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L'Étoile de la France en Italie

De
58 pages

Bons anges qui, du haut de la voûte éthérée,
Voyez d’un œil ami cette lutte sacrée
Où les fils des vieux Francs, chez les fils des Lombards,
Déroulent de nouveau ces fameux étendards
Dont la marche y laissa de longs sillons de gloire.
Milices du Très-Haut, qu’escorte la Victoire,
Réservez aux Français ses plus vives douceurs !
Vous pouvez dédaigner d’avides ravisseurs,
Mais jamais des guerriers que la justice anime ;
Seule elle arme leur bras, et leur cœur magnanime
S’inspirant au grand cœur de leur chef immortel,
S’enflammant au foyer de l’amour fraternel,
N’a d’autre ambition que de rompre des chaînes
Que rivent, chaque jour, d’impitoyables haines.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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À propos de Collection XIX

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Louis Joseph Jacquet

L'Étoile de la France en Italie

A L’ARMÉE

Braves, vous n’aimez pas les longues préfaces. La mienne sera courte. J’aurai à peu près tout dit quand j’aurai exprimé le vœu que ce faible tribut de mon admiration vous plaise autant que je vous honore (c’est beaucoup demander), et qu’il contribue à vous convaincre que la bravoure et la foi sont deux sœurs, deux filles du ciel qui ne peuvent demeurer étrangères l’une à l’autre.

Ainsi le comprenaient nos anciens chevaliers. Ainsi le comprenez-vous vous-mêmes, vous leurs intrépides émules, qui, dans une campagne aussi courte que brillante, venez d’accomplir des faits que nous serions tentés de prendre pour d’ingénieuses fictions.

L’ÉTOILE DE LA FRANCE EN ITALIE

Bons anges qui, du haut de la voûte éthérée,
Voyez d’un œil ami cette lutte sacrée
Où les fils des vieux Francs, chez les fils des Lombards,
Déroulent de nouveau ces fameux étendards
Dont la marche y laissa de longs sillons de gloire.
Milices du Très-Haut, qu’escorte la Victoire,
Réservez aux Français ses plus vives douceurs !
Vous pouvez dédaigner d’avides ravisseurs,
Mais jamais des guerriers que la justice anime ;
Seule elle arme leur bras, et leur cœur magnanime
S’inspirant au grand cœur de leur chef immortel,
S’enflammant au foyer de l’amour fraternel,
N’a d’autre ambition que de rompre des chaînes
Que rivent, chaque jour, d’impitoyables haines.

 

Vous Les reconnaissez, vous, esprits généreux,
Ces Français, dont jamais des peuples malheureux
N’implorèrent en vain l’héroïque assistance.
La France de nos jours est toujours cette France
Des autres nations et la reine et la sœur.
Elle chérit la paix, mais gare à l’agresseur
Qui de ses chers loisirs vient troubler le silence !
Indocile chez elle à toute violence,
Elle n’en peut souffrir le règne chez autrui.
Le chef qu’à ses destins Dieu prépose aujourd’hui,
Digne du nom qu’il porte, en un mot, digne d’elle,
De son antique honneur jalouse sentinelle,
Des hauteurs qu’il occupe entend des cris perçants :
C’est le cri de captifs, braves, mais impuissants
A s’affranchir d’un joug que chaque jour aggrave.
Il frémit ; cependant, aussi prudent que brave,
Il fait parler les droits de la sainte amitié,
Entendre à l’oppresseur la voix de la pitié.

 

Mais l’oppresseur est sourd : l’orgueil et la vengeance
De son inimitié doublent la diligence.
Marchons ! s’écrie alors l’Empereur des Français.
Un formidable cri lui répond du succès ;
C’est cette France, en chœur, du pied des Pyrénées
Jusqu’aux rives du Nord par la Manche baignées,
Qui lui répond : Marchons ! Allez, jeunes soldats,
Courez perpétuer par d’immortels combats,
Sur ces bords malheureux, autrefois si prospères,
La gloire de la France et celle de vos pères !
Courez ; le ciel vous voit et bénit votre élan ;
Courez, en vous montrant, faire échouer le plan
Que depuis de longs jours l’oppression rumine.
Aveugle ! voyez-la courir à sa ruine
Et tomber dans les lacs qu’elle-même a tendus.