L'Aube des temps

De
Publié par

Année 2587, le roi Larsse XIII, successeur d'une longue série de dictateurs depuis la fin d'une troisième guerre mondiale traumatisante, domine la totalité du globe.

Mavone, jeune agriculteur épris de liberté, souhaite s'enfuir avec Ellia mais il est capturé et condamné. Sauvé par la FDP dont il devient le chef, il organise un coup d'état et s'empare du pouvoir. Le bonheur est de courte durée car une invasion extraterrestre inattendue s'abat sur la planète. L'atmosphère est irradiée de toutes parts. Mavone et les siens tentent de sauver les survivants et d'organiser une vie nouvelle. Y parviendront-ils ?


Publié le : mercredi 3 février 2016
Lecture(s) : 2
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782334091251
Nombre de pages : 80
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Couverture
CopyRight
Cet ouvrage a été composé par Edilivre
175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com
Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-334-09123-7
© Edilivre, 2016
A ma famille
Prologue
Année 2587, une planète réduite à néant, les forêts rares, une population toujours plus abondante et réduite à l’esclavage. Les nations ont cessé d’exister, devenues des grandes régions, toutes sous la domination d’un seul et unique chef, le roi Larsse XIII faisant régner la terreur, comme ses prédécesseurs, dans le monde entier. A la droite de celui-ci, huit gouverneurs appliquant « la loi divine » dans les six continents, mars et vénus. A la suite d’une troisième guerre mondiale sans pitié, décorée de magnifiques champignons géants illuminant le ciel, les peuples déchirés en ont eu assez de ces politiques du « chacun chez soi » où l’inévitable guerre arrive tôt ou tard. Mais chaque révolution a son lot de déception, à la fin de la reconstitution du monde ordonné par le premier roi et « guide suprême », Klapar Ier, les choses ont considérablement changé, désormais il est devenu impossible de se déplacer sans connaitre la position où l’on se trouve, les noms de familles n’existent plus, seulement un prénom à chacun ainsi qu’un code dans une puce électronique, intégré dans la nuque, identifiant la famille, la couleur de peau, le sexe et tant d’autres… Des esclaves, voici comment l’histoire se répète. La nature humaine a toujours été celle de dominer son prochain, appliquant « cette loi », divisée en cinq points :
1 – Tu aimeras et serviras le guide suprême 2 – Tu n’enlèveras pas ta puce électronique 3 – Tu travailleras pour la nation 4 – Tu obéiras à tes supérieurs 5 – Tu ne sortiras pas la nuit, sauf pour le travail
Le siège du pouvoir étant au sein du château de Versailles, dans la grande région de France, nul ne peut contester ce pouvoir totalitaire, dans lequel le bon vouloir de sa majesté, ainsi que de ses gouverneurs, sont pour le bien de l’humanité, dans un monde sinistré par les conflits du passé. Le remède est bien trop souvent pire que le mal mais un certain Mavone a tout changé pour nous, un modeste agriculteur dans cette fourmilière qui constitue notre monde désespéré.
1
Il est important que les générations futures lisent ce témoignage car elles doivent connaître leurs origines ainsi que leurs histoires afin qu’elles puissent tirer les leçons de leurs erreurs passées.
C’était un cinq avril, le soleil d’un rouge flamboyant dominait ces champs paisibles de blés dont Mavone était le responsable. Les machines qu’il utilisait, avec le temps, passaient des journées entières à labourer, semer et récolter. Il aimait son travail. Etre au contact de la terre, sentir sa vibration, la remercier pour les bienfaits qu’elle apporte. Il appréciait aussi de faire quelque chose d’évidemment utile à toute créature qui se nourrit et de ne pas faire partie d’un système, favorisant les plus forts et méprisant les plus faibles car il était de nature assez rebelle ce grand gaillard, bien charpenté. Un homme de race blanche, brun aux yeux marrons. Jusque là rien d’extraordinaire mais il avait une voix grave, puissante, imposante je dirais… Il portait toujours des chemises et des jeans tel que la dictature de ce monde imposait aux hommes. Ce dont je me rappellerais toujours chez lui, c’est son regard. On percevait bien dans ses yeux sa force de caractère avec un petit côté de sagesse qui le rendait si envahissant quand il entrait dans une pièce. Sans dire un mot de son côté, à la simple vue de sa personne, on ne pouvait s’empêcher de l’observer. On pourrait penser, à la lecture de ces premières lignes, qu’il était un homme bruyant mais au contraire, son calme permanant fascinait autant que la posture qu’il dégageait.
L’obscurité de la nuit approchait lorsqu’il décida de rentrer chez lui. Il sortit de son tracteur et se mit à marcher en direction de ce que l’on considèrerait comme sa maison. Les biens matériels avaient déjà cessé d’exister à cet époque et depuis longtemps depuis la venue du premier « guide », Kaplar le premier. Tout appartenait à la nation et la seule chose que l’on possédait, c’était son propre corps. Il vivait dans une belle et grande maison blanche à toit rouge avec d’autres résidents. Sa couchette, parmi les autres se trouvait dans une grande pièce, bien chauffée. Une cuisine collective avec une grande table. A l’extérieur de la maison, on élevait des poules, des vaches, des cochons. Tout semblerait paisible à la lecture de ses lignes si le sentiment d’oppression chez les travailleurs n’existait pas. Chaque travailleur avait un quota à exécuter. Si celui-ci n’était pas respecté, le travailleur écopait d’un avertissement, puis d’un second et à la fin, la condamnation à mort. Chaque exécution se faisait en fanfare, diffusée à la télévision. Une musique dite « grandiose » emplissait une immense pièce faisant office de studio de tournage. Les murs bleus pour représenter le ciel, des nuages dessinés par dessus. Et puis au centre, dominant toute la scène, une grande falaise d’une centaine de mètres de hauteur, ressemblant à de la roche. Le condamné, entouré de ses geôliers bien armés, montaient jusqu’en haut via un escalier intégré à la falaise. Le sommet atteint, l’un des bourreaux, toujours dans une symphonie grandiloquente, prononce ces mots :
« Il a fait partie de notre confrérie. Il a lutté avec nous pour notre survie mais il a échoué. Nous confions cet homme au grand vide d’où il est venu. Que Dieu lui vienne en aide »
L’homme qui se trouvait pieds et poings liés se faisait expulser du plus haut de la falaise. Parfois le condamné n’était pas mort mais sur le point de mourir. Mais un soldat, muni d’un pistolet l’achevait d’une balle dans la tête. La grandeur d’une « cause » est toujours justifiée par de beaux sermons, sous une musique imposante.
Mavone et ses camarades, mangeaient tous des barquettes toutes préparées car ils n’avaient pas le temps de cuisiner sauf peut être le dimanche après midi, seul moment de repos de la semaine. Personne ne parlait, la fatigue de la journée était pesante et tous, voulait se coucher. Il y avait très peu de vie sociale car les gens de ce monde étaient des pions, des objets utiles à la « cause ». Alors qu’ils s’enfoncèrent tous dans le dortoir comme des fiévreux prêts à tomber par terre, la lumière s’éteignait, faisant place aux rêves et aux illusions d’un
futur meilleur.
2
C’était le dimanche matin et Mavone était heureux, il allait bientôt revoir Ellia dont il était fou amoureux. Elle se trouvait avec les autres filles dans une autre ferme à quelques heures de marches de la sienne. Les hommes et les femmes ne travaillaient jamais ensemble et Mavone était dans l’illégalité. Les rencontres entre les deux sexes étaient arrangées. A la naissance de chaque personne, en dehors de la pose d’une puce électronique, un prélèvement ADN était effectué, d’abord pour avoir le code génétique mais aussi pour déterminer ce que l’individu accomplirait dans le monde du travail ainsi que la personne avec laquelle elle devait copuler. Tout était réglé au millimètre près, impossible d’avoir la moindre liberté individuelle. Mavone et Ellia étaient promis à d’autres personnes, des êtres qu’ils n’avaient jamais vu ni entendu. Ils mentaient, prétextant à leurs camarades qu’ils désiraient se promener car les personnes qui dénonçaient leurs voisins étaient monnaie courante à cette époque. Il la retrouvait comme d’habitude au même endroit, un lieu caché, rempli d’arbres et de buissons, loin du regard des autres. Il la vit, rayonnante de beauté, calme et douce comme les beaux matins d’été. Ses cheveux blonds et longs étaient comme le blé qu’il récoltait, ses yeux bleus comme le ciel qu’il adorait contempler. Sa taille et sa minceur auraient fait pâlir plus d’un mais elle était promise à un autre. Son travail consistait à traire les vaches, dans sa tenue de paysanne réglementaire. Tous les deux avaient la trentaine et à cet âge, il était assez rare de n’avoir jamais procrée.
Une fois que la mère avait enfanté, le bébé était arraché à celle-ci pour entrer dans un institut qui s’occupait de le former et de l’endoctriner pour « la cause ». Personne ne connaissait ses parents et ses enfants, la solitude était absolue.
L’idée que du jour au lendemain ils se sépareraient était insoutenable pour eux car souvant des mutations se faisaient. Ellia, à ce jour lui disait :
– Il faut que nous puissions partir d’ici, nous ne pouvons pas rester là en attendant la fin.
Et Mavone répondit :
– Je sais bien, nous prenons des risques à laisser le temps défiler sous nos yeux mais tu dois admettre que si nous fuguons, nous serons traqués jusqu’à ce qu’un jour, peut être, nous soyons repris. Et tu sais ce que nous faisons aux gens qui ne respecte...
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi

La Soudanite

de calmann-levy

Le sel de nos larmes

de gallimard-jeunesse

Les 12 portes du Kaama

de editions-edilivre

Le Prix des choses

de editions-edilivre

Le Chant de Marie

de editions-edilivre

suivant