Invasion des Prussiens. Numéro 4 / , par Stanislas Guilbert

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Impr. de Catillon (Vernon). 1871. In-8° Pièce.
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Publié le : dimanche 1 janvier 1871
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N° 4
10 J»I4ÎIMES LE NUMÉRO
ry\A\ION
- ; -
PR ITSSIENS
PAR STANISLAS GUILBERT
5 LIVRAISONS. — UN NUMÉRO PAR SEMAINE
SOMMAIRE :
Entrée de l'armée Française en Suisse.
— Défense de Châteaudun. — Bataille de Coulmiers. —
Prise d'Orléans.
Bataille de Montretout. — Combats sous Metz.
Combats sous Iletz. — Saint- Privat-la-Montagne.
(SUITE)
Le prince de Wurtemberg à la tête de la garde, reçut la mission de
commander.
Il franchit rapidement le terrain qui séparait Mars-la-Tour, de Domourt,
puis se dirigea vivement vers Saint-Privat, établit des communications avec
les saxons, qui furent bientôt prêts à le soutenir.
En même temps il ouvrait sur nos troupes les feux de 84 pièces d'artillerie.
A l'ouest, vers Batilly et Coinville, des colonnes profondes opéraient le
mouvement de concentration, ordonné par le prince Frédéric-Charles.
Au nord, du côté de Montois et de Roncourt, d'autres troupes ennemies
enlevaient quelques obstacles et dictaient leur marche à celle du prince de
Wurtemberg.
Nos troupes s'aperçurent bientôt quelles étaient abandonnées à elles-
mêmes.
Plus de cartouches pour rendre à l'ennemi ce qu'il envoyait; les artilleurs
n'avaient plus de gargousses pour charger leurs canons !
Il y eut un moment de tristesse, de désespoir, qui parcourut tous les rangs ;
ils n'avaient plus le moyen de mourir en se défendant.
— 26 —
De pauvres soldats n'ayant plus une seule cartouche à brûler contre les
prussiens, sanglottaient de rage.
La détresse, le désespoir étaient arrivés à leur comble ; tandis que l'en-
nemi mitraillait de tous côtés, beaucoup de nos soldats, n'ayant plus rien
dans la cartouchière, saisissaient leur arme, devenue inutile, par le bout du
canon, s'élançaient vers l'ennemi, et tombaient sous les balles auxquelles ils
ne pouvaient plus répondre !
Les masses allemandes continuaient de descendre dans la plaine. Saint-
Privat était en ruines, il n'y avait plus que-dès débris amoncelés les uns sur
les autres.
Canrobert se multiplie et anime par sa présence, le courage de ce qui lui
reste du 6e corps. ,
Les soldats manquant de munitions se baissaient et cherchaient dans les
gibernes des blessés et des morts, les quelques cartouches qui leur restaient.
La lutte devint sanglante et terrible, chaque maison devint une forteresse
qu'il fallait prendre d'assaut ou incendier, chaque Qbstacle, chaque pan de
mur était défendu, enlevé, repris, mais .c'était un carnage épouvantable au
milieu de ces ruines, deux armées se tuent, se massacrent avec une rage
tenant du délire 1 -
Enfin Canrobert décida la retraite, ses troupes détruites par la mitraille
se retirèrent en désordre, le désespoir, la haine se lisaient sur tous les
visages.
Ge mouvement de retraite roolpromettaille 4e corps dont le.tlapc se trou-
vait à découvert. Bientôt la consternation s'empara de l'armée entière.
L'ennemi avait réussit à opérer tous ses mouvements.
Le 12e corps saxon, formant-fa gauche de l'ennemi, avait tourné le champ
de bataille, s'était présenté au nord de Saint-Privat, et avait attaqué notre
6e corps.
Nos troupes étaient attaquées par cinq colonnes, cependant elles furent
longtemps trop éloignées pour frapper un grand coup.
Puis la garde, après une démonstration vigoureuse sur notre flanc, avait
de concert aye 188 saxons attaqué l'extrémité de notre aile droite..
L'avant-garde du 12e corps prussien, ayant dépassé Saint-Ail, tourna le
village de Fontaine, pour se porter sur les retranchements de droite de
Saint-Privat, puis vint la colonne avec-son artillerie à laquelle vint se joindre
celle du 1 Oe corps.
.A six heures du soir, le corps du général. Canrobert se trouvait gravement
cômpfrbîfiis. - 1 -, .L
Ce corps ne possédait qu'une partie de son artillerie et peu de munftkm&i
pour répondre aux feux puissants'des anemands. "- '-- i - -
''pÓufuctmib-Ie de a La dmiraul.t'était attaqué par fles. forces consi-
dérables,, et ne put porter èCQflPs à Canrobept, qui étaft-demeuré seul -à
lutte? contre ctes forces beaucoup trop supérieures, p^uf* .qu'il' espérât les
rai n tre.
L'ennemi donna Quelques instants de répit, aVafttJéprouvé- du grandes
pertes, il attendait l'entrée en ligne-de bataille da 3e corps prussien.
- tè- corps grâce aux accidents 8 terrain longeait les bais, il-déboucha à sOn
tour. et vint réunir ses forces à celles du ge corps.
Après-div^r^cô'rffbats-sangrtents, o^iiios- Irbuptes avaient dËpué Pes Com-
binaisons de l'ennemi sur leur droite, le prince Frédéric-Charles, qui- avatt
rëuîfrtnvirdft- 86,OÔ'Oftoitïmes, lesftmça sur Sâiht-Pi'ivaL'
La résistance énergique dé nos troupes frt longtemps balancer 1B c 3u&?es,
mars contre un étiltemt dix fqis supéHeur; il était impossible- de faincre,.
aussi il devint bientôt définitivement maître de la position.

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