L'immortalité de l'âme , poème dédié à l'ombre de Camille, par Henri-A. Gouttière

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impr. de Leleux (Lille). 1822. 12 p. ; in-8.
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Publié le : mardi 1 janvier 1822
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Source : BnF/Gallica
Nombre de pages : 8
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L'IMMORTALITÉ
DE L'AME.
POEME
DÉDIÉ A L'OMBRE DE CAMILLE.
PAR HENRI A. GOUTTIÈRE.
A LILLE,
IMPRIMERIE DE LELEUX,
GRANDE PLACE.
1022.
L'IMMORTALITÉ
DE L'AME.
O ciEI! qu'ai-je entendu? quel effrayant système
Voudrait anéantir mon espoir le plus doux !
L'impie a dit, aveugle en son audace extrême :
• L'éternité n'est point; tout périt avec nous.
» La vertu n'est qu'un nom ; contentons tous nos goûts.
» Écartons loin de nous l'importune sagesse,
» Et de nos passions n'écoutons que l'ivresse.
» Dans le sein des festins, des ris et des amours,
» Que la volupté seule embellisse nos jours.
» Profitons du présent; jouissons sans rien craindre;
» Jouissons, puisqu'enfin nous mourons pour toujours. *
Malheureux insensé, que ton sort est à plaindre!
Eh quoi ! lu peux penser au néant sans frémir,
Et Dieu nous aurait faits pour nous anéantir !
Admirateur zélé des erreurs de Lucrèce,
Le seul plaisir des sens ici-bas t'intéresse,
El ton coeur, endurci ne craint point d'avenir !
Par tes dogmes trompeurs que la démence inspire,
De la religion tu renverses l'empire;
Tu confonds la justice avec l'iniquité.

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