Jean-Georges-Charles Voidel à ses concitoyens ; sur l'affaire de Louis-Philippe-Joseph Orléans

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R. Vatar (Paris). 1793. 8 p. ; in-8.
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Publié le : mardi 1 janvier 1793
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JEAN-GEORGES-CHARLES
V O I D E L,
A SES CONCITOYENS;
Sur l'affaire de Louis-Philippe-Joseph Orléans
C ELÏÏI qui , par la seule impulsion de l'amour
de la liberté , dénonce un ennemi de sa patrie,
a des droits à la reconnoissance publique; celui qui
prend la défense d'un innocent calomnié, a des
droits non moins sacrés à l'estime de ses conci-
toyens. Je viens remplir ce rôle honorable, et
justifier au tribunal de l'opinion, un homme qui
aima toujours la liberté , qui ne varia jamais
- dans ses principes , contre lequel on ne peut ar-
ticuler aucun fait d'incivisme et bien moins en-
core de trahison : un homme qui fut constamment
l'objet de la haîne, des persécutions et des ven-
geances de la cour et de l'aristocratie ; un homme
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qui fut toujours l'ennemi de tous les ennemis de
sa patrie, quelque masque qu'ils ayent pris tour-
à-tour pour couvrir leur ambition et leurs projets
liberticides; un homme qui, pour prix de tous
les sacrifices qu'il a faits à la liberté et à l'éga-
lité se trouve en ce moment, comme père,
comme citoyen, comme représentant du peuple,
attaqué partout ce qu'il y a de sensible au cœur
de l'homme, et traité avec une rigueur que ré-
prouvent les premiers principes de l'ordre social.
Mais tel est l'inapréciable avantage de l'innocence;
telle est la -force de la vérité, que seul, dans
les fers et au secret , sans intrigues , sans con-
seils , et sans autre secours que celui de sa cons-
cience , jil résistera encore- à ce nouvel orage.
Puisse-t- il être le dernier !
Hommes médians , injustes et cruels, qui le
poursuivez avec tant d'acharnement ! quels re-
proches avez-vous à faire à Louis-Philippe-Joseph
Orléans ? Pouvez-vous citer contre lui un mot,
un écrit, une action coupables ? Non : mais il
étoit le chef de la faction à laquelle on avoit
attaché son nom ? Où est-elle cette faction P par
quels actes a-t-elle signalé son existence et ses
projets ? Je vais vous le dire. Quand la minorité
de la noblesse, au mois de juin 1789, se réunit
aux seuls vrais représentans du peuple , c'étoit
pour la cour la faction d'Orléans , quand au moii

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