Invasion des Prussiens. Numéro 2 / , par Stanislas Guilbert

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Impr. de Catillon (Vernon). 1871. In-8° Pièce.
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Publié le : dimanche 1 janvier 1871
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NI 2 10 CENTIMES LE NUMERO
INVASION
DES
PRUSSIENS
PAR STANISLAS GUILBERT
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m-ée Francaise en Suisse.
- DéfeD,se. de^OTtateaudmi. - Bataille cbe Coulmiers. -
Prise d'Orléans.
Bataille de ontretout. - Combats sous Metz.
Héroïque défense de Chàteauduii.
MASSACRES, PILLAGE, INCENDIE, VIOLS.
(SUITE)
Dans une autre maison, des soldats entrentdans la chambre d'un malade qui
se trouvait dans l'impossibilité de se lever, ces barbares mettent le feu à son
lit et sans s'inquiéter des cris du moribond, courent incendier la maison
voisine; partout, dans toutes les rues, on ne voyait que soldats enduisant de
pétrole les habitations et y mettant le feu avec des torches.
Cependant vers deux heures du matin, les Prussiens furent pris d'une telle
panique, qu'ils abandonnèrent la ville et ses décombres pour aller camper
au dehors jusqu'au matin, laissant sur place les cadavres et les soldats trop
ivres pour marcher.
Le lendemain l'ennemi occupa militairement la cité et compta ses morts.
L'ambulance française fut très-maltraitée. Les docteurs Deloulme et Vigou-
roux ainsi qu'un pharmacien, furent battus et quelques jours après rete-
naient meurtris de contusions.
Lorsque le général de Thann apprit le petit nombre de ceux qui avaient
défendu Châteadun, il s'arracha les cheveux de colère, traitant de lâches les
officiers de son entourage.
- 10
Le chiffre des pertes subies par les Prussiens dans cette mémorable
journée, fut de 2,378 hommes tués ou blessés.
Nos pertes ne furent que de 200 hommes, sur lesquels, 30 hommes et leur
capitaine se rendirent prisonniers sans brûler une cartouche, et après avoir
passé la journée dans un jardin clos de murs.
A partir de ce jour, les Allemands surpris que les francs-tireurs pouvaient
faire une semblable résistance, cessèrent de les fusiller.
On pourra juger ce que fut le combat dans cette triste, mais glorieuse
journée pour nos armes ; lorsque l'on pense, qu'il a été brûlé environ
60,000 cartouches. En baltant en retraite nos soldats noyèrent dans le Loir,
trois barils de poudre, qui restaient encore, et qu'ils ne voulurent point laisser
à l'ennemi.
Le corps d'armée qui attaqua Châteaudun était fort de 12,000 hommes,
de vingt-quatre pièces de canon et de deux obusiers, sous le commandement
du général Von Wittig, et du chef d'état-major Okentki.
Toute la partie de la ville, comprise entre la gare et la place, fut brûlée, le
reste de la ville livrée au pillage, et ils commirent des viols sur une bonne
et une novice.
Le bataillon qui se comporta si bien, à Châteaudun, se reposa quelques
jours à Nogent-le-Rotrou, c'est là qu'il reçut les témoignages de satisfaction
du ministre, s'y reconstitua, à l'aide de recrues faites dans la contrée, puis
il fut attaché au 16e corps, à qui il servit d'édaireur. Il fit partie de
l'armée de la Loire que commandait Chanzy.
Quoi qu'il en soit ce bataillon restera toujours, le bataillon de Châteaudun.
Pour perpétuer le souvenir de cette défense héroïque, un monument inau-
guré le jour anniversaire, le 18 octobre 1871, donne un souvenir à tous les
corps qui ont participé au combat.
Enfin la France peut être glorieuse, et s'honorer de la défense énergique
de cette cité, où 1,000 hommes, se battirent pendant une journée et la nuit,
contre 12,000 hommes munis d'une bonne artillerie.
Malheureusement trop peu de villes, ont fait comme Châteaudun et au
Jieu de se défendre se sont lâchement rendues. <̃ «-•
FIN DE CHATEÀuDeN.
llataillc de Cotilmicrs. - Prise d'Orléans.
C'était le 9 novembre 1870. Les trompettes sonnaieat, les tambours
battaient se chargeant de nous réveiller. ",
Toute la troupe, debout à ce signal, aspirait avec impatience de se mesurer
avec les soldats du roi de Prusse.
« Oui, disaient-ils, c'est aujourd'hui que nous allons nous venger. »
Il faisait froid, de ces froids humides qui glacent, chaea* battait la semene
pour se réchauffer.
Bientôt tout le monde eût pris son rang.
La 3e division formait l'aile gauche du 15e corps d'armée, qui venait d'être
opiacé sous les ordres du général d'Aurelles de Paladine, commandant en

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