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L'amour

De
70 pages

Gabriel est l’esprit d’un jeune homme qui a perdu la vie à la suite d’une déception amoureuse. Il était follement épris d’une fille qui s’appelait Évangéline. Le jour de sa mort, son frère Clémar effectua une imposition des mains sur son corps dans l’espoir de ressusciter Gabriel. Dans son esprit, Clémar dit : «Si je pouvais te ressusciter d’entre les morts, je le ferais.» L’esprit de Gabriel, ému par cette déclaration, décide d’aider Clémar à réaliser ses vœux. Le parcours de Clémar débute dans une prestigieuse école de sciences politiques à Paris où Clémar reçoit la visite de Gabriel. Puis la nostalgie le fait voyager au Canada, avant de s’envoler vers l’archipel de Chagos, pour ensuite se retrouver à l’île Maurice et revenir à Montréal.


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-95915-7

 

© Edilivre, 2015

Dédicaces

 

 

Ce roman est écrit en mémoire de Jocelyn Clément Virassamy, né le 20 novembre 1974 et décédé le 7 juin 1993. Il repose au cimetière Saint-Pierre à l’île Maurice.

Préface

L’amour nous a toujours intrigués.

Nous nous questionnons à chaque instant sur son existence. Et si nous croyons en l’amour, nous nous demandons si c’est le véritable amour que nous vivons. Est-ce l’amour fou ou l’amour raisonnable ? D’où vient cette folie qui est fortement liée à l’amour ? L’amour n’existe-t-il qu’entre l’homme et la femme ? En fin de compte, faut-il accepter qu’il soit possible que l’amour n’existe pas ?

Tant de questions auxquelles nous fait réfléchir l’auteur. Ce dernier nous fait aussi voyager et nous mène d’une aventure à l’autre sans perdre le fil de l’amour, le chagrin d’amour et l’humilité devant l’amour.

Ce roman est destiné à ceux qui se sont perdus dans la foule en quête d’amour. Ce roman apporte une fraîcheur d’automne à ceux qui sont au bord de la falaise. Ce roman aide le lecteur à ouvrir son esprit pour qu’il essaye de comprendre ce qu’est l’amour. Enfin, ce roman laisse penser que l’amour est comme l’arbre qui résiste aux tempêtes et aux saisons hivernales : il plie, il vacille, mais il finit toujours par se redresser après les moments difficiles.

 

 

Chers lecteurs,

Si vous êtes à la recherche de l’amour, peut-être ce voyage vous aidera-t-il.

Quant à Clémar, il le cherche encore.

Gabriel

Paris

Le monologue allait bientôt commencer, il fallait se préparer. Clémar sortit de son sac à dos le jus d’orange qu’il avait acheté au café de la Pyramide et, d’un geste très noble, tel un chevalier de la Table ronde, il posa délicatement la bouteille sur la table. Le jus d’orange était l’une de ses armes préférées pour le combat de cent ans.

Le visage du professeur rappelait étrangement celui du scribe accroupi dont la statuette se trouvait dans la salle égyptienne du Louvre. Le professeur trônait en haut d’une tribune et l’on voyait à peine sa tête. La salle de cours ressemblait à l’intérieur d’un hôtel, mais le bâtiment à une église en ruine. Sur l’un des murs du bâtiment, un écriteau rouge, illisible, à peine visible sur les briques, indiquaitAnte Mare Undae1. Clémar n’avait aucune idée de ce que faisait cette devise sur ces murs vieux de quelques siècles. Les fenêtres, si hautes qu’un cheval aurait pu y passer, étaient une bonne indication que la lumière est toujours la source et la revitalisation de la vie. Sur le dernier banc en bois massif près de l’entrée, Clémar remarqua une xylographie qui l’intrigua : « Nous sommes encore ici, nous, les Paglla. »Clémar n’y comprenait rien, il pensait qu’il s’agissait de messages de l’au-delà sur l’écriteau et sur le banc. C’était son troisième jour dans cette institution que fréquentaient quelques étudiants de la haute société. Cela sentait fortement le tabac dans tous les coins, mais cela ne semblait déranger personne.

L’abondance de lumière qui pénétrait la salle de cours maintenait les étudiants éveillés en cette fin d’automne. Hélas, pas pour longtemps, car le professeur avait un problème avec l’ardeur du soleil et il demanda aux étudiants de bien vouloir l’aider à descendre les stores. Tout le monde resta assis, seul Clémar se porta volontaire pour lui donner un coup de main.

La conférence avait pour titre : « Le monologue dans les élections présidentielles ». La problématique actuelle de Clémar était surtout de savoir qui aurait la capacité d’absorber le « monologue du professeur Reynier du Trône » avant de le régurgiter d’abord sur un morceau de papier, puis lors d’une colle avec le maître de conférences. L’échec à la compréhension du monologue se traduirait par un cuisant « F ». Le grand vainqueur, celui qui serait couronné l’étudiant le plus compétent de l’année, serait sans doute celui qui pourrait mémoriser le plus grand nombre de chiffres, sans oublier toute une panoplie de règles : les accents aigus, les accents graves, les tirets, les guillemets, les parenthèses, les crochets, le point, le point-virgule, la virgule, le point d’interrogation, le point d’exclamation, les points de suspension, le deux-points, etc. Bref, avec tous ces points, Clémar se sentait comme un sot et il était très inquiet de ne pas être au point pour le concours. Il savait très bien que la règle était simple : faute d’insérer le bon point, les étudiants perdaient des points. Il essayait de comprendre la raison de toutes ces règles, mais il était évident que le pauvre se perdait lui-même dans ses tentatives de formuler une analyse raisonnée. Quelle folie !


1. Ante Mare Undae : expression latine signifiant « l’esprit surpasse la matière ».

L’au-delà

« Gabriel, es-tu là ?

– Oui, mon frère, tu sais très bien que je suis toujours là quand tu as besoin de moi.

– Je ne me sens pas trop bien entre ces murs. Les étudiants me sourient rarement, j’ai l’impression d’être dans un bâtiment militaire. Je me suis retrouvé seul, comme d’habitude. Ce matin, devant la grande porte, j’ai dit bonjour à une beauté et elle ne m’a même pas rendu la politesse, elle m’a esquivé du regard. J’ai l’impression que ma présence dans ce milieu privilégié dérange certaines personnes. Penses-tu que je suis bien habillé ? Suis-je fréquentable ? Dis-moi, mon sourire te plaît-il ?

– Clémar, je pense que les réponses que tu cherches dépendent de l’autre, de celui qui te regarde. C’est comme une œuvre d’art qui s’adresse à la subjectivité du spectateur. Donc, ne te...