L'hermite de Saint-Jean, ou Tableau des fêtes marseillaises lors de l'arrivée et durant le séjour de S.A.R. Madame, duchesse d'Angoulême, à Marseille : n° 1-[8] : [13-19 mai 1823]. Numéro 7

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impr. Achard (Marseille). 1823. Angoulême, Marie-Thérèse Charlotte de France (1778-1851 ; duchesse d') -- Voyages -- France -- Marseille (Bouches-du-Rhône). 8 fascicules en 1 vol. ; in-8.
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Publié le : mercredi 1 janvier 1823
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L'HERMITE
DE SAINT-JEAN
OU
TABLEAU
DES Fêtes marseillaises, lors de l'arrivée
et durant le séjour de S. A. R. MADAME
Duchesse d'Angoulême, à Marseille.
N° 7.
DEPART pour Aix de S. A. R. MADAME , le 19 mai
1823 , à 10 heures moins un quart du matin. Douleur
et regrets que cause ce départ. — Souvenirs divers
qu'a laissés le séjour de MADAME à Marseille.—
Réception des Dames du marché du Cours St.-Louis
et leur offrande à S. A. R. — Discours adresssés à
MADAME lors de son arrivée. — Les adieux de
l'Hermite de St.-Jean à cette auguste Princesse.
S. A. R. en partant de son palais, et annon-
çant à M. le Maire, qui venait de recevoir ainsi
que Mme son épouse la faveur toute particulière
d'être admis à l'honneur de déjeuner avec elle
et les personnes de sa suite seulement, que son
intention était de sortir de la ville en calèche,
intention toute de faveur pour Marseille, a pu
de nouveau se convaincre que l'approche de
son départ avait rendu aujourd'hui la douleur,
les larmes et les regrets du peuple d'une démons-
tration aussi publique , aussi universelle que
l'avaient été sa joie et son enthousiasme dans les
jours précédens, marqués par des fêtes où chacun
avait joui du bonheur public.
En effet, la foule, qui était rassemblée sur
tous les lieux du passage de S. A. R., lui a offert
( 2 )
les derniers hommages de son respect et de son
dévouement, avec une effusion de coeur et une
vivacité de sentimens qu'il ne sera jamais possible
de bien décrire; mais dont on peut concevoir
une légère idée, en disant qu'elles ont été dignes
de l'âme ardente et des voeux sincères des ex-
cellens et fidèles Marseillais. S. A. R., vivement
attendrie de ce doux spectacle, s'est montrée très-
sensible à ces témoignages d'affection et d'amour ;
mais sa reconnaissance a éclaté, d'une manière
bien honorable et bien flatteuse pour tous les
habitans de notre ville, lorsqu'elle a daigné faire
arrêter sa voiture, au milieu de la rue d'Aix et
à la place extérieure de cette rue, pour faire
ses adieux à la foule immense qui s'y trouvait,
avec une émotion si expressive, que son mouchoir
même n'a pu dérober, à la vue du public, les larmes
abondantes qui inondaient ses yeux. MADAME ,
quittant alors la calèche dé M. le Maire, dans
laquelle elle était montée en sortant de son palais,
est entrée dans sa voiture de voyage, après avoir
reçu les derniers hommages respectueux de la
ville, par l'organe du Conseil municipal, et de
la multitude par les' cris de vive le Roi! vive
MADAME! vivent à jamais les BOURBONS.
Dès le matin, S. A. R. avait fait appeler, auprès
d'elle, M. le Maire, et après lui avoir témoigné,
dans les termes les plus flatteurs, combien elle
était sensible à l'amour que cette ville fidèle
venait de lui montrer, elle a daigné, ajouter i
tout mon désir est que les Marseillais soient
satisfaits de moi ; paroles précieuses que M. le
Maire s'est empressé de rapporter à ses conci-
toyens , avec les vives expressions par lesquelles
il a payé la dette de la reconnaissance.
Le peu de jours que S. A. R. a consacrés à
son séjour à Marseille, ont suffi pour faire ap-
précier dignement les éminentes qualités qui la

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