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L'Envoyé - Episode 3

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L'Envoyé - Episode 3 (sur un total de 8 épisodes extraits du roman L'Envoyé)

Le combat contre le chevalier Harold conduisant l’armée ennemie, s’est soldé par un immense succès, grâce à Gabriel. Une légende commence à naître autour de lui. Face à sa bravoure et à sa sollicitude envers tous les hommes, amis ou ennemis, le seigneur Harold lui fait vœu d’allégeance. Au terme d’une longue chevauchée, la troupe arrive enfin au château du seigneur Bormain où ils sont accueillis en héros. Gabriel y rencontre Audeline, sa fille, dont la beauté le subjugue. Profitant d’un peu de repos, Gabriel initie les hommes à de nouvelles stratégies de combats, identiques à celles du XXe siècle. Il leur fait fabriquer des armes novatrices... Et par-dessus tout les entraîne à combattre de nuit, chose insensée en ces temps lointains ! Lors d’une journée au bord d’un lac, il sauve Audeline de la noyade grâce à des connaissances encore inconnues au moyen âge. Son geste l’ayant ramenée à la vie, le fait passer, bien malgré lui, pour un être surnaturel capable de réveiller les morts...


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L’ENVOYÉ
Christian ROLLAND
Ce texte publié par Zinedi est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Toute reproduction ou copie, par q uelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible de s sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le code français de la propri été intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Illustration de la couverture : Christian Rolland© © Éditions Zinedi, dépôt légal décembre 2003 4 avenue des Trois-Peuples 78180 Montigny-le-Bretonneux - France http://www.zinedi.com ISBN 978-2-84859-009-7 (édition imprimée) ISBN 978-2-84859-073-8 (édition numérique complète) ISBN 978-2-84859-110-0 (3e épisode/8)
Épisode 3
Le combat contre le chevalier Harold conduisant l’a rmée ennemie, s’est soldé par un immense succès, grâce à Gabriel. Une légende commen ce à naître autour de lui. Face à sa bravoure et à sa sollicitude envers tous les h ommes, amis ou ennemis, le seigneur Harold lui fait vœu d’allégeance. Au terme d’une longue chevauchée, la troupe arrive enfin au château du seigneur Bormain où ils sont accueillis en héros. Gabriel y rencontre Audeline, sa fille, dont la bea uté le subjugue. Profitant d’un peu de repos, Gabriel initie les hommes à de nouvelles str atégies de combats, identiques à e celles du XX siècle. Il leur fait fabriquer des armes novatrice s... Et par-dessus tout les entraîne à combattre de nuit, chose insensée en ces temps lointains ! Lors d’une journée au bord d’un lac, il sauve Audeline de la n oyade grâce à des connaissances encore inconnues au moyen âge. Son geste l’ayant ra menée à la vie, le fait passer, bien malgré lui, pour un être surnaturel capable de réveiller les morts…
Les Chroniques Anciennes Sectrie 10, Versus 7
C’est de gloire auréolé Que le preux chevalier En ton palais s’est arrêté. Et toi future bien-aimée Dès son regard posé Tes yeux ne l’ont plus quitté. Le hasard vous avait retrouvé Pour une courte éternité.
Gabriel, accompagné d’Aralou, aidait à secourir les blessés. Ils allaient ainsi parmi les hommes en proie à la souffrance. Des soldats étaien t morts en grand nombre du côté de l’ennemi. Et beaucoup d’autres attendaient des s oins. De nombreux chevaux avaient également péri dans les charges. Ils parcou raient le plateau, consolaient les blessés. Gabriel félicitait les soldats qui n’avaie nt pas faibli devant les attaques. Il se portait partout pour aider, prodiguer des paroles d e consolation. Cette noble attitude était grandement appréciée de tous les combattants. Sur ce terrain de quelques kilomètres carrés, la popularité de Gabriel ne fais ait que grandir. Le chevalier Geoffroy en éprouvait quelque jalousie mais également beauco up de fierté, car il y était pour quelque chose. Mais par-dessus tout, il s’agissait de ses hommes et de la mission qu’on lui avait confiée. De son côté, lui aussi pre nait exemple sur le comportement de Gabriel et participait activement au réconfort de s es troupes. Les blessés ennemis eurent droit à autant de sollic itude. Malgré la douleur, ceux-ci restaient stupéfaits de tant d’égards. Le vainqueur s’adressait à eux pour les aider ! Lorsqu’il retrouva Harold, celui-ci ne manqua pas d ’éloges pour le remercier de tout ce qu’il faisait pour eux. — Je n’avais jamais entendu parler de vous auparava nt, lui dit-il. Qui êtes-vous ? — Je viens de bien loin et le hasard m’a conduit ic i. Le même hasard a voulu que je rencontre celui contre lequel vous vous battez, Gal an de Molène. Après lui avoir sauvé la vie je suis resté à ses côtés. Et vous ? — Oh ! Moi… J’étais aux ordres du roi en tant que s eigneur d’Allemonde. Mais désormais je suis votre prisonnier. Gabriel regardait cet homme abattu, épuisé physique ment et moralement. Il avait eu la malchance de se trouver sur le même chemin que c elui qui lui ôtait tout espoir de victoires futures. — Venez nous rejoindre, lui dit soudainement Gabrie l. Votre combat n’est pas le bon. Le roi profite de votre allégeance pour vous m anœuvrer et vous faire combattre injustement. Les chevaliers et seigneurs de l’Ordre à la croix vermeille ne font que défendre leurs biens et leurs idéaux. Venez avec eu x ! Harold portait son regard vide sur le paysage qui l ’entourait. Il ne répondait pas. — Je comprends vos hésitations, aussi je propose un arrangement entre nous. Vos hommes et vous-même garderez vos armes et équipemen ts et rejoindrez le château du seigneur Maruald avec une faible escorte, si vou s me jurez de ne rien tenter contre nous. Je ne vous considère pas comme des prisonnier s mais comme de futurs alliés. Acceptez-vous cette proposition ? Harold acquiesça de la tête sans parler, il avait l a gorge nouée. — Bien. Je vais donc demander conseil au chevalier Geoffroy pour l’organisation de votre départ. Quand il retrouva Geoffroy et qu’il lui expliqua l’ offre qu’il avait faite, ce dernier fut surpris par l’acceptation d’Harold. — Mais que lui avez-vous dit pour qu’il accepte ? V ous êtes un peu sorcier ! Si effectivement il nous fait le serment de ne plus s’ opposer à notre Ordre, alors je retournerai au château du seigneur Maruald avec eux . Nous les encadrerons avec quelques-uns de nos soldats et j’en profiterai pour ramener nos blessés. Vous pourriez rester ici au campement, en attendant notre retour. D’ici là nous aurons reçu de nouveaux ordres. — Il vaut mieux éviter de rester ici en terrain déc ouvert, sans défense, répondit Gabriel. Je préférerais continuer comme prévu, jusq u’au château du seigneur Bormain. Il n’est plus très loin. Là-bas nous y serons tous en sécurité et pourrons nous y reposer
à l’abri. Geoffroy acquiesça. — C’est effectivement plus sage. Je vais donner des ordres à mes capitaines pour qu’ils se préparent à vous suivre avec leurs hommes . Ils seront à vos ordres jusqu’à mon retour et je vais les confier à mon bras droit le capitaine Thibauld… Je ne me fais pas de souci, vous les conduirez facilement. Je les entends d’ici. Ils ne jurent que par vous et ce que vous venez d’accomplir. Ce soir ils se prendront pour des héros invincibles ! Il appela Thibauld et le présenta. L’homme était tr apu, solide comme un arbre avec un visage caché derrière d’épaisses moustaches qui retombaient de chaque côté de la bouche. Ses yeux reflétaient une bonne humeur franc he et loyale. Gabriel l’avait croisé à plusieurs occasions. — Voici mon plus vaillant second. Il vous obéira en tout et vous pouvez lui faire confiance. Le soir ils établirent un campement provisoire où a mis et ennemis de la veille dormirent ensemble à peu de distance les uns des au tres. Le matin, longtemps après le lever du soleil, les deux troupes se séparèrent. L’une accompagnée du chevalier Geoffroy et du seigneur Harold, était en route pour le château de Maruald. L’autre, aux ordres...