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L’ANNÉE DU
© Éditions Denoël, 2014
L’ANNÉE DU
Préface
Dans sesVies des douze Césars, Suétone fait le récit suivant. Néron, sur le point de mourir, affirme : «Quel artiste meurt en moi…» Cette scène cocasse et ces propos insolites font alors éclater de rire Benjamin Bretton, passager de métro parisien qui lit le livre tandis qu’il se rend à son travail. Nous sommes un lundi matin, un jour difficile pour nombre d’entre nous, et beaucoup dans la rame vont penser que le malheureux Benjamin se moque des gens autour de lui. Il est alors sommé de s’expliquer et ses explications ne convainquent personne. Il est violemment battu et on retrouvera même une dizaine de pages dans son estomac au moment de l’autopsie. Après ce drame, ce passage du livre fut supprimé des versions publiées. Vous pouvez vérifier, il n’y est plus.
Ces quelques lignes n’ont bien sûr aucun rapport avec la présente préface, et je ne suis moi-même pas certain de leur authenticité – qui peut lire un livre d’un auteur antique dans le métro, de nos jours, et trouver un quelconque intérêt dans le récit de la vie de personnages décédés depuis plus de deux mille ans ? Mais c’est une histoire que j’aime bien rappeler car elle permet d’introduire un certain détachement dans mes
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propos et de ne pas cueillir à froid le lecteur qui, à ce stade encore, parcourt ces lignes à la recherche du sens caché de cette préface.
Réunir les meilleurs textes de la prestigieuse Rédaction du Gorafi ne fut pas chose facile. Des mois de travail, de compilation et d’analyses au travers d’un algorithme spécialement conçu pour l’occasion. Bien sûr, tous les textes ne sont pas présents. En tant que commerciaux capitalistes, nous les gardons pour les prochains numéros, que vous achèterez bien sûr, dans cet esprit de servitude volontaire qui vous unit avec le site depuis le début.
Vous serez par ailleurs bien aimable de prendre soin de ce livre et de respecter ainsi le travail de nos rédacteurs. Merci de ne pas le laisser traîner, de ne pas plier de pages ni souligner des passages importants au stylo fluo dans les transports en commun – personne n’est dupe, vous voulez prouver quoi au juste ? Que vous êtes plus intelligent que les autres ? Par pitié. Si c’était le cas, c’est vous qui auriez édité ce livre et c’est moi qui serais en train de lire votre préface. Gardez votre place et tenez-vous droit à table.
De même, ne confiez pas ce livre à vos enfants. D’une, ils ne comprendront jamais sa portée intellectuelle. Préservons leur innocence. Et de deux, vous ne voulez pas retrouver les pages mâchées, déchirées ou coloriées. Ne vous en servez pas non plus pour caler un meuble.
En quelques mois, Le Gorafi s’est imposé dans les médias, par sa rigueur, son éthique, sa déontologie
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et son honnêteté. Moqué au début, critiqué de toute part, il apparaît comme un des rares médias qui refusent la compromission avec le pouvoir en anticipant de plusieurs mois tout changement dans la majorité politique. Ce livre est le résultat de cet engagement, l’aboutissement d’une longue année. Et c’est un honneur, avec ces quelques humbles lignes dictées à distance depuis mes vacances aux Baléares, que d’ouvrir ce livre.
Jean-François Buissière, Président du Directoire du Gorafi News Network
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FMAOITNSDDEILVIEBRSE
Trop souriant dans le métro, il finit en garde à vue
Une histoire bien singulièredont se souviendra sans doute pendant longtemps Jean-Baptiste Rumelier.qu’il Alors se rendait sur son lieu de travail en métro, il a, à plusieurs reprises, esquissé plusieurs sourires envers les autres voyageurs de sa rame. Il a par ailleurs été plusieurs fois aimable avec d’autres passagers, n’hésitant pas à laisser son siège à une personne âgée. Jugeant son comportement suspect, plusieurs voyageurs ont averti le service de sécurité de la RATP. L’individu a été appréhendé dans le calme. Récit.
Comportement suspect Il est à peine dix heures du matin dans cette rame de la ligne 4 lorsque les usagers remarquent le comportement suspect d’un voyageur. Celui-ci vient de laisser, sans préavis, son siège à une personne âgée. Auparavant, l’homme s’est fait plusieurs fois remarquer. Alors qu’il entre dans la rame, il lance un «Bonjour tout le monde» avant d’aller s’asseoir et de s’excuser à plusieurs reprises tandis qu’il bouscule involontairement des
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