J'avais juste besoin d'amour

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Lysa, âgée de seulement 4 jours, décide de partir à la recherche de l'amour de ses parents.
À travers des rencontres touchantes et atypiques, qui l'emmèneront quarante-trois ans plus tard dans le futur, elle tentera de résoudre la cause des embûches qui se sont dressées sur sa route.
Cette quadra en couche-culotte parviendra-t-elle à obtenir ce précieux sésame ?
Ira-t-elle jusqu'à changer le cours de sa triste vie, dénuée d'émotions fortes et de tendresse ?
Voici un roman touchant où se mêlent des personnages à la fois réels et imaginaires ; un appel à se connecter à son guide intérieur pour progresser sur son chemin de vie, caillou après caillou... sans jamais renoncer.


Publié le : vendredi 25 septembre 2015
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782334009416
Nombre de pages : 72
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ISBN numérique : 978-2-334-00939-3
© Edilivre, 2015
dicace
À mes deux amours, Pauline et Antoine. À mes parents. À moi.
Introduction
Je suis née un jour de canicule, un vingt-deux juillet 1970 dans la Sarthe. Le pays des rillettes et des vingt-quatre heures. Quoi de plus banal me direz-vous. Ma naissance se déroule comme une lettre à la poste, en un éclair. En deux temps trois mouvements, les pieds bloqués dans les étriers, me voici expulsée du ventre douillet de ma mère. Elle n’a pas le temps de réaliser qu’elle vient de mettre au monde une petite fille. Pendant sa grossesse, elle est renforcée dans cette idée par le pouvoir magique d’un pendule de fortune que ces collègues incrédules font tournoyer au-dessus de sa main innocente. Elle est au comble du bonheur ; après son petit Alexandre, un deuxième garçon occupe désormais ses pensées. Elle remplit les étagères de layettes bleues tricotées avec amour et confectionne des chaussons douillets pour les petons fragiles de sa future progéniture. Elle s’imagine déjà, baladant ses deux bambins avec la douceur d’une louve et l’amour maternel au fond des yeux. Je devais naître garçon et ma mère découvre avec tristesse que son petit bonhomme est dépourvu de pénis et de testicules ! Son petit Jérôme elle en rêvait, mais c’est bien moi qui pointe le bout de mon nez et qui pousse mon premier cri de fille. Je lui joue un si vilain tour qu’elle mettra deux jours à réaliser que son petit garçon follement rêvé et déjà idéalisé ne verra jamais le jour. Un deuil, une mort subite, un coup de bambou derrière la tête. Je suis inconsciemment rejetée dès les premières heures de ma vie et sans identité. Moi la petite fille sans nom, je réalise que la vie vient de me jouer un vilain tour. Je me sens seule, dépourvue de tendresse, délaissée dans un coin de mon berceau bien trop grand pour moi, petit être frêle qui n’a pas demandé à vivre. Je ne peux compter que sur moi désormais. Je viens de voir le jour et je décide solennellement, en ce jour du 25 juillet d’aller chercher l’amour de mes parents, quoiqu’il m’en coute.
Il n’y a pas de chemin vers le bonheur, c’est le bonheur qui est le chemin.
Eykis
Première rencontre
Un homme s’approche de moi et me murmure timidement à l’oreille « bonjour jeune demoiselle, il parait que tu viens de naître et que je suis ton père » – Mon père, mais qu’est-ce qu’un père ? – Un papa se doit d’être la personne qui aime son enfant et lui inculque les valeurs de la vie avec tout respect et écoute. L’homme qui est censé te donner les soins et l’attention appropriés à chaque moment de ta vie d’enfant. – Mais alors pourquoi quand je me tourne vers l’avenir je vois un homme froid, violent, dur et sans amour ? Tu m’as donné le plus beau prénom qu’il soit et je me rends compte que durant toutes ces années de mon enfance, je devrai me contenter de la troisième personne du singulier. Je suis née sans identité et maintenant tu me nommes Elle, la fille, la guenon… Me détestes-tu au point de ne pas vouloir m’appeler Lysa, toi qui m’as offert ce doux prénom au deuxième jour de ma vie ? – Ma fille, je serai maladroit durant toute ta vie, ne sachant pas te montrer mon amour, te fermant mon cœur et te privant de mes bras et de mes baisers. Je te corrigerai comme j’ai été battu enfant, je t’ignorerai et te foudroierai du regard dans mes moments de désespoir et d’alcool. J’achèverai ta destruction psychologique en t’envoyant au visage les invectives les plus détestables aux yeux d’un enfant naïf et sans défense. Je serai faible, hypocrite et jaloux de ton bonheur d’adulte. Je ne saurai te montrer mon amour, toi ma fille, ma chair, ma beauté, ma vie. – Mais papa, malgré ta dureté, je t’ai toujours aimé...
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