L'année du Gorafi II

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Le livre Le Gorafi, parce que l’info, elle, n’est pas aux 35 heures, toute l’info selon des sources contradictoires, voilà le slogan du site qui fait s’esclaffer la France entière.
On ne présente plus le Gorafi, ce site d’actualité parodique commentant des événements réels ou imaginaires en reprenant, pour mieux les parodier, les codes de la presse actuelle. Les articles du Gorafi provoquent la joie et l’hilarité des internautes depuis mai 2012. Leur ton faussement sérieux et assurément décalé suscite l’hilarité ou l’indignation (lorsque l’information relayée est prise au premier degré…) de milliers d’internautes chaque jour, dont le nombre ne cesse d’augmenter.
Le style Gorafi est indéniablement dans l’air du temps et en adéquation avec une réelle demande des Français : plus de légèreté, plus de second degré et d’intelligence dans l’approche de l’actualité, et moins de racolage et de sensationnalisme. Et surtout, l’envie d’être pris, eux aussi, plus au sérieux.
Publié le : mercredi 10 décembre 2014
Lecture(s) : 3
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782207118566
Nombre de pages : 240
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L’ANNÉE DU
o N 2
Préface
Balzac a dit un jour : «Peu m’importe l’écriture, la vie est fugace comme la rosée du matin dans les prés.» Depuis des années, les experts et historiens littéraires débattent autour de cette phrase. Où étaient localisés ces prés précisément ? Hélas, on ne le saura sans doute jamais et c’est ce qui fait que cette phrase garde pour toujours ce côté mystérieux. Parfois, le mystère est préférable à la vérité, comme le mensonge à la lâcheté et l’honneur à la pitié. Comme le disait aussi Shakespeare : «Pitié, pourquoi la pitié alors que le soleil, lui seul, brille.» Très belle métaphore sur l’abandon et le théâtre. Le premier volume deL’Année du Gorafi, sorti l’an dernier, a marqué son époque pour plusieurs raisons. L’une d’entre elles était que, pour la première fois depuis 1987, un journal se lançait dans une édition papier. Plus précisément, en créant un pont entre son édition électronique et une édition papier. À l’époque, je me souviens de certains qui riaient sous cape et affirmaient que notre projet serait vain. Un an plus tard, il suffit de regarder les chiffres pour s’en convaincre. Oui, le papier est l’avenir de la presse, et celle-ci a grandement tort de vouloir passer au tout numérique – ou digital, comme d’autres préfèrent l’appeler. Et ceux-là mêmes qui nous vilipendaient aujourd’hui nous citent en exemple. Vanité ! Mais avant de se lancer dans la rédaction de ce second volume, nous sous sommes posé aussi des questions essentielles. Méritiez-vous vraiment que nous perdissions notre temps à retranscrire lettre par lettre, mot par mot, l’intégralité de notre édition électronique pour composer ce livre ? Nous avons vu le traitement réservé au premier volume par certains d’entre vous, et ce malgré nos avertissements. Des livres qui n’ont pas été traités avec l’amour et l’attention qu’ils méritaient. Des livres qui ont été parfois oubliés au soleil dans une voiture, dans des trains, des pages cornées, mâchées, collées, colorées. Des heures de travail de conception artisanale pour assembler ces pages ruinées par le mépris de lecteurs ingrats, incapables de considérer un cadeau à sa juste valeur. Qui donc vous a ainsi élevés ? Très honnêtement, je pense que peu d’entre vous méritent réellement ce livre, qui est un véritable cadeau – et pour certains, fiscalement déductible. Mais il faut savoir parfois ne pas rester enfermé dans sa tour d’ivoire et se mettre à votre niveau. C’est souvent très difficile. Derrière les vitres fumées de ma voiture, il m’arrive cependant de ressentir quelque chose pour vous. Comme me le rappelle mon ami Éric Brunet : «Ces gens-là sont comme nous, mais ils ne le savent pas encore.» Une très belle phrase. Ce deuxième volume vient surtout clôturer une autre année fructueuse, où des milliers d’internautes avides sont venus en masse sur nos pages digitales. Nous sommes désormais cités en référence, en exemple. Notre site est désormais le troisième site Internet le plus consulté au monde. Et tout cela, nous le devons à vous, chers lecteurs, malgré tout ce que vous êtes et serez, et le fait que vraisemblablement vous ne changerez jamais. C’est donc avec une grande joie, et ces quelques lignes dictées depuis mon chalet de Gstaad, que j’ouvre ce second
volume deL’Année du Gorafi. Jean-François Buissière, Président du Directoire de Gorafi News Network.
MONDE LIBRE
Le Vatican admet finalement que les dragons
n’ont « peut-être » pas existé
Vatican –L’Église catholique semble bien décidée à faire sa cure de modernisme. Après les récentes déclarations du pape sur l’homosexualité, un autre tabou pourrait bien tomber, celui de l’existence des dragons dans certaines Saintes Écritures. «Malgré de très nombreuses recherches archéologiques et biologiques, jusqu’ici aucune preuve n’a pu être apportée », a commenté le Saint-Siège dans un communiqué laconique qui parle désormais de ces créatures ailées crachant le feu au conditionnel. Une nouvelle qui a surpris bon nombre d’observateurs du monde catholique qui ne s’attendaient pas à un tel revirement. «Il est clair que le pape François veut faire évoluer l’Église. Mais est-ce que les fidèles accepteront de tels changements ?» s’interrogent de nombreux spécialistes. «Cela remet tellement de choses en cause, tout d’un coup. Beaucoup de gens vont être perdus. Soudain, toute une partie de leur croyance disparaît», s’alarme un autre. Très présents dans de nombreuses Écritures saintes, les dragons ont été, selon les spécialistes, décimés pour la plupart par des saints et des évêques qualifiés de «saints sauroctones », souvent dans le simple but politicien d’asseoir leur pouvoir auprès des populations locales, essentiellement au mépris de la conservation d’un écosystème préexistant. Mais désormais le Vatican remet en cause la version officielle. «Jusqu’ici, aucune preuve matérielle de l’existence de ces créatures n’a pu être apportée. Il semble que, la plupart du temps, il ne s’agisse hélas vraisemblablement que de métaphore», ajoute le Saint-Siège. Après avoir avancé sur la question de l’homosexualité, beaucoup pensent que cette sortie pourrait mettre en colère certaines congrégations très conservatrices. «C’est scandaleux. L’Église est en train de succomber à une mode du modernisme et de la repentance», affirme le curé de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, église parisienne occupée
par des traditionalistes depuis plus de trente-cinq ans, qui s’inquiète du terrain particulièrement glissant sur lequel le pape François semble entraîner l’Église. «D’abord Galilée, puis les homosexuels. Maintenant les dragons. Et après ?» La Rédaction
EN BREF Des morceaux de rebelles syriens retrouvés dans du savon d’Alep Stéphane, 34 ans, est le client qui a découvert des extraits de rebelles anti-el-Assad dans le lot de savons qu’il a acheté : «Avec ma copine, on a vu cette boutique qui vendait des produits naturels. J’ai acheté quatre savons d’Alep. Le soir, j’ai pris un bain et, en frottant l’un des savons dans mes mains, j’ai trouvé des poils, des morceaux de chair et même une dent avec la racine encore accrochée.»
SOCIÉTÉ
Sondage : 89 % des hommes pensent que
le clitoris est un modèle de Toyota
Les mâles français auraient-ils des lacunes en matière d’anatomie féminine ?C’est du moins ce que laisse entendre ce sondage TNS-Sofres en partenariat avec le magazine fémininCausette. Décryptage. Une éducation sexuelle défaillante Zein Sawaya, de l’institut de sondage, a piloté cette étude qui aura pris six mois pour interroger plus de 2 500 hommes de tous profils. Et selon elle le constat est sans appel : «Près de 9 hommes sur 10 restent persuadés qu’il s’agit d’une voiture de la marque japonaise Toyota. 7 % affirment que le clitoris a un rapport avec une divinité de la mythologie égyptienne. Les 4 % restants disent n’avoir jamais entendu parler d’une telle chose », explique-t-elle. Johanna Luyssen est rédactrice en chef du magazineCausette, qui a dévoilé cette étude. Pour elle, ce manque flagrant de savoir n’est pas sans raison : «C’est concrètement le résultat d’une absence totale d’éducation sexuelle auprès des plus jeunes. Et, à titre personnel, je trouve ça tout simplement affligeant qu’une énorme majorité des Français de sexe masculin imagine qu’il s’agit de la Toyota Clitoris.» Le sondage de TNS-Sofres en partenariat avecCausettetrès vite suscité une vague de réactions autant a amusées qu’affligées. Inna Shevchenko, chef de file du mouvement Femen en France, n’a pas tardé à faire part de son indignation concernant cette nouvelle : «C’est le signe que quelque chose doit changer dans la société française. Ici, chez les Femen, nous restons convaincues que c’est la conséquence de centaines d’années de patriarcat et de courants religieux machistes encore bien trop tolérés aujourd’hui.» Les ados directement concernés Cette incapacité massive à identifier l’un des organes du sexe féminin n’est pas le premier signe de l’ignorance des hommes français en la matière. Il y a six mois, un sondage BVA commandé parLe Nouvel Observateur
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