L'hermite de Saint-Jean, ou Tableau des fêtes marseillaises lors de l'arrivée et durant le séjour de S.A.R. Madame, duchesse d'Angoulême, à Marseille : n° 1-[8] : [13-19 mai 1823]. Numéro 1

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impr. Achard (Marseille). 1823. Angoulême, Marie-Thérèse Charlotte de France (1778-1851 ; duchesse d') -- Voyages -- France -- Marseille (Bouches-du-Rhône). 8 fascicules en 1 vol. ; in-8.
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Publié le : mercredi 1 janvier 1823
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L'HERMITE
DE SAINT - JEAN
OU
TABLEAU
DES Fêtes marseillaises, lors de l'arrivée
et durant le séjour de S. A. R. MADAME
Duchesse d'Angoul^'me, à Marseille.
N° I.
ARRIVE prochaine de S. A. R. MADAME,
Duchesse d'Angoulêrne.
MARSEILLAIS ,
L'ANGE TUTÉLAIRE de la France, la petite-fille
de Marie-Thérèse et de Henri IV, que ses mal-
heurs, son héroïsme, son éminente piété et ses
rares vertus ont déjà consacrée à l'immortalité, et
que sa naissance et les droits de son illustre
époux destinent à devenir un jour l'ornement
du trône des Lis, arrive bientôt dans vos murs!
Que vos acclamations et l'élan de vos coeurs si
profondément émus forment, à son entrée, le
plus bel appareil de son triomphe! Votre popu-
lation immense , si avide de contempler les traits
augustes de la fille des Césars et de nos Rois ;
une grande partie de celle de la Provence, qui
va accourir bientôt pour partager votre joie et
votre alégresse; enfin, les brillantes décorations
de vos grandes et superbes rues doivent con-
courir , dans cette circonstance, à rendre la Cité
excellente et fidèle la ville sans égale dans tout
le royaume. Soyez les Marseillais du mois d'avril
1814 lorsque vous apprîtes avec tant d'enthou-
siasme le retour des Bourbons , vos souverains
légitimes.
La Princesse que vous allez voir, vous a été
depuis long-tems signalée comme la providence des
malheureux et la protectrice de toutes les mères
infortunées : son auguste présence doit renouve-
ler, dans tous les coeurs, ces sentimens d'amour ,
d'admiration et de reconnaissance , qui furent si
expansifs à l'époque de la Restauration, et que
vous fîtes si bruyamment éclater lorsque vous
eutes le bonheur de posséder les autres Princes
de son illustre famille. Vos pères avaient déjà
accueilli, en 1777, le Comte de Provence,
aujourd'hui Louis XVIII, d'une manière qui en
a rendu le souvenir immortel jusques dans le
plus petit hameau de cette contrée. Eh bien ! je
dois le dire à votre louange, vous avez surpassé
eu grandeur, en enthousiasme et en amour,

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