L'amour à la maréchalle : comédie en deux actes et en prose / par Mme A. Roger de Beauvoir (Mlle Doze)

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N. Tresse (Paris). 1852. 15 p. ; gr. in-8.
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Publié le : jeudi 1 janvier 1852
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, L^KKIll, LU A PITRE I^r. coni-dic eu un acte, rir MM. E. Pi et A. l.< fekrichl.—1 m 60 e
ZI.N VEINTMWL LE MAlTItE DE Crf Vl'ELLE, opéi^ comique eu J acte. — Pm : 60 c.
EN V'ENliI85: ETS PLATRE SOIREES DE MONTE-CRISTO, sous couverture s-peciale. — Prix : 3
VILLF-FOUT .e soirée de Monte-Crieto), drame en 5 a;, tes. —Prix : t ir.
I LA DAlaE DE PIQUE, opéra-comique en 3 ac., par E. SCRIBE, musique uj -*^ <■ Halkï i ir.
T LE MISANTHROPE ET L'AUVERGNAT, comédie en un acte, mêlée d-t cirinîs. — Pns : ou c.
LA FRANCE
DRAMATIQUE
AU DIX-NEUYIÈME SIÈCLE,
(Hîljoti- île lltiixce ^[toïimw*.
-<a«a)t<a~
Palis-Royal
..Q&-
L'ÃMOUR A LA MARÉCHALE,
COMÉDIE EN" DEC\ ATTT.S.
H.
T=
1137—1158
PARIS"
N. TRESSE, ÉDiTEUR,
Successeur Je l-1. Barba,
- PALAIS-ROYAL, GALERIE DE CHARTRES, VîET3,
Derrière le Théàtre-Françaiv
1.85-2
I?R,trcC12 I1RAIIAMOIJE. — PIECES EN VENTE. :
Abbaye do C¡¡Slr; lîrinche de chêne (la), Code noir, op.-c., 3 a. 60 Dix (les), op.-com., 1 a. 60 com.,2 a.
Abbaye de Ca r„..,« o, ( /M ), 60 drame,5 actes. 6D Coffre-fort (le), Y., 1 a. GO Dix ans de la vie d'une Foire St-Laurent (la),
aC* 5 a. M vaud., l a..
? Galant, |,n? vaud., nrassseur de Preston (le) CoilTeur et le ferruquier femme, dr., 5 a. 60 vaud.,la.
3 actes. GO (le), vand.. f a. 60 Docteur Robin (le), v., Folle de la cité, dr., 5 a.
AI"! ■ Hne !" L'V-p NN» M'I Uruuo le Coin de rue (le), v., 1 a. 60 1 acte. G0 Frascati, vaud., 3 a. J
""m, ;; l'Epée 6'1:2 aclcs. 60 Colonel (le), v., 1 a. 00 Dominique ou le possé- Fra-Diavolo , op.-e,
(, Racles.
cnro.,a ac es. Brigitte, dr., 3 actes. (59 Comédiens (les), dr., 5 a. GO dé, corn., 3 a. 60 3 actes. j
l'atin nUII. "* i urodniiins de Lise (les) Comité de bienfaisance Domino noir (le), op.-c., Françoise et Francesca,
vaud., 1 acte. 60 ,lc), com., 1 a. 60 3 actes 60 vaud., 3 a.
a" IBrueU et Paliiprat, c., Commis voyageur (le), Don César de Bazan,dr" Frédégonde et Brune-
Aline,reinedouolconde, • i • i rni™nrtp 60 1 acte. 60 vand.,:' a, 60 5 actes. 60 haut, tr)ig., 5 a. 1
°P't0
a iI11 |T'= ,In,IT Mères G0 Brlllus, vaud., 1 acte. 60 Comte Ory, op., 3 a. 1 Don Juan d'Autriche, Frère et mari, op.-c.
tL actes, Budget d'un jeune mé- Comtesse d'Altemberg, com., 5 actes. 60 Frères à l'epreuve (les) ,
rge fie), \aurt, 1 a. 60 dr.,5 actes. 60 Don Sébastien de Portu- drame 5 a. 5 a.
5 a.
3 actes el, vers- Oe), de placement Conte des Fées, v., 3 a. 60 gai, opéra, 5 a. 1 Gabrina, dr., Mammone,j
Ambassaddce, OP-CORI., rie), vaud., 2 actes. 60 Contour (te', com., 3 a. 60 Don Pasquale, op., 3 a. I Gaétan il Mammonc,
t ,, actes nri-coiii. 60 Cabinets (les) partieu- Coutrastes (les), c., 1 a. 60 Duc d'Olonne, op.-c., drame 5 a. ¡
A minuit dr 3 actes. 60 liers, vaud.,1 acte, 60 Contrebasse, vand., la. 60 3 actes. 60 Gamin de Paris, v.f
(pi d •> »;;) Cacliuclia (la), v., 1 a. 60 Convenances d'argent Duchesse de Marsan, dr., 2 actes.
AXC énier 'dr Sa. 60 Cagliostro, op-c., 3 a. 60 (le5),c., 3 actes. 60 5 actes. 60 Gardeuse de dindons.
Ai^Plino nn la rinm- Calas, drame 3 actes. 60 Couleurs de Marguerite Duel (le),et le Déjeuner, vaud., 3 a. 2 a.
pencise, vaud., 1 a. 60 Caleb de Walter Scott (les), vaud.,2 a. 60 vaud.,lacté. 60 Gardien (le), v., 2 a..
Anglaises pourrirc (les) (le) vaud., 1 acte. 60 Course à l'héritage,com., Eclair (I'), op.-c., 3 a. 6o Gaspardo le pôcheur ,(
A. i Ïac 60 Camaraderie ()a ) .c.. 5 60 Gendre d'un m.)hon-
° fin^ a Du- Camarade du minist5,a. 60 5 actes, 61 Ecole des Vieillards (11), drame, 5 a.
vaudeviMe '1 acte 60 Camaraderie (la), c., Courte-paille (la), v.,3 a. 60 com., 5 actes. 60 Gendre d un milhon-
Ili as. 60 (le), com. 1 acte. 60 Cousin du ministre (le), Economies de Cabochard naire (le), c., 5 a. j
Ar 60 Cainirgo (la), T., 4 i. 60 vaud.,l a. - G0 et Sous Clé. 60 GelleVleve la blonde
Antonv, dr/' , 5 a.Dumas .60 Camp des croisés (le), Couturières (les), v., 1 a. 60 Edouard et Clémentine, vaud 2 a
Anllea"u de la Mar- drame., 5 actes. 60 Couvent de Tonnington vaud., 3 actes. 60 GeorGes et Maurice],
nnisefl'lv lacté 6n Canaille (la), Y., 3 actes. 60 (le), drame, 3 a. 60 Echec et Mat, dr., vaud., 2 a. •
Aristocraties (les) corn. Candinot roi de Rouen, Cuisinières (les), v., 1 a. 60 5 actes. 1 Glenarvon ou les Pur.-
A Amtociaties n s t o c i a lies fie (Its)com. s) com vaud. 2 actes. 60 Dagobcrt ou la Culotte, Elève de Saumur (1' , tains, dr., 5 a. *'
"'60 yaud., lacté. 60G<-acedeD.eu ( )a ) ,dr.,
A A^tictle S213,1 n'w) vaud Ld ,1la a. 60 60 CapUaine de voleurs (le) *aud.,3 a 60 vaud., 1 acte. 60 Grâce de DIeu (la), dr.,
Assembléede Famille. vatid., 2actes. 60 Dameblanclie (la), op.- Elle est folie, v;, 3 a. 60 5 actes. 1
6 Caitaiue /,ev Char- corn., 3 a. 60 Embarras du choix (f). Grande Dame (la), dr. Jj
c., 5 a., en vei q 60 Capitaine (le) Char- coin., 3 a.
4 V' IV A t" ye, T1 ;,N lotte, coro.-v., 2 a. 60 Dame de Laval (la), dr., vaud., 1 a. 60 2 actes 1
drame 3 aclf's (11), 60 Caporal et la payse (le) 3 actes. 60 Endjmion, v., 1 a. C0 Guerre des servantes,
Avant' Pcnd';nt. t eom.-vaud., 1 acte. 60 Dame de St-Tropez (la), Enlunt chéri des Dames, drame, 5 a. ,
Avant, Pendant et Caravage, dr., 3 actes. 60 drameen 5 actes. 60 veud., 2a. 60 Guillaume Go.mann, d.,
près, v., sa actes. Carlin à Rome, v.,1 acte. 60 Daniel-le-Tambour, v., Enfants d'Edouard (les), 5 actes. j
Avocat Ide sa cause (I') rari0 Béati, vaud.,3 a. 60 2 actes. 60 trag., 5 a. 5 actes.
corn t acle 60 Carlo neati, .vaud.,3 a. 60 2 actes. 60 tl'ag., 5 a. 60 Guido et Glnevra, op.
com., lacté, en vers. 60 Carmagnola, op .,2 a. 60 Débardeur (le), v., 2 a. 60 Enfant trouvé (11), c., 5 acles.
• Bains a domicile fies) Carte à payer (la), T., 1 a. 60 Débutant (le), c., 1 a. 60 3aries. Tell, ¡¡r,-o
VaJl Carte blanche, c., 1 a. 60 Delphine, com. 2-actes. 60 Entre l'arbre et l'écorce, 5 actes. j
t te, v., Cartouche, dr., '3 actes. 60 Démence (la) de Char- vaud. 1 acte. CO Gustave lU ou le Dali
si-and-opéra, 5 a. f
1 acte. (1 60 Catherine ou la Croix les VI, trag.,5 actes. 60 Espionne russe t1')» v-i C„0 „ „ Hai-nali, parodie dHer-
nBa. rbier de Séville, (le; 60 d'or, vaud., 2 actes. 60 Demoiselle à. marier (la), 3 actes. 60 Harna~l, parodie d Herj
op-c.,t acte?. GO Catherine II, tra., 5 a. 1 vaud., lacté. 60 Est-re un rêve? v., 2 a. 60 nall1..,
Barbier de Seville (le), 60 Catherine Howard, dr. Dernier amour (le), v., Kslelle, vaud.,1 a. 60 Heloise et Abcilard, hj
comédie, i act. 60 5actes. Dumas. 60 3 actes. C0 Etourdis (les), c., 3 a. 60 5 t
Barcaiôlie (la), op.-com. GO Célibataire (le) et l'Hom- Dermer banquet de ISiS. étudiants (les), dr., 5 a. C0 Heuri llamchu, vaud.,
J actes, 60 me marié, corn. 3 a. 60 rev., 3 actes. 60 hulalie Ponlois, drame, 3 actes.
Bavadt-res de Piliviers flÛ Cendrillon, op.-com., Dernier marquis (le), 3 actes. qq Iienri 111,s1 ; et , sa cour* , ad.-,
(les) vaud., 3 actes. 60 3 actes. 60 dr. 5 actes. GO Ellstache v 1 a. 60 Pactes.
Béat. ir. drame, l act. 6() C'est encore du bon- Dette à la Bamboche, Facteur (lel, dr., 5 a. fl) Héritage du mal (U
lieau-Pcre (loi, v., 1 a. 60 heiir, vaud., 3 actes. 60 com.-vaud., 2 actes. 60 Famille Glinct (la), c., drame 4 a. 4
Belisario, vaude., 2 act. 60 C'est monsieur qui paie, Deux Anglais (les), c., 5 actes. ., 60 Héritière (1 ), comedio
Belle aux cheveux d'or, vand. la- 60 3 actes.. 60 Famille improvisée (la), 5 actes.
(la) fe'erie, 5actegr 6^ C'était moi, dr., 2 a. 60 Deux Compagnons du vaud..lacté. 60 Hérilière /iI ,)> , v., i * J*
Belle a~ix cheveux d,or, 6'~ C'était moi, dr., '2 a. 60 Deux COMP8,-,Dons du vai~ d ., 1 acte. Héritiers ou le 14au.
Belle Bourbonnaise (la) Chacun de son côté, Tour de France,v.2 a. 60 Famille Riquebourg (la), Héritiers ou le riau-
drame, 3 actes. 60 corn. 3 aotes. 60 Deux Dames au vio- vaud., 1 a. G0 rrab"e i
Belle Ecaillère (la), dr., Chaîne électrique (la), Ion, vaud., l'a. 60. Fanfan le bàtonniste, Héroïne de NontpeUKH
3 actes. 60 com. 2 actes. 60 Deux Edmond (les), v., vauù., 2 a. 60 (l'), drame, 5 a. 1
Belle et la Bête (la), Chàlet(le) op.-c., 1 a. 60 2 actes. 60 Farrurk le Maure, dr., rieur et Malheur, v
vaud. en 2 actes. 60 Changement d'uniforme Deux Favorites, v., 2 a. 60 5 actes. 60 1 acte.
t Belle Mère (la et le (le), vaud., 1 acte. 6" Deux Forçats (les), dr., Faublas, vaud., 5 actes. 60 Homme au masque dl
fer (11), dr., 5 a.
Gemlre, com., ;ï aictés. 60 Chanoinesse (la), v., 1 a. 60 3 actes. 60 Favorite (la), op., i a. 1 'cr (
Belle Sœnr ('lac.. 2 a. 60 Chansons de Béranger Deux Frères (les), e., Femme de iO ans, com., Homme blasé (1'), v.
Bénc'ticiair.e M, v.,5-a. 60 (les), vaud., 1 acte. 60 4 actes. 60 3 actes. 60 2 actes •
Bertrand eCliantrf, et C-horisle, v., Deux Gendres (les), Femme jalouse (la), c., Homme de soixante au:
vaud.. 2 60 lacté. 60 Com., 5 a. 60 5 actes. 60 (l'), vaud., a. 4!
Bertrand et Raton, c., Charles VII, tra.,5 actes. Deux Jaloux (les), op.- Fénélon, trag., 5 a. 60 Homme gris (1), ç., o a.
p jc;, ,. ro Dumas. f,0 com., 1 a. 60 Ferme de Bondy (la), Honorine, vaud.,3 a. 3
Eiiil ■< J;> Mnsoiukiste, |Chèneduroi, tra., 3^a. 6(! Doux Maris (les) v., 1 ». 60 vaud., I a. G0 Hôtel garni (l'),c., 1
n art, 60 Clievalier (le) du tem- Deux Ménages (les), c,, Festin de pierre (le), Huguenots (les), granj
Bobèche et GalimaTié, v. pie, dr.,5 actes. G0 3 aetes. 60 corn., 5 a. l' CO opéra, 5 a. 1
3 act. fiO'Chevillts de maître Deux Normands, v., 1 a. 60 Feu Peterscott, v., 2. a. 60 «uhioriste (!'), T., 1 a.
Fiancée (laVop.-c., 3 a. Hussard de Felsheim.
Bicuf gras, 'le ) vaml., 1 a. 60 Adam (les ) ,, c., 1 a. 6P' Deux papas très-bien,v., 60 Fiancée de (les ) ,vaud., 3 a. <
Bohémiens de Paris ( les) 60 ChilTonnier (le), v., f> a. 60 lacté. 60 Fiilncée de Laminer- (les), Yaud., 3 a.
Bohémienne de Paris (la). | Christine, dr. 5 actos. 61' Dmx Philibert (les), moor (la),dr., 3 a. 60 Idiote (11), dr., 3a j
dr. 5 act 60 Ci-devant jeune homme corn., 3 a. 60 Fille de Domiufiue (la), Il y a seize ans, cr., 5 a.
ollh!llume.lob(le) vaud, 1 (le), v., lacté. 60Dnix Sœurs, dr., 3 a. 60 vatid., 1 a. 60 Image (1'), vaud.,1 a.
* 3act. go Citerne 1 acte. G0 Diux Su'urs, dr., 3 a. G0 vau d ., 1 a. Indépendants (les ) , c.,
t n 3act. 60 Citerne d'Albi (la) dr" Deux SvJtèmes (les) v., Fille d'honneur (la), c., G0 o actes. J
Bonnes d'enfans (les), 3 aetes. 60 2 actes. C0 ft actes. .,., Industriels et îndus-
B vaudeville, 1 acte. 60 Cléopàtre, tra., 5 actes. 60 Deux voleurs, op.-c., Filie du Cid (la), trag., 60 trieux, revue, 3 a. -
Uo-ilangère a des écus Clermont ou une Fem- 1 acte. 60 "i actes. 0' 69 trieux, revue, 3 a.
u(la\ vaud., 2 actes. 60 me d'artiste, v., 2 a. 60 Diable a quatre (le), v., Lilc du musicien (la), Infortunes de M. Jovial
* wrgeois de Gand (le), Closerie des Genets, dr., 3 actes. 60 drame. 3 a. 60 (les), vaud., 3 a.
drame, 5 actes. 90 5 actes. 60 Diamant (le), v., 2 a. 6J Fille d'un voleur (la), Intérieur des comités re-
Bmirgeois grand sei- Clotilde, drame 5 actes. 60 Diamans de la courou- vaud 1 a. 60 volutionnaires, com.,
gneur (le), com., 3 a. G0 Clytemnestre, tra.,5 a. 60 ne, opéra-com., 3 a. 60 Fille du tapissier (la), 3 actes.
Bourgmestre deSaardam ICocarde tricolore (la), Dîner de Madelon (te), com., 3 a. GO Isabelle de Montréal,
(le), v., 2 actes. 601 Taud., 5actes. 60 vaud., 1 a. 60 Fin du Monde (la)., drame, 2 a. j
lénrru bieufaisant (U), Code et l'Amour (le), Diogène, dr., 5 aet«. 60 revue 1818. 60 Jacquot, vaud., 2 a.
3 iota*. '"ud.. lacté. CO ~!" v., 2 a. 60 Floridor le Cùorifite. Jaspin, vaud., 2 a.
L AMOUR
LA MARÉCHALE,
COMÉDIE EN DEUX ACTES ET EN PROSE,
\A~~ A. ROGER DE BEAUVOIR (MLLE DOZE),
~- --l'C.:.-o -. -.,..--.-.-.
x~x - --
Représentée pour la première fois, à Paris, sur le théâtre de la Montansier,
le 14 août 1852.
t
DISTRIBUTION DE LA PIÈCE.
LE MABQCIS DE RIANCOURT M. DERYAL.
LA MARQUISE DE RIANCOURT M"e PAULINE.
LE CHEVALIER D'AUBIGNY M. VALAIRE.
MARIETTE M"E GALLOIS.
UN DOMESTIQUE DU CUEVALlER, UN DOMESTIQUE DU MARQUIS ,
PORTEURS.
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ACTE PREMIER.
Le théâtre représente un boudoir rococo. — A droite, un canapé ; à gauche, une toilette.
Porte au fond et porte latérale.
SCÈNE 1.
LA MARQUISE, à sa toilette; MARIETTE.*
LA MARQUISE, assise.
Que tiens-tu là, Mariette?
MARIETTE.
Une lettre pour madame la marquise.
LA MARQUISE.
Ah ! la lettre quotidienne! toujours les mê-
mes phrases, les mêmes serments!. (Elle
l'ouvre.) Pauvre chevalier ! il tourne au pasto-
ral, ce matin. Mariette, brûla cette lettre.
MARIETTE
Il y a quinze jours, madame la marquise
m'aurait dit : « Mariette, va me chercher ma
cassette », et elle y eût placé précieusement
la lettre qu'elle jette aux flammes ce matin.
LA MARQUISE.
C'est vrai ; mais si le présent ressemblait
en tout au passé, la vie serait d'une mono-
La Marquise, Mariette,
tonie insupportable. N'est-ce pas assez de se
lever, de se coucher, de déjeûner, de souper
tous les jours aux mêmes heures, et ne faut-il
pas varier ses idées et ses sentiments?
MARIETTE.
Madame la marquise me permet-elle de dire
ce que je pense ?
LA MARQUISE.
Oui certes, ne fût-ce que pour la rareté du
fait.
MARIETTE.
Eh bien ! madame la marquise s'ennuie.
LA MARQUISE.
C'est vrai.
MARIETTE.
Et cela, parce que madame n'aime plus.
LA MARQUISE.
Que veux-tu? l'amour est si difficile à ren-
contrer!. Est-ce que tu crois, Mariette, qu'il
court les rues ?
MARIETTE.
Non pas! quoiqu'il y ait terriblement d'a-
2 L'AMOUR A LA MARÉCHALE,
moureux sous le balcon de madame la mar-
quise.
LA MARQUISE.
Des amoureux? non. Des désœuvrés? oui.
Je ne vois que des sots et des ennuyeux.
MARIETTE.
Depuis que madame la marquise ne regarde
plus M. le chevalier.
LA MARQUISE.
Ah ! tu as remarqué cela, toi ! Savez-vous,
ma chère filleule, car je suis votre marraine,
que vous joueriez lés confidentes le plus joli-
ment du monde?
MARIETTE.
Si madame l'ordonne, je changerai d'emploi.
LA MARQUISE.
Non, Mariette, non ! Reste ce que tu es; je
me suis habituée à penser tout haut devant
toi. Quand je m'ennuie, comme aujourd'hui,
ton esprit me distrait, m'amuse. Décidément,
Mariette, tu vaux ton pesant d'or.
UAR1ËTTE.
Madame la marquise est si bonne !
LA MARQUISE.
En vérité ? Est-ce que je suis bonne ? Mais,
s'il en est ainsi, je ne suis pas de mon siècle.
MARIETTE.
Croyez-moi, madame la marquise, la bonté
est de tous les temps.
LA MARQUISE.
C'est donc comme l'inconstance?
MARIETTE.
M. le chevalier viendra sans doute ce matin?
LA MARQUISE.
Est-ce qu'il ne vient pas tous le jours? Il
est exact comme un billet au porteur.
MARIETTE.
Je n'oublierai jamais son arrivée ici, et
comme il tremblait en regardant madame la
marquise, il y a quinze jours.
LA MARQUISE.
Comment, il n'y a que quinze jours?
MARIETTE.
Ah! comme M. le chevalier avait l'air timide
sous son uniforme de lieutenant. C'est bien le
plus joli homme de la cour!
LA MARQUISE.
Taisez-vous! Ces extases d'admiration me
choquent et m'irritent.
MARIETTE.
Madame la marquise conviendra, au moins,
que M. le chevalier est bon, tendre, amou-
reux, oh! amoureux comme un fou.
LA MARQUISE.
Le beau mérite ! puisque tous les hommes
sont fous avant d'être amoureux.
MARIETTE.
Alors M. le chevalier est deux fois fou.
Madame la marquise doit le plaindre et non
le blâmer.
LA MARQUISE, se levant.*
Et qui vous parle de le blàmer? Vous inter-
prétez tout au gré de votre fantaisie. Quelle
singulière fille vous faites!-Vous êtes là à
m'étaler un mérite qpe je Ile vois pas, un
amour qui m'est indifférent; vous parlez sans
cesse du chevalier comme d'un héros à la
mode; un petit provincial qui descend du
coche. Allons, Mariette, brisons là.
MARltTTJV *
Si madame la marquise savait.
LA IIIARQUISE, avec impat ence.
Va-t-en ! va-t-en ! je ne veux rien savoir.
(Mariette sort.)
0000000000030&OOOOOOOOOO.JOOOEGOOOOOOGDOOOOOOOOOOGOO
SCÈNE II.
LA MARQUISE, seule.
Est-ce bien moi qui parle ainsi? Est-ce
bien moi qui renvoie cette fille parce qu'elle
me fait l'éloge du chevalier? Oh! c'est mal!
Il fut un moment où le nom de d'Aubigny
éveillait dans mon cœur un trouble indéfin's
sable. J'ai vu l'instant où j'allais l'aimer.
oui, j'allais m'éprendre follement de lui.
quand tout à coup je ne m'en suis pas éprise
Pourquoi? je n'en sais rien. C'est un rêveur
sentimental, qui s'entête à m'adorer en dépit
de moi-même; une flamme sur du marbre. Je
ne puis pourtant pas lui dire : « Chevalier, je
ne vous aimepas, éteignez vous ! » Ce ne serait
pas poli. Que fdire? Si d'Aubigny était moins
vertueux, je compterais sur sa légèreté. Il
faudrait rencontrer un homme dévoué, intel-
ligent, qui lui fît comprendre qu'il peut ar-
mer ailleurs. (Réfléchissant.) Le duc ? un ma-
ladroit. Le comte? un bavard. A qui m'adres-
ser? Eh mais! au marquis? Comment donc!
en sa qualité de mari, c'est une besogne qui
lui revient de droit.
oooooooooooooOOOOOOOOQooooooooooOOOOOOOOQOOOOOQQ 00
SCÈNE III.
LE MARQUIS, LA MARQUISE."
LA MARQUISE.
Ah! c'est vous, marquis; je vous croyais
chez le prince de Condé chassant le loup et
le sanglier.
LE MARQUIS.
Ma foi ! j'avais trop mal dormi pour tenter
l'aventure. Ne me trouvez-vous pas, marqui-
se, l'air très fatigué ?
* Mariette, la Marquise.
** La Marquise, le Marquis.
ACTE I, SCÈNE 111. Il..- - - -
LA MARQUISE.
Mais non. -
LE MARQUIS.
Tant mieux, cela me rassure.
LA MARQUISE.
Ah ça! monsieur, vous voulez donc plaire ?
LE MARQUIS.
Mais sans doute.
LA MARQUISE.
Et à qui, s'il vous platt?
L LE MARQUrS-
Mais à vous, si vous me le permettez.
LA MARQUISE.
Voilà un mensonge qui a presque l'accent
june vérité. -
LE MARQUIS.
Dites plutôt que c'est une vérilé qui ressem-
ble à un mensonge.
LA MARQUISE.
Si je n'étais pas votre femme, mon-cher
marquis ! je vous croirais sur parole, tant
vous ayez l'air de bonne fow- -,;.. :.-
LE MABOUIS, lui. baisant 14 main.
Méchante ! et cependant je vous Jii.\ne tou-
jours.
LALMARQUISE.
Comme une amie, oh ! je n'en doute pas.
LE MARQUIS.
Non, comme une amante.
LA MARQUISE.
Marquis, combien sommes-nous à être ai.
mées ainsi ?
LE MARQUIS.
Il n'y a pas moyen de causer avec vous.
LA MARQUISE.
Dites qu'il n'y a pas moyenr.Q:e me tromper.
LE MARQUIS. ,
Vous tromper! savez-vôus pourtant que je
n'y ai jamais pensé ?.
LA MARQUISE.
Vraiment ! c'est à n'y pas croire.
LE MARQUIS.
D'honneur ! je parle sérieusement.
LA MARQUISE, en riant.
Marquis, vous avez envie de rire ?
LE MARQUIS.
Non, non, je vous jure.
LA MARQUISE.
Tenez, vous mentez trop bien; ne dites ja-
mais la vérité.
LE MARQUIS.
Moquez-vous de moi ; mais il n'existe pas
de bourgeois aunant du drap sous les piliers
des halles qui soit plus vertueux.
LA MARQUISE.
Que vous! ah! ah! la charmante plaisante-
rie! mais riez dono, monsieur, cela en vaut la
peine. Prenez garde au moins, vos mœurs vous
feront déroget. et ce serait dommage. �
LE MABQUIS.
Ah ! pour vous, marquise, que ne fetaj§-je
pas ? Comment trouvez-vous ce point d'Alen-
çon ?
LA MARQUISE * Õ �
Magnifique.
LE MARQUIS. R q
Je suis charmé qu'il vous plaisfi. Maître
Jourdain m'a dit que cette forme çl'b.abiJ, -
m'allait à merveille. Votre avis ? -'
LA MARQUISE.
Maître Jourdain est un habile homme.
LE MARQUIS.
Aussi l'ai-je donné à d'Aubigny. Je l'aime
beaucoup, ce cher cousin ; et vous?
-LA, MARQUISE.
Moi aussi.
LE MARQUIS.
C'est un garçon de mérite, au Baqins. T'ottf;
le monde en raffole chez la marquise de Pom- -.
padour.
LA MARQUISE.
Vousie lui avez présenté?
LE MARQUIS.
Oui, comme mon élève. r
LA MARQUISE, s'asseyant.
Ah! vous faites des éducations à présent.
je suis désolée de n'avoir plus rien à apprend
dre. Et le chevalier a donc fait sensation chez
la marquise?
LE MARQUIS.
Sensation ? Non ; mais il a plu : j'en suis
content, car je lui; veux du bien. Hier, j'ai
parlé de lui au maréchal de Villeneuve.
- LA MARQUISE.
Ah ! vraiment !
LE MARQUIS.
M. de Villeneuve était déjà bien disposé en
sa faveur. La maréclfcle avait passé par là.
LA MARQUISE.
Elle est si charitable, cette bonne maré-
chale.
LE MARQUIS.
Le régiment du chevalier est ici pour quel-
que temps; c'est mon cousin, je veux lui être
utile, et les d'Aubigny valent mieux qu'une
lieutenance. Le maréchal m'a promis de s'oc-
cuper de notre protégé.
LA MARQUISE.
Que n'avez - vous dit un mot en même
temps à madame de Villeneuve? Vous lui
eussiez fait apprécier mieux encore les méri-
tes du chevalier.
* Le Marquis,.!a Marquise.
4 L'AMOUR A LA MARÉCHALE,
LK MARQUIS.
Vous avez raison. La maréchale est une
femme de goût.
LA MARQUISE.
Elle vous l'a prouvé.
LE MARQUIS, embarrassé.
Elle le prouve tous les jours. Je suis fâché
de ne pas lui avoir parlé de d'Aubigny.
LA MARQUISE.
Ne vous désolez point, il n'y a pas de temps
perdu. A propos du chevaiier, ne trouvez-
vous pas qu'il vient ici bien souvent!
LE MARQUIS, avec indifférence.
Ma foi, non.
(Il prend une chaise et va s'asseoir auprès de la
marquise. )
LA MARQUISE.
Je m'attendais à cette réponse. Eh ! bien,
Je ne sais (pourquoi, et vous allez dire
que je me suis mêlée de choses qui ne me
regardent pas, mais je voudrais que le che.
valier fllt moins assidu.
LE MARQUIS.
Pourquoi ?
LA MARQUISE.
Sa présence ici peut être remarquée.
LE MARQUIS.
N'est-ce pas mon cousin ?
LA MARQUISE.
La belle raison pour que le chevalier ne
bouge pas de mon boudoir! Est-ce que votre
cousin n'a pas un cœur comme vous, comme
moi, comme tout le monde ?
LE MARQUIS.
Sans doute, après?
LA MARQUISE.
En vérité, monsieur, vous ne voulez rien
comprendre.
LE MARQUIS.
Je veux tout comprendre, au contraire;
mais expliquez-vous, marquise; je ne suis
pas sorcier. m
LA MARQUISE.
Eh! bien, monsieur, puisqu'il faut vous le
dire tout net, je crois prudent d'éloigner le
chevalier.
LE MARQUIS.
Pourquoi?
LA MARQUISE.
Parce qu'il est beaucoup trop chez vous et
pas assez chez les autres; parce que la médi-
sance peut lui supposer des idées, des désirs,
un but qu'il n'a point; parce qu'il est jeune,
élégant, aimable, et que je suis jeune, et puis
plaire peut-être. Si le chevalier s'avisait de
m'aimer et de me le dire, voyez donc un peu
quel embarras pour moi!
LE MARQUIS.
Mais ne suis-je pas là?
LA MARQUISE, vivement.
Est-ce que les maris ont jamais rien empê-
ché?
LE MARQUIS.
Ah ça! d'Aubigny vous fait donc la cour?
LA MARQUISE.
Non, non ; mais il-peut me la faire.
LE MARQUIS.
Vous m'avertirez alors, f t je lui planterai
mon épée dans le côté gauche.
LA MARQUISE, se levant. *
Tenez, marquis, vous vous croyez un être
sensé, et vous parlez comme un grand extra-
vagant. La belle chose que vous avez trouvée
h, à vous tout seul! Tuer votre cousin, dès
qu'il m'aura dit: « Je vous aime, » pour que
toute la cour se moque de vous, pour que
votre famille s'écrie que vous êtes un homme
dénaturé?. Fi donc!. Eh! mon Dieu! au
lieu de recourir à ces extrémités désespérées,
à ces procédés féroces, qui tuent les uns sans
sauver les autres, que n'éloignez-vous tout
doucement le danger qui n'est encore qu'au
seuil de votre maison? Je vous le montre du
doigt, fermez-lui vite votre porte, et ne le
priez pas poliment de s'asseoir à votre table,
comme une personne de qualité.
LE MARQUIS.
Que ne me parliez-vous ainsi tout d'abord,
marquise? Dès ce soir, je congédierai d'Aubi-
gny.
LA MARQUISE.
Dès ce" soir ? En voici bien d'une autre !
C'est trop tôt; et d'ailleurs, à quoi bon passer
pour un jaloux furieux quand vous pouvez
vous débarrasser du chevalier sans rien chan-
ger à votre amitié ?
LE MARQUIS.
Mais. comment?
LA MARQUISE.
En faisant naître, dans l'imagination ar-
dente, romanesque de d'Aubigny, un amour
violent pour une femme qui ne sera pas la
vôtre, en trouvant à ce jeune homme étourdi
une occupation de cœur. au dehors. les
places d'amoureux ne manquent pas à la
cour.
LE MARQUIS.
Ah! je commence à comprendre!
LA MARQUISE.
C'est bien heureux!. En suivant mon con-
seil, vous éloignez le chevalier et vous faites
une bonne œuvre.
La Marquise, le Marquis.
ACTE I, SCÈNE Y. 5
LE MARQUIS.
Dont le bénéfice me retient de droit.
LA MARQUISE.
Sans doute, d'Aubigny sera facile à enflam-
mer: à son àge on aime toutes les femmes à
vol d'oiseau. Montrez-en une à votre cousin
du Poitou, et je vous réponds de sa bonne
volonté.
LE MARQUIS.
Mais c'est charmant! au moins; cela me
divertira. Ah ! marquise, quelle idée vous me
donnez i
LA MARQUISE.
Je vous la donne, parce que vous ne l'au-
riez jamais trouvée. -
LE MARQUIS, cherchant.
Ah ea, ! qui lui ferais-je aimer à ce brave
d'Aubigny? Aidez-moi donc!. la petite du-
chesse? elle est bien coquette! la comtesse?
c'est impossible, la place est prise par un
chevauléger.
LA MARQUISE.
Ce qui n'empêcherait rien assurément ;
mais la comtesse n'est pas ce qu'il faut à votre
protégé, et puisque vous voulez du bien à
d'Aubigny, que ne le présentez-vous à la
maréchale; elle est femme à lui donner un
brevet de capitaine aux gardes.
LE MARQUIS.
Pardieu ! vpus avez raison; madame de Vil-
leneuve est ce qu'il faut au chevalier. Quand
verrai-je d'Aubigny?
LA MARQUISE.
Aujourd'hui sans doute.
LE MARQUIS.
C'est à merveille!
LA MARQUISE. ■
De l'habileté, marqué!
LE MARQUIS.
N'en ai-je pas toujours ?
LA MARQUISE, à part.
Vaniteux !
» DN DOMESTIQUE.
La "voiture de M. le marqais est prête.
LE MARQUIS.
C'est bien; qu'elle attende.
LA MARQUISE.
Vous sortez?
m MARQUIS.
Oui, j'ai promis au duc de lui gagner qua-
tre cents louis. J'ai, miQ Xantaisie à me don-
ner.
LA MARQUISE.
Quelle est cette fantaisie ?
LE MARQUIS, embarrassé. -
Chère marquise, cela n'est pas de votre
compétence.
LA MARQUISE allant à sa toilette.
Vraiment 1 alors je sais de quoi il s'agit.
Mademoiselle Sylvia, de la comédie Italienne,
a les plus beaux yeux du monde. Ils ont coûté
six cents louis au prince de,. Rokan; il est vjai
que les princes, achètent sans marchander..
Aussi paient-ils un tiers plus cher que les
autres. Allez donc gagner vos quatre cents
louis..
LE MARQUIS..
Quoi! marquise, vous croyez.?
LA MARQUISE.
Que vous êtes le joueur Je plus insolem-
ment heureux. allons, partez, partez vite.
LE O^ARQU^S.
Si d'Aubigny- vient.
, LA MARQUISE;
Soyez tranquille, je vouslegfirderai. Adieu,
marquis. -
LE MARQUIS.
Adieu, marquise.-
OOOOOOOOOÂOUOOOOOIOQOCOEOOOOOOCAOOOOOOCAOOOOOOOOCAO
SCÈNE -
-LA MARQr-ISE, Eeule.
Toujours le même! étalant des vertus qu'il
n'a pas, vaniteux comme. un financier, et in-
fidèle comme M. de Richelieu ! il mer.croit sa
dupe ; c'est me connaître bien peu!
«oouoooGoçQooooosoqooooocooooosM'OOOQÂOOCOOO&ooBooo
SCÈN,E V.
LA. MARQUISE, MARIETTE, LE CHE-
VALIER.* �..-_.
MARIETTE.
Monsieur le chevalier d'Aubigny.
LA MARQUISE.
Qu'il entre. Ah! bonjour, chevalier.,
(Mariette, sort.)
LE CHEVALIER.
Vous allez bien, marquise?
LA MARQUISE.
A merveille ! •-
LE CHEVAMEB. J
Jamais je ne vous ai vue plus belle.'
LA MARQUISE.
Vous me répétez cela tous les jours. J
- - (Elle s'assied.)
LE CHEVALIER.
C'est" qu'apparemment je le pense.
"LA MARQUISE.
Ne aites donc pas tout,ce gue vous pensez :
c'est une mauvaise habitude qu'on nejWpit
qu'à vous ; c'était bon dans le Poitou,
ici, cela devient inutile. Variez vos propos,
* Le Chevalier, la Marquise, Mariette.

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