze ans l'Europe en feu".
Est-ce bien entendu '? Ce pays de la gloire,
Doux nid où tour à tour chacun de nous est né,
INOUS l'aimons, connaissant assez bien son histoire ;
Et désirons qu'il soit sagement gouverné.
Mais nous ne voulons pas que d'ineptes sectaires,
Sans respect pour les dieux, les prêtres et les rois!",
Viennent, en se targuant des faveurs populaires,
Nousiinposer leurs moeurs,leurs dogmes et leurs lois.
Loin de nous ces tribuns au teint cadavérique !
■Ces Gâtons sonnant faux, ces pitres insolents ;
Car ils furent partout une honte publique,
Alors qu'ils se ruaient au pouvoir, tout sanglants.
- 12 —
Voyez Quatre-vingt-treize, histoire d'horreurs pleine;
Lisez donc Mérimée et Salluste et Cantù :
Ces guet-à-pens, ces vols, cette tuerie humaine
Fontdresser les cheveux...Mais au coeur le sang bout
En songeant qu'un Octave, un Sylla, vendeurs d'àme,
Qu'un hideux Marius, les fauves égorgeurs
Saint-Just et Robespierre, et ce Marat infâme
Des peuples se faisaient les plats adulateurs !
III
Ah ! ne permettons pas qu'ils détruisent le temple :
L'impuissance est leur fait, car nous les connaissons.
N'en ont-ils pas donné souvent le triste exemple?
N'en ont-ils pas reçu de terribles leçons ?
Quand l'Empire a pour soi la force, la justice,
Et des honnêtes gens le concours et l'appui :
Qu'un lien solidaire à jamais nous unisse ;
Au progrès social ne marchons qu'avec lui.
- 13 -
Economie et paix, travail, liberté' sage,
Stabilité : voilà ce que nous demandons ;
Et toujours nous saurons détester l'esclavage,
Qu'il vienne du bas peuple ou des Napoléons.
Mais que tes ennemis, noble chef de la France,
Osent d'un despotisme odieux t'accuser ;
Sachant leurs vains projets, leur coupable espérance,
Nul d'entre nous par eux ne se laisse abuser.
Et comme dans la nuit, dans la forêt profonde
Le voyageur errant à son guide a recours ;
Comme un vaisseau battu par les vents et par l'onde
Du pilote prudent appelle le secours:
Dans ces ébranlements du monde politique,
Dans ces grondements sourds qui menacent au loin;
D'un guide aussi, d'une âme ardente et pacifique,
D'un bras ferme, ô Louis, nous sentons le besoin.
— 14 —
PETIT COMMENTAIRE.
(1) C'est bien incidemment, je vous assure,,
que je mets le pied dans le pays de la politique;,
aussi, j'espère ne pas y séjourner longtemps.
J'aime fort peu ce pays très-plat, où le ciel est
souvent si sombre ; et où, à l'heure qu'il est,
l'homme mal peigné et mal élevé se permet des
choses tout à fait excentriques. Puis, bien que la.
reine de cette contrée-là soit des plus faciles à
courtiser, il n'est pas toujours bon de s'occuper
des faits et gestes de Madame; et c'est surtout
relativement à elle que l'on peut dire avec le
poète :
Pochi si son del silenzio penliti,
E dell' aver troppo parlato, inflniti.
Sage précepte, dont je tâcherai de faire mon
profit.
(2) Avez-vous, comme moi, le bonheur de lire
Homère dans le texte? Si vous l'avez, la scène
suivante est sans doute bien gravée dans votre
imagination :
Le roi des Grecs Àgamemnon, entouré de son
armée et de ses chefs, tenait son conseil. On dis-
cutait sur les moyens de prendre la ville de Troie
qui s'entêtait au point de ne pas vouloir se ren-
dre, et chacun donnait son avis. Non loin, dans
un groupe, se trouvait un brave ou un gueux
appelé Thersitès. « Il était, dit le rapsode, boiteux
» d'un pied; il louchait; il avait les épaules voû-
» tées et ramassées sur la poitrine. Sa tête, qui
» allait en pointe, était couverte d'un poil ras. »
(Ilias-B.)
On le voit, il ne lui manquait, pour être un
très-beau garçon, que d'avoir le teint plus livide;
car je suppose que, s'il eût ressemblé à un Grec
fossile ou antédiluvien, le bavard et méticuleux
Homère n'eût pas manqué de nous l'apprendre.
Thersitès donc, armé de tous ces avantages,
et, de plus, d'une langue bien affilée, .criaillait,
glapissait, braillait, se démenait contre Agamem-
non, le grand roi. Il disait que c'était un tyran,
— 1G —
un enleveur d'esclave, et que eux, les Achéens,
étaient bien bêtes de l'écouler; que c'étaient
non des Achéens, mais des Achéennes; bref,
qu'il fallait planter là le sire, remonter sur les
vaisseaux et repartir pour la Grèce. Mais comme
il déblatérait haut, trop haut pour son malheur,
le rusé Ulysse l'entendit ; il vint à lui pian piano ;
puis vlan ! un bon coup de sceptre (c'était un
bâton doré) entre les épaules du malencontreux
insulteur; ce quilui fit une bosse et fit rire toute
l'assemblée, ajoute le poète.
Il faut vous dire que ceci se passait il y a envi-
ron 3000 ans, d'après la chronologie bénédictine.
Eh bien ! croiriez-vous (si vous ne professez pas
la doctrine de la métempsycose) que le Thersitès
de ce temps-là n'est pas le moins du monde
pourri, qu'il existe encore comme vous et moi;
qu'il est actuellement à Paris, bien mangeant,
bien buvant, fumant des londrès? Un peu moins
affreux qu'autrefois, assure-t-on, d'une tournure
plus élégante, d'une figure très-pâle. Il est plus
insolent que jamais, et je sais qu'il injurie toujours
ses chefs, même leurs petites femmes gentilles,
et qu'il prêche l'insubordination, la révolte,
- 17 -
l'ochlocratie ; seulement, c'est à la tribune ou
dans les gazettes, car monsieur Thersitès a main-
tenant à son service des tribunes et des gazelles.
L'autre jour, il faillit recevoir d'un autre Ulysse
plus qu'un coup de bâton doré, et il s'en est
fallu de peu que...; mais, au lieu de m'étendre
en prose sur cette particularité, je vais rimer
quelques vers qui devront y avoir trait. Ce sera
mon petit coup de sceptre à Thersitès.
(3) Uinsulleur de l'enfant, l'insuUeur de la
mère. Oui, l'insulteur; car je n'ai pas au bout de
ma plume d'autre expression pour sligmatiser la
conduite de cet homme. Quoi 1 Thersitès, lorsque
vous outragez une femme, rien ne crie en vous
que votre action est vile ! car, si vous n'avez
pas d'épousé, peut-être vous souvenez-vous de
votre mère. Est-ce que, dans ces luttes politiques
où vous combattez, non comme un adversaire
courtois et bien élevé, mais comme ces bandili
que l'on traque dans les défilés de la montagne;
est-ce que vous avez perdjHC-senpm^nt de toute
dignité humaine ? Ou séri£Vv6u§; p^/aature et
par goût, semblable è/oës^ ê^>sa^s'îém qui se
— 18 —
révoltent contre les lois'de l'honneur'et contre:
les nobles inspirations de la conscience? Vous,
insultez l'enfant, coupable seulement envers vous
du crime de devenir un jour votre roi; sans
penser que votre fille a droit au respect de tous;
et que vous sauriez châtier celui qui oserait, par
ses calomnies, la livrer au mépris public. Il faut
donc, Thersilès, que vous haïssiez bien, et qu'à
vos yeux il n'y ait plus rien de sacré pour traîner
dans la bouc celle qui devrait avoir l'affection de
tous, parce qu'elle le mérite, parce qu'elle s'est
montrée bonne, charitable, courageuse et dé-
vouée. Sans la connaître, vous la poursuivez de
votre haine odieuse; sans la connaître, vous osez
jeter sur tout ce qui l'entouré et sur elle le
regard jaloux et méchant du délateur. Ah! n'en-
viez pas son sort, n'enviez pas le diadème qu'elle
porte, ne le désirez pas pour les vôtres; et-
souvenez-vous des paroles ailées de votre divin
Homère, nous racontant la misère des rois. A
eux, dites-vous, la puissance, la gloire, la satis-
faction de l'âme et des sens, car l'envie vous
ronge, Thersitès. Moi, qui ne les connais pas
plus que vous et dont le fils sert comme simple
soldat dans leur milice, je vois, perpétuellement
suspendue au-dessus de leur tête, la formidable
épée de Damoclès ; ils tremblent, ils ne vivent
pas, eux, les maîtres de la terre. Mais les reines
qui, comme la vôtre, n'ont pas reçu des dieux
cette impudente audace que vous lui prêtez
gratuitement, celles-là sont loin d'être toujours
heureuses, d'être toujours souriantes et gaies,
et bien souvent « elles ont été vues pleurant
» comme de simples femmes. »
Mais ces mots d'un grand poète, qui plus d'une
fois entendit leurs sanglots, ces mots ne sauraient
vous émouvoir, Thersitès. Car, désormais, vous
ne pouvez aimer, vous ne pouvez chérir que la
fange épaisse et hideuse où vous êtes tombé. Au
lieu d'en sortir, il faut chaque jour vous y
enfoncer davantage. Là, noble Thersitès, conti-
nuez à combattre vos vils adversaires ; et que les
traits envenimés, lancés par vous, ne retombent
que sur des innocents de votre espèce !
(4) Voyez : 1° Ce qu'on entend sur la montagne
(Feuilles d'aut)...
— 20 -
2° Ces vers (12mo feuille d'aut.) :
En vain vos régions l'environnent sans nombre,
Il n'a qu'à se lever pour couvrir de son ombre
A la fois tous les fronts.
Ce n'est pas modeste, mais c'est vrai.
3° À la colonne (cha. du Crépuscule).
4° Sunt lacrymse rerum (Ray. et Ombres).
5° Ces vers des Voix inlér., écrits en face de
l'Océan :
Amour doux et puissant qui toujours m'est resté,
Et cette grande mer est petite à côté.
6° Et d'Homère à demi dans les deux.
7° Noces et festins (Ch. du Crépuscule).
8° Explication. — Ecoutez, je suis Jean. —
(Contempl.)
9" Dans Mélancholie (Contempl.), cette image
sublime :
Et rien ne reste plus qu'un Christ pensif et pâle,
Levant les bras au ciel dans le fond de la salle.
Au reste, toute la pièce est admirable, au point
de vue poétique.
10° El dans la Conscience (Lég. des siècles) :
L'oeil était dans la tombe et regardait Caïn.
— 21 —
\{° L'oncle et l'ombre (Miser.), etc.
12* La mort de Giliatt (Travaill. de la mer),.
(5) J'ai surtout remarqué :
1° Mort du duc de Berry (Odes).
2° Oh ! votre oeil est timide (Feuilles d'aut.).
3° Mère, l'enfant qui joue (Rayons et ombres).
4° A une jeune femme (Id.).
5° Tristesse d'Olympio (Id.).
6° 0 mon enfant (Contempl.).
7° Elle me dit un soir (Id.).
8° J'ai bien assez vécu (Id.).
9° Ch. Vacquerie (Id.).
10° A M»c Louise B. (Id.)
11" Claire (Id.).
12° Sous les arbres (Id.).
13° A celle qui est restée en France (Id.).
(6) 1° Allons, dit-elle encore (Rayons et
ombres).
2* Oceano nox (Id.).
3° La Statue (Id.).
4° Oh ! n'insultez pas (Chants du Crép.).
. 5° A quoi je songe? (Voix intér.)
6» Ponto (Contempl.).
7° A quoi songeaient (Id.).
8° Oui, je suis le rêveur (Id.).
(7) Voir les Contemplations. On y lit ce qui
suit :
Parce que j'ai pleuré, je pleure encor, qui sait?
Sur ce pauvre petit, nommé Louis dix-sept.
Il est triste de penser que les opinions poli-
tiques amènent une âme naturellement sensible
et généreuse à faire des vers de cette sorte. C'est
un défi jeté à la pudeur, à tout ce qu'il y a de
noble en nous. Ou plutôt, ce sarcasme sans nom
n'est que sur les lèvres du poète : son coeur le
répudie.
(8) Ce revirement du poète vers la philosophie
matérialiste se fait déjà remarquer dans les
Contemplations. Désormais Yoltaire ne sera plus
un « singe de génie », mais un grand homme,
une sorte de Jésus. Le fait est que l'auteur de
plusieurs chefs-d'oeuvre en prose et en vers,

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