L'indissolubilité du mariage vengée : lettre à M***, député à l'Assemblée nationale ([Reprod.])

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[chez Crapart]. 1789. Divorce -- France -- Ouvrages avant 1800. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Publié le : jeudi 1 janvier 1789
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IWCROCCffï RESOLUTION îfîï <HÀ*Î
Ç»8S ̃ »OIC-o
̃ASSio^JKO TEST CTAST No
TÏÏEFRPGHM
REBEARCH COLLECTION
LES ARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANÇAISE
-MAXWELL
Headmgîon H8I Ha», Oxfof d OX J ÔBVV, l K
L'INDISSOLUBILITÉ
Nationale.
aveê toute ¡'attention
Béceflaire la brochure que vous m'avez en-
voyée, intitulée le Divorce & fur laquelle
vous me demandez mon avis parce qu'il pour-
toit arriver qu'on agitât cette queftion dans i'Af-
{emblée Nationale.
Si j'en crois, Monfieur,
rnembres rien n'eft plus inutile que la peiné
qu'on pourroit prendre pour réfuter cette trèi-
A
(O
fuperfjcielîe proiuéUon, parce qu'ils afîarent que'
dans le plan admirable d'une
ytrfillt le paiti eil de tout détruire pour tout
renouveliez Ainfi Tribunaux, Loîx,
Coutumes dans Tordre civil j Hiérarchie
Difciplir.e » Gouvernement dans l'ordre reli-
gieux Dîftinclions Rapports, Droits, dars
l'ordre ifoci^l tout doit s'e*c!ipfef par celt
feul que ce font chofes antiques trop long-
temps crues vraies trop long temps refpec-
te'es trop long-temps pratiquées. Âinîî vocs
avez aboli les d[mes, parce qu'elles
vous avez anéanti
les redevances territoriales parce qu'elfes
_avpient 14 ou t^oo ans de date; vous ra-
parce qu'il y en a qui
étoilent bâtis avant Clovis, & qu'il &*eft pas
tolérable d'exirter fi long temps vous aa-
torifez l'ufure parce que même chez les
Païens elle rendoit infâmes. Par la même raï-
fon à les entendre vous ferez difpîroître F*b-
folue IndifToiubilité du Mariage, parce qu'elle
remonte au premier homme, & en vérité
cela eft trop fjnnné; vous proferirez la con-
tinence des Clercs, parce que dès que fE-
glife a pu fe former un code, c'a été une de
Loix.
(y)'
A
11 paroît donc que la Plus réfu-
tation de votre brochure feroît trop peud'îm-
preffion, vu des efprits prépares
à accueillir tout ce qui annonce une innovation
bien prononcée & à repoufler tout ce qui rip-
pelé les bonnes anciennes
Cependant comme il ne Êmt pas biffa à cet
Auteur la petite gloriole de croire qu'on n'a pas
pj lui repondre, & que d'ailleurs vous préten-
dez que plufieurs de vos Députés le défirent',
je vais vous Communiquer mes réflexions en
parcourant .:les diffères, ciupitrts de cet écrit.
Dans Li Pièfacty l'Auteur, après avoir prouve
quo les plus heureux ertlts vor.t réfulrcr de fon
entre qu'elle va rendre tous Us nunjgts
heureux & contribuer à lî pliât¿ publique
nous donne la lifte des ouvrages oà il a paifé
fa docVme. Il n'a garde de dire que ces ou-
vrages ont e'té fur la niatiere du Divorce fi
univerfellement méprifes, qu'on n'a pa:- même
daigné les réfuter parce qu'ils peu
nérjux a paru très-favorjblt l'Auteur, pour
efpe'rer la réforme de ce code barhart d'indif-
folubilité".
Introduction. Après un petit éfoje des avjn-
(
tiges d'un bon mariage, l'Auteur veut Us rec-
tifier quand ils font mauvais & comme 1» finv
pie féparation, autoriféepar lesloix ne remédie
au mal qu'en partie il faut trancher dans le
yif, & rompre fans ménagement le lien même
qui uniflbit les époux»
Mais le mariage et} iodiflolubîe trnut
ahus; & le moment eft venu de la- définie-
tion que ,1a raifon ti-
prouvoit, que tent
êc que les RepréTeritans de h dation ne hif-
feront pas fubfirter.
Qoid dignum .tanto feret biîtu ?
Entrons en matière.
CHAPITRE PREMIER.;
L'Auteur examine la queftkm en remontant
à l'inftitution même du mariage & cela eft
très-fenfé". Mais ce point cflèntie! en traité fort
leftement deux pages eu/font l'affaire.
De ces paroles,
lui faut un aide <roijjï{ &
l'auteur conclut que ces trois cho-
ses, n'être pas feuî, trouver fon bonheur dans
l'aide d'une compagne avoir des enfans ren;
A 3
Arment tout le but que s'cfl propofs le Créa-
teur. Si une de ces conditions -manque, il n'y
a plus de mariage. Ce que Je fouverain Lé-
gislateur ajoute l'homme quittera Jqr. père, &
fa mtre pour s'a.'taeher a fon ipoufe para
qu'il ne font pins qu'une ftuk cha\x en ft:-
Twrdonné ces condiiioris. Dès-îors, C\ Yib-
fence forcée de ta femme liifle Chommt Jeu! t
d la haine anime l'homme contre la femme,
fi elle eûJIériU) le divorce eft r.é'ccfTîïre pour
que l'homme ne foit pas fini qu'il foit htu-
uux, qu'il ait des enfaas s'il y
a abfcnce
Jufou'ici perfonne n'avoit penfe' à donner
la tolérance du
divorce. Pour en faire fentir rahfbrdité dé-
veloppons, un peu mieux que l'Auteur, cette
première loi d'indifiblubilité naturelle & divine
du Mariage.
Il ne paroît pas qu'il ait jamais réfléchi fur
ce moment admirable de ta formation de ta
premiere femme, fur cette manière (inguîie-
re, inattendue, dont elle reçut i^re. Dieu avoit
tout tiré du nc'ant & il venoît de former le
corps même de l'homme avec un peu de cette
matière précédemment créée. Il veut lui don-
ner une compagne, un aide qui partage tes
(
(oins les hélas! les peines qu'il éprou-
vera trop-tô: comment y procede-til ? Lil-
et: par voie de création? Efl-ce en tirant te
corps de cette femme du ne'jnt ou en le pat-
triflànt d'un peu de boue ? Non it la prend,
dans la même de t'homme; c\'à
l'homme lui-même fous u'ne nouvelle forme»
ce font deux individus, mais dans une feule
en 1*77a chair, et font nus os & l^iti
de Tinfpiraiion prophétique, il en tire cette
la première des vérités révélées,
Xhomnti pire & Jiz mert po*r
s\it tacher coller, fa elle fera une
portion de luimcnie elle portera fon nom,
die ne feu qu*un tout avec lui il exiftera
en elle, elle exiitera en iui en forte que pour
j'en réparer, il faudroit qu'il fe fépjrât de lui-
De la cuit ric'ccflaTfement
du mariage comme loi nat-u?il!e de cctte-'Gnion1
C.\r que faut-il entendre par Joi naturelle? Ce
qui dérive de la nature même des chofes, ce
qui tJl lié leur conlîitLtion J à leor état
jes devoirs qui cil naiflcr.t, qui ne peuvent cc!-
fer d'être obligatoires tant (up-
( ? )
A 4
paré c\if*arit. Dès qu'il cxlfte un pcrc &- un
fils il exifte des relations, & par confe'qucr.ï
des devoirs de père il fils devoirs non fufcep-
ribles de 'difpenfe, devoirs dont ils ne peuvent
être affranchis qu'en ceflant d'être. De même
dès que vous fuppofez une union cor-.ju^aîc
un époux & une e'poufe, il fe forme, parce
rapport feul un lien indifloluble fonde* fur
1 efTence la nature même de ce rapport foi
de, cette union loi dont Adam a
été l'organe, loi qu'il n'a fait que promulguer,
& qu'il a preferite à tous fes defcenJ.ïns, quanJ
il leur a dit l'homme & la femme ne fe-
ront pîus qu'un in carne uni; l'homme quit-
tera tout\pour s'attacher à fa femme qu'il ce
pourra jamais quitter Aihœnbït uxori/liu:^ ou,
fuivant le texte eût
voulu dire, remarque un (avant Auteur, (Ef-
tius) fé.
parer deux corps unis par une à
moins de les brifer de même la moFt feule
peut rompre le lien qui unit l'homme & la
femme.
Et cette loi fa
gravée dans l'efprit de tous les hommes, qu'en
fuivant la remarque d'un ancien Ecrivain ou
ne trouve point avant le déluge, d'exemple de
répudiation & après le déluge nous voyons
cette loi également refpe&ie chez les Egyp-
tiens & les Cananéens chez qui les notions
du vrai Dieu avaient été fort altérées', con-
nue par les Patriarches qui avaient confervé
dans fa pureté le cuite dû à la Divinité'. Pour-
quoi enefot Abraham çache-t-il à Pharaon,
Roi d'Egypte que Sara eï> fa femme? r Pour-
quoi Ifaac en uia-t-it de même vis-à vis d'A-
bimelec 1 L'Ecriture le dit c'eft qu'ils 3ppre*-
hendeitnt que ces Princes ne les fiîfèr.t mou- j
rir pour avoir leo/s époufes. Or s'ils euflent
cru le divorce pontée, il eût été bien plus
firnple pour cçs Princes d'avoir recours ce
moyen. Abraham & Ifaac favoient donc très-
bien que ces peuples la, loi ni-
turelle de rindiflbïobilité, qu'ils regarderoient
comme une chofe impofTible à une femme de
quitter fon mari/pour en épouser un autre, a
moins que la mort n'tât brifé les liens. Si cette
perfuafion s^eft perpétuée chez tous les pcuptes,
c'eft que fans le fecoars de la révélation, la
raifon feule apprenoie que par (¡nature, le
mariage eft indiflbluble. Ainfi par exemple,
Rome pendant près de éoo ans, c'eft- à-dire,
pendant fon plus beau temps, cette répo-V
biique ne connut le divorce que pour i'i
(9 )
voir en horreur & rien ne Il- prouve mieux
que ce fait, dont un de fes hiftoriens nous a
confervé la mémoire! Un citoyen nommé Spu-
rias Cabiîicus ofa le premier, après cinq fie-
des de refpecl répudier fa femme, fous pré-
texte qu'elle étoit rte'dîe. Apurement notre dif
fertateur eût trouve* cette raifon dccifive. Eh
bîtn! comment en jugea ce peuple qui fans
doute, n'e'toit pas auffi phi!ofophe que nos fi-
ges moâernes? Cette sftion fit très-blame*e
& obfcrvez-en je vous c'elî
que la foi du devoir
être inviolable, & qae le de*fir même fî légi-
time d'avoir des/énfans, devoit céder cet
engagement facre Ncc cupiditattm libtrorum
(Valere Maxime, lib. II.)
Valere Maxime n'ert pas îe feul qui atteûe
cet hommage ^endu la loi naturelle par les
anciens Romains. Denis livre 2.
des Antiquités Romaines Piutarque dans la
vie de Romulus Aulugeîe livre]., chapitre
dans le fécond ficelé de-
fulliçn afTuroit que ce "n'e'toit que Ixx. etnsuff
après la fondation de Rome,
,$ premier exemple de cette barbarie id g<-
(
nui daritia c.ap, VI)*
CHAPITRE II.
L'Auteur palTe de la loi de nature à la plus
ancienne loi écrite celle que Dieu lui-même
a di&ce à Moyfe & il décide fans héfiter
qu'en ordonnant, à l'homme qui renvoie fa fem-
me de lui donner un acte de répudiation, Moyfe
permet expreflè'mcnt le Divorce. Cette coo-
féquence en-elle, bien jufte? Ne peut-elle pu
être combattue par de fortes raifons ? La choie
valoit bien la peine d'être difcutée par un hom-
me qui prétend nous donner un traité* complet
du divorce nuis fon alTertion lui parait tenir
lieu de tout fix lignes terminent la difcuflion.
Il nous permettra de penfer autrement & me-
me de prouver que jamais Dieu n'a permis 1«
'divorce en prefcrîvant cette formalité du li-
Commençons par voir les termes même da
pre'cepte, « 5i un homme, dit a pu*
une femme, qu'il ait habite avec elle & qj'elle
n'ait pas trouvé grâce devant fcs yeux Prcp-
t(r aliqucm fieditattm il écrira un acle de ré-
pudiation j le lui donnera dans la main, & la
renverra de h maifon », Conclure de ce paf-
( It )
£ge que .l'homme & h femme devenoient li-
bres, qu'ils pou\ oient chacun de leur côté, fe
remarier, c'eft voir dîns le texte ce qui n'y
eft pas.
Car, ,1°. le. de lui
permettre de renvoyer femme, mais il ne
dit pas le mot de la permifUon d'en e'poufcr
une autre. En forte que tes paroles il la un-
urra de fa maifon n'exprtn-.ent nuniftftemer.t
qu'une fimple féparation. Fneffift, ce?font deux
chofes très-différentes, que le lien & l'habita-
tion. L'habitation commune n'ell qu'une nsa-
niere d'exifter du mariage, la loi du divorce
iompt cette habitation; mais le lien n'eft pas
détruit, parce que les époux vivent éloignés l'un
de l'autre.
2°. Que doit-on voir dans ce précepte? Un
afle de le'giflation politique, rien, de ptos-
en accordant
cttte permifllon, n'txctïfoit pas du péché de-0
vant Dieu mais exemptoit feulement des pei-
nes temporelles ceux qui aboient pris la pré-'
caution du libelle remis en main, qui fans cela
dévoient être lapides pour avoir vioie' la foi
3°. Le motif méme'du Le'gifhteur dans c^tre
tolérance accordée à la dureté du cce^r des Juifs
( n)
annonce clairement fon intention. Tous les Pc-
res & !et Commentateurs conviennent que
Moyfe ne leur permettent point le divorce
mais vouloit feulement empêcher l'homicide:
Non dijfîdium conctdtns fed auftrcns homki~
dium parce que h fureur de fa haine pouvant
les porter à procurer Il mot 1 leurs epoufes,
aime mieux lo)4ttr que de
les voir les meurtriers de leurs femmes légi-
4°. Cette du divorce, qu'il
falloir atnfi remettre en main, montroit
l'intention de la loi qui s'oppofoit autant qu'elle
Je pouvoit ce deffein de renvoyer fs femnw.
Car comme le remarque très-fagement ftiat
Auguflin, crdortnef cette fïgnificatton psrCùù-
nelle & rigoureufè, cVtoît donnera ce maH
le loifir de faire réflexion fur !« grand mai qu'il
y avoit à quitter fon epoufè & FcmpécJâf
par-!l d'exécuter un defiein qui n*éEok ordimi-
rement que la fuite d'un mouvement de cokrs
& de mécontentement. Pt cette raifoa en- d'au-
tant, plus forte, que» fumnt Us' interprelîî
Juifs le mari nVtoic pis abfolumeot le miîcre
de ce renvoi, «qu'il avoit beaucoup de forma-
lités a remplir, que les Do^euri de la -loi de-
voient être les Juges de (on' » ©y
( rj)
de fon dégoût, que l'acte de divorce devoit
être écrit de la main des Doreurs, auxquels
la loi renvoyoit, afin qu'ils rcpréfentaffent au
mari le crime qu'il alloic commettre en répu-
diant fa femme, & tachafTent d'adoucir fon ef-
prit pour l'en détourner.
Si cette interprétation de la Joï étoitdouteufe
la fuite même du texte fufiùoit pour le cou-
firmer car il ajoute, que fi cette femme répu-
diée fe remarie, elle fe fouille par cette aftion
poilu ta */?, & qu'elle devient abominable aux
yeux du Seigneur Abominabihs coram Domino.
Or, quel peut être le
étoît devenue libre, & fuivanc les partifans du
divorce elle a pu Ce remarier très-légitimement:
& cependant 'aux yeux de la loi » eî'e *'cft fouil-
lée, elle eft devenue un objet d'abomioation
devant Dieu & de mépris aux yeux des hom-
nies le lien de fon premier
donc elle s'eft donc rendue coupable d'aduîte-
re en partant un fécond. Mais voici qui eft plus
fort & plusdécifif. Que ce fécond mari rreure,
le premier revenu de fes préventions ren-
dant peut-être juflice a la vertu de fonépoufe
veut la reprendre. Si elle n*a rien fait que de
louable en profitant de la liberté que lui don-
noit 1'acîe de Divorce, il fait une zélion de
( H )
juflice il rétablit la réputation d'une e'poufe
injuflement flétrie point du tout, la loi le lui
défend abfolument n-
cipere tam in uxortm. Il le pourroît ft elle ft{
reftée veuve, mais ayant habité avec un autre
homme, elle a contracte" une foûHlure tneffï-
Sable, que la même du mari ne peut
couvrir tjl. Au (fi pour mieux hht
Sentir combien Dieu a horreur de cette répu-
diation, & des fuites qu'elle eûiraînet Moyie
ajoute que par une telle a&ioniîs profaneroiect
& feroient Pécher la terre que le Sergneur â
deftine'e pour leur habitation fie ftccan fd(jbî
terrain tuant en forte qu'il la rend comme tef-
ponfàbîe d'un double crime & de celui <pt
le mari commet en répudiant fa femme &
de,celui qu'il rend comme inévitable 1 la fem-
me qui devient coupable d'adultère,
Et afin que les Juifs ne prifTent jamais Il
tolérance du Le'giftaîeor pour une aotorifîtiûà
du Divorce les Prophètes leur feprochokct
avec force cet abandon de leurs femmes. Mî-
lachie leur de'clare que c'efi un.de leurs pte
grands crimes. Après leur avoir
les e'garemehs dont ils s'e'toient rendus coupa-
Met, il ajoute Et vois avez fait encore bien
pis & hot rurfum ftciflis. Vous avez couvert
ts >
on autel des. larmes de vos femmes, que voua
avez abandonnées Optrulatts ultare
Domini. C'eft pourquoi je rejetterai vos facri-
fices, je ferai un Dieu implacable 1 votre
égard Non accplam placahih. Vous m'en de-
mandez la raifon c'eft que cette femme que
rous méprifez, eft toujours votre époufe Hac
uxor tua,
6°. Enfin, une dernière preuve fans réplique
que le divorce toléré ne rompok point le lien
du mariage, tnais autorifoit une
tion à Thoro la voici. Selon notre Auteur
le divorce donnoit le droit aux deux conjoins
de pafTer à un fécond mariage mais nous avons
va que cela e*toit expreflement interdit à U fem-
me répudiée le mari feul -eût donc eu ce ptt-
vilège or il lui e'toit fouveraïnement inc-
tile car la permifllon ou tolér^ice de la plu-
ralité des femmes fumToit au mari pour en
avoir une autre. Il efè donc évident que î'a&e
du divorce ne donnoit aucun nouveau droit ni
l'un ni à l'autre que la demeuroit
féparée de corps, & que le mari pouvoit faire,
après cette féparation ce qu'il avoit droit de
`faire même fans el'te.

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