L'IMMEUBLE VERT

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Survivant d'un quartier insalubre voué la démolition, l'immeuble vert abrite Rathem Ellam Abdelkober, son dernier occupant, un travailleur immigré. Histoire de son errance travers la Grande Ville. Déambulation toute ponctue de rves impossibles. Parce qu'il ne comprend pas les réglées d'un monde qui le dépasse, Rathem sera toujours opprimé. Un jour, il rencontre Gaby, qui jette en lui un désir d'aimer et d'exister. Dans l'espoir de la revoir, il refuse d'évacuer les les lieux...
Publié le : jeudi 1 septembre 2011
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EAN13 : 9782296478398
Nombre de pages : 185
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Daniel Cohen éditeur
www.editionsorizons.com
Littératures, une collection dirigée par Daniel Cohen Littératuresest une collection ouverte, tout entière, àl’écrire, quelle qu’en soit la forme : roman, récit, nouvelles, autofiction, journal ; démarche éditoriale aussi vieille que l’édition elle-même. S’il est difficile de blâmer les ténors de celle-ci d’avoir eu le goût des genres qui lui ont rallié un large public, il reste que, prescripteurs ici, concepteurs de la forme romanesque là, comptables de ces prescriptions et de ces conceptions ailleurs, ont, jusqu’à un degré critique, asséché le vivier des talents. L’approche deLittératures, chez Orizons, est simple — il eût été vain de l’indiquer en d’autres temps : publier des auteurs que leur force personnelle, leur attachement aux formes mul-tiples du littéraire, ont conduits au désir de faire partager leur expérience intérieure. Du texte dépouillé à l’écrit porté par le souffle de l’aventure mentale et physique, nous vénérons, entre tous les critères supposant déterminer l’œuvre littéraire, le style. Flaubert écrivant : « J’estime par-dessus tout d’abord le style, et ensuite le vrai » ; plus tard, le philosophe Alain professant : « c’est toujours le goût qui éclaire le jugement », ils savaient avoir raison contre nos dépérissements. Nous en faisons notre credo. D.C.
ISBN : 978-2-296-08796-5
© Orizons, Paris,2011
Limmeuble vert
danslamêmecollection
Farid Adafer,Jugement dernier,2008 Marcel Baraffe,Brume de sang,2009 Jean-Pierre Barbier-Jardet,Et Cætera,2009 Jean-Pierre Barbier-Jardet,Amarré à un corps-mort,2010 Jacques-Emmanuel Bernard,Sous le soleil de Jerusalem,2010 François G. Bussac,Les garçons sensibles,2010 François G. Bussac,Nouvelles de la rue Linné,2010 Patrick Cardon,Le Grand Écart,2010 Bertrand du Chambon,Loin de Vārānasī,2008 Daniel Cohen,Eaux dérobées,2010 Monique Lise Cohen,Le parchemin du désir,2009 Patrick Corneau,Îles sans océan,2010 Maurice Couturier,Ziama,2009 Odette David,Le Maître-Mot,2008 Jacqueline De Clercq,Le Dit d’Ariane,2008 Charles Dobzynski,le bal de baleines et autres fictions,2011 Toufic El-Khoury,Beyrouth pantomime,2008 Maurice Elia,Dernier tango à Beyrouth,2008 Raymond Espinose,Libertad,2010 Pierre Fréha,La conquête de l’oued,2008 Gérard Gantet,Les hauts cris,2008 Gérard Glatt,Une poupée dans un fauteuil,2008 Gérard Glatt,L’Impasse Héloïse,2009 Charles Guerrin,La cérémonie des aveux,2009 Henri Heinemann,L’Éternité pliée, Journal, édition intégrale. Gérard Laplace,La Pierre à boire,2008 Gérard Mansuy,Le Merveilleux,2009 Lucette Mouline,Faux et usage de faux,2009 Lucette Mouline,Du côté de l’ennemi,2010 Anne Mounic,Quand on a marché plusieurs années...,2008 Enza Palamara,Rassembler les traits épars,2008 Béatrix Ulysse,L’écho du corail perdu,2009 Antoine de Vial,Debout près de la mer,2009
Nos autres collections :Profils d’un classique, Cardinales, Domaine littérairese corrèlent au substrat littéraire. Les autres,Philoso-phie — La main d’Athéna, Homosexualitéset mêmeTémoins,ne peuvent pas y être étrangères. Voir notre site (décliné en page2de cet ouvrage).
Gérard Gantet
Limmeuble vert
2011
Du même auteur
Les hauts crisOrizons,Littératures », , roman, coll. « Paris,2008 Mort et transfiguration pour la jeune fille étrangère, Pierre Belfond,1986
Nous rééditons ce roman, qui reçut un accueil enthou-siaste de la presse littéraire : Gérard Gantet s’affirme d’emblée comme un écrivain, sans concessions à l’égard du public, mais passionnant. Il offre une parfaite limpidité de lecture tout en abordant à la manière d’un conte philosophie un sujet peu favorable à la littérature. (…) Le souci d’objectivité n’exclut pas le rêve ni la métaphore poétique et symbolique. (…) Un auteur est né dont on suivra avec profit tous les pas.
Aliette Armel,Le Magazine littéraire, novembre1986
Et puis Gantet se tire admirablement bien de son schéma-tisme : débarrassé du réalisme ou de la simple vraisemblance, il peut s’échapper vers le fantastique, l’hallucination, le cauchemar, et il le fait avec un talent certain. Il possède davantage que le don des images, celui de leur enchaînement et de leur progression dramatique. Avec des phrases sobres, composées de mots presque neutres, sans effets inutiles, sans lyrisme, il installe peu à peu l’enfer, la déréliction, la violence insoutenable, la solitude à hurler. (…) Ce premier roman pourrait parfaitement être le dixième roman d’un bon écrivain installé, rôdé et habile.
Pierre Lepape,Le Monde,7novembre1986
À Manuella, qui habite la ville rose de mon enfance.
Au lecteur
Les eaux dérobées sont douces, et délicieux le pain pris en cachette.
Proverbes bibliques, chap.IX, versets17&18
ierre Belfond publia ce texte en1986, dans un contexte P original. Il s’était engagé à éditer en direct, depuis son stand du Salon du Livre, un premier roman. Son directeur littéraire avait émis ce jugement que, à l’évidence, son désir de convaincre rendait flatteur à l’excès : « Écrivain authentique. Livre magnifique, plus beau queLa vie devant soi.» «», avait tempéré,Très intéressant bouquin en boss lucide, Pierre Belfond, tout en entérinant le titre que portait le manuscrit :Mort et transfiguration pour la jeune fille étrangère.Un titre dont on ne manqua pas de pointer la grandiloquence, peut-être à raison. L’occasion m’étant donnée d’en changer, et voulant surtout éviter d’aggraver mon cas en osantL’Etrangère, j’opte pourL’immeuble vert. Tout compte fait, n’est-il pas à considérer comme un personnage à part entière, cet immeuble de couleur qu’on malmène et qu’on abat ? Le livre remporta, et j’en fus heureux pour une équipe qui était toute vouée à l’excellence de son métier, un bon succès de presse. Concourir aux prix littéraires, il n’en fut pas seulement question, tant Pierre Belfond s’indignait de
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GérardGantet
l’esprit totalitaire et purement mercantile qui préside à leur distribution.
Par bonheur, les lecteurs d’aujourd’hui sont de moins en moins dupes du ‘système’. Chaque année plus nombreux sont ceux qui apprennent, les uns en se fiant aux avis des derniers libraires de quartier, justement fiers de leur métier, les autres grâce au fleurissement des blogs littéraires, à ouvrir le sentier non battu de leurs propres découvertes. Combien stimulante est la rencontre avec ces inconnus qui vous connaissent ! Leurs courriers, leurs commentaires, recèlent une profondeur d’analyse qui est d’une saisissante pertinence. Qu’ils le sachent bien : chacune de leurs lignes se grave en la mémoire, et leur regard, durablement, éclaire et encourage le travail. Après quoi, la meilleure récompense de l’écrivain, reste l’écriture. J’ai trouvé, dans les instants que je lui consacrai, une intensité de l’émotion créatrice, un sentiment de plénitude au moment de l’achèvement, qui sont d’une nature proprement incomparable à ce que confèrent bonheurs familiaux ou succès professionnels. C’est que l’écriture engendre une joie native, toute proche des larmes, qui n’est puisée nulle part ailleurs qu’en soi-même, à un puits mystérieux, et dont on méconnait jusqu’à la profondeur. Elle est sans conteste la plus désalté-rante et la plus lustrale deseaux dérobées. GG. (mai 2011)
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