L'invraisemblable histoire D'Etienne Grenin

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« Il était clair pour moi que quelqu’un avait voulu les dissimuler à la hâte, sans prendre le temps de vraiment les enfouir […] Je me souviens parfaitement de ce jour-là. C’était le 12 juillet 2687 à quinze heures […] ».

Alors qu'il avait bien entamé ses études de biologie, Jonathan décide de faire un virage à 180 degrés dans sa vie : la biologie ne l'intéresse plus, c'est l'histoire qui le passionne. Ce 12 juillet 2687, alors qu'il est de retour en Francilie, une région de cet immense pays qu’est devenu l’Europe, Jonathan fait une découverte incroyable… des manuscrits datant de plus de six siècles vont le ramener à notre époque au cœur d'une histoire aussi invraisemblable et intrigante que passionnante : celle d'Etienne Grenin.

Cet enquêteur, ce détective, ce Jack Bauer qui sommeille en vous… Réveillez-le donc !


Publié le : mardi 7 août 2012
Lecture(s) : 22
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782362521928
Nombre de pages : 68
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L’INVRAISSEMBLABLE HISTOIRE

D’ÉTIENNE GRENIN

——————————————————

 

 

 

 

 

 

 

Pedro FILIPE


L’invraissemblable histoire

d’Étienne Grenin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Èditions Mélibée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fabrication numérique : I-Kiosque, 2012

 

EAN numérique : 9782362521607 

 

Éditions Mélibée, 2011

9, rue de Sébastopol – BP 21531 – 31015 Toulouse Cedex 6

 

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Dédicace

 

 

 

À mes Chers Parents, Christine et Pedro Antonio Filipe. À ma famille, à mes Amis et à tous les enseignants que j’ai eu, pour qui j’ai une très grande estime. À mes Amis Geoffroy Cormier et Olivier Montausy, qui ont eu la gentillesse de me relire.

 

 

 

TABLE DES MATIÈRES

 

 

Chapitre introductif : 12 juillet 2687

 

Chapitre 1 : Professeur Kartier

 

Chapitre 2 : Le psychologue

 

Chapitre 3 : Le Frère jumeau

 

Chapitre 4 : Le cauchemar

 

Chapitre 5 : Jean-Charles BEAULIEU

 

Chapitre 6 : Étienne

 

Chapitre 7 : Étienne GRENIN?

 

 

Chapitre introductif

12 juillet 2687

 

Je m’appelle Jonathan, ma famille et moi nous sommes originaires de Francilie. C’est une région à l’ouest de l’Europe. Ça n’a pas toujours été ainsi, puisqu’il y a bien longtemps, la Francilie, c’était la France.

 

Comment je sais tout ça ? Je le sais, parce que j’étudie l’histoire à Varsovie. Pour ceux qui ne le savent pas, Varsovie c’est la capitale de l’Europe, cet immense pays. Avant d’étudier l’histoire j’étais en biologie, mais j’ai décidé de tout arrêter pour me consacrer à ma passion pour l’histoire.

 

Je me revois encore dans ce grand amphithéâtre de la faculté de Varsovie : assis au premier rang, les yeux rivés sur le tableau, mais mon esprit ailleurs, voyageant un peu partout et songeant aux vacances futures, jubilant intérieurement à chaque fois que l’aiguille de la grande horloge rouge foncé, accrochée au mur, effectuait un quart de tour.

 

Par moments, des idées saugrenues me traversaient l’esprit, c’est pour cela que j’affichais un sourire malin. J’avais remarqué que Loriane, qui était inconfortablement assise à ma droite, sur une chaise métallique peinte en vert clair, affichait parfois ce même comportement. J’ai fini par comprendre qu’elle vivait la même chose que moi, car parfois elle parvenait à déceler chez moi cet état évasif.

 

C’est de là que tout est parti. Loriane était élancée, le regard franc et perçant mais jamais direct. Elle ne souriait jamais, sinon je l’aurais « grillée ». Ses traits étaient fins, ses formes généreuses. Bref, la nature l’avait gâtée.

 

Loriane et moi étions aussi en phase avec Madame Kierkan, qui enseignait les mathématiques. Cette dame de plus d’un mètre quatre-vingt-dix, à la chevelure noire, à la démarche assurée, au pas ferme et aux lèvres toujours impeccablement passées avec un rouge à lèvres premier prix, ne s’emportait jamais, même si à certains moments, la salle de classe ressemblait à ce grand marché d’Afriquie : Roque Santeiro, cette zone de non-droit où personne ne commande personne, où tout se négocie, où chacun doit s’auto-discipliner et où un seul billet dépassant la poche arrière de votre Jeans vous aurait attiré une sympathique compagnie et une sorte d’impunité totale. C’est alors que Madame Kierkan s’arrêtait, me fixait et m’offrait un sourire malin. Je la comprenais, j’étais totalement en phase avec elle, et je savais qu’elle naviguait dans les mers profondes de ses pensées comme moi-même je le faisais si souvent. Elle a d’ailleurs fini par me confier qu’elle venait chaque matin à reculons pour dispenser son cours, et que se regardant dans le miroir le matin, elle se voyait prendre de l’âge tant l’idée de faire cours dans un vacarme absolu l’oppressait.

 

C’était tout à fait logique, sinon comment expliquer que cet ancien mannequin, que d’aucuns surnommaient « créature de rêve », écrivait des romans d’amour avec une facilité insolente ? Bref, cette année-là, je ne l’ai pas terminée, je suis parti pour me consacrer à l’histoire.

 

Car dans ce 27e siècle où tout avait été découvert, résolu en long et en large, où plus un seul Einstein ou Newton ne pointait à l’horizon, seul le passé pouvait encore m’offrir une part de mystère, et par conséquent, d’aventures.

 

Madame Kierkan avait, elle aussi, renoncé à son métier pour se consacrer à l’écriture de ses romans et me donnait quelquefois des cours de Français LV3 et de breton, qui avait remplacé le français en Francilie. C’était impensable il y a quelques siècles.

 

Je passais alors mes journées à étudier les siècles : le premier, le deuxième… le 23e. Il y avait néanmoins un siècle qui me passionnait plus que les autres : le 20e siècle. Au cours de mes lectures, j’ai appris beaucoup de choses. J’ai découvert les angoisses, les peurs de cette période. Ça me rassure de savoir que leurs craintes se sont révélées infondées. Mais qu’est-ce qu’ils étaient pessimistes ! C’est incroyable, les gens craignaient de ne plus avoir de pétrole, et pourtant aujourd’hui il n’intéresse plus personne, ni même Total ou Sonangol.

 

J’ai aussi découvert leurs rêves. Ils voulaient explorer Mars, et aujourd’hui on explore l’univers. (Qu’il soit dit au passage que certains croyaient que l’exploration lunaire n’avait jamais eu lieu, quelle farce!). Et on est même parvenu à soigner le SiDa. Chapeau à ce Monsieur Montagnier qui avait déclaré la guerre à cette maladie alors intraitable et capricieuse. Il y a bien d’autres choses géniales à raconter et à décrire, mais c’est d’autre chose que je dois vous parler aujourd’hui.

 

Je ne connaissais pas la Francilie, son Roquefort, son Beaujolais, ses baguettes qui, trempées dans un thé noir, vous donnaient l’impression d’avoir été au paradis pour quelques secondes… Tout ça m’était totalement inconnu. Comment avais-je pu vivre tant d’années dans l’ignorance de toutes ces merveilles ?

 

J’en fus tout étonné, lorsqu’il y a deux ans, Loriane a décidé d’aller vivre là-bas et que je l’ai suivie. Je suis retourné là où est née maman, près de sa maison. J’ai eu l’impression de revivre un moment déjà vécu. Ce lieu inconnu semblait m’être familier depuis toujours. Alors j’ai pris la pelle et les autres outils pour remettre le jardin en état.

 

Et là, je n’ai pas regretté d’avoir entamé ces travaux, puisque j’ai trouvé quelque chose de formidable : un grand nombre d’enveloppes, toutes de couleurs différentes, et délicatement entourées d’un bout de ficelle.

 

Il était clair pour moi que quelqu’un avait voulu les dissimuler à la hâte, sans prendre le temps de vraiment les enfouir. Pourquoi ? Comment ? Qui ? Je ne pouvais le savoir. L’état de ces enveloppes m’indiquait, d’emblée, qu’elles étaient enterrées là depuis un très grand nombre d’années. Depuis plus de six siècles. Bon sang ! Je ne pouvais rêver mieux. L’une de ces enveloppes, couleur kaki, a retenu toute mon attention. Je me souviens parfaitement de ce jour-là.

 

C’était le 12 juillet 2687 à quinze heures, par un soleil radieux. J’étais dans un état euphorique, alors j’ai demandé la main de Loriane. Ce mélange d’amour, d’euphorie… Le cœur a ses raisons que la raison ignore (ça c’est une autre histoire). Revenons à l’enveloppe couleur kaki, dont je vous livre ici une partie du contenu dans son intégralité, à l’exception des passages qui n’étaient plus lisibles en raison des dégradations liées au temps. Je n’ai ni rajouté ni retranché un seul mot. Pour ce qui est des autres enveloppes, ce sera pour plus tard. Allez, bonne lecture !

 

Jonathan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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