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L'Ode à la savane

De
224 pages
L’Ode à la savane livre un message adressé d’abord adressé à tous les congolais, puis au monde entier. Cette œuvre repère la présence de l’intelligence dans la nature, dans chaque chose... Elle se divise en deux parties évoluant sous forme d’un tableau triptyque.
La première partie décrit la localisation exacte de la source mythique du fleuve Lualaba, consubstantiel du fleuve Congo. Une description parfois bucolique, qui met en exergue la beauté de toutes les villes et de tous les sites que ce merveilleux fleuve traverse. Ce dernier devient chaotique, voire indomptable jusqu’à son entrée dans la ville de Kisangani, mettant ainsi fin au destin de Lualaba...
La deuxième partie sacralise les personnes qui ont marqué la vie de l’auteur et qui s’en sont allées dans d’autres mondes, la mémoire de ces êtres aimés aimés étant perpétuée par les écrits de l’auteur...
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Copyright

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-76065-4

 

© Edilivre, 2014

Images

 

 

 

 

Image 1

Figure 1 – Lualaba, ruisseau capricieux

 

 

 

 

Image 2

Figure 2– S.M. Lualaba

Dédicace

Nous dédicaçons cet ouvrage à tous ceux qui adorent la nature, qui chérissent le fleuve Lualaba et le fleuve Congo. A tous ceux qui puiseront dans cet ouvrage un réconfort moral en communiant avec la beauté de notre bel et grandiose fleuve, ses affluents, ses rivières, ses lacs….

A tous ceux qui trouveront leur nom figuré dans l’un ou l’autre des poèmes qui font partie de ce livre ;

A mon épouse, mes enfants, mes petits-enfants, mes frères et sœurs ; A mes parents, mes grands-parents ;

A toute ma famille.

A tous ceux-là, ce livre leur est dédié. Ils y trouveront le symbole de leur amour, de leur dévouement à notre égard et à l’égard de ces villages, de ces rivières qui, à défaut de nous avoir vus naître, nous ont vus grandir, nous épanouir et devenir un jour ce que nous sommes.

Résumé concentré du recueil

Dans le cadre de ce travail, nous nous sommes attachés à peindre toutes les images qui s’accumulent en nous depuis notre enfance. Nous en relevons chaque fois la symbolique principale sous forme d’un paysage, d’une rivière, d’une forêt ou d’une scène quelconque, parfois d’une rêverie fantasmagorique, voire même fantasmatique.

En cela notre but principal est d’en relever toujours l’impact que ces images bucoliques, pittoresques voire même saisissantes ont imprimé en nous. Ainsi donc, faisant de cette œuvre une parfaite prosopée, nous personnifions et ranimons ces fleuves et ces rivières, ces villes et ces bourgades. Nous donnons sens à un village, une savane ou tout simplement un delta, un confluent d’une rivière. Nous voyons en effet à travers ces objets parfois leur âme, parfois leurs contours floutés.

Suivant le même ordre d’idée, nous nous concentrons sur les relations de complicité ou de dualité existant entre ces acteurs personnifiés. Ainsi donc, un affluent entre souvent en connivence avec le fleuve de peur d’y perdre son âme ou d’y mourir. Pour ce faire l’affluent, comme le commun de mortel, se présente avec amour et dot. La dot est ici l’ensemble de ses eaux, de son lit, de son rivage et de toute son histoire à travers son parcours.

Le fleuve est toujours considéré comme un dieu tout puissant. Un dieu qui câline, qui conseille, mais un dieu qui ne se fâche que contre les caprices de la nature, les embuches rencontrées dans son parcours. Ce dieu est affable à quiconque le côtoie. Il est amour, protection et conseil et pourtant il est toujours omnipotent, omniscient. Rien ne lui fait peur, rien ne lui résiste.

De cette manière, en ayant pour but de montrer le bouleversement que la rencontre d’une rivière avec un village, un rocher peut provoquer, nous essayons de pénétrer profondément non seulement dans les coulisses, mais aussi dans l’invisible de tous ces personnages qui peuvent parfois se montrer surprenants, attachants ou perfides.

Lorsque les vers s’y prêtent, nous montrons le parallèle qui existe entre le comportement humain et celui de la nature qui parfois prend et endosse tour à tour tous les comportements humains. Ruse, furibonderie ou au contraire tendresse, amour et attachement entrent en scène soit de façon lénifiante, soir de façon péjorative.

Il va sans dire que cette ligne de conduite occulte d’autres aspects esthétiques, métaphysiques ou philosophiques de ces poèmes, mais nous ne nous en formaliserons pas pour rechercher le fleuve qui prendrait sa source à la mer, notre ambition dans ce travail étant non seulement de relever les rapports entre la réalité et le mystique que peuvent dégager les choses, mais aussi souligner la beauté de tous ces souvenirs accumulés pendant notre enfance. Lorsque ces textes se regroupent pour raconter le même épisode, nous ne nous attarderons pas sur toutes les interprétations évidentes qui peuvent en découler, sauf pour l’élément-titre de chaque poème. En fait celui-ci est souvent un résumé à minima de son contenu.

Pas de panique donc, nous ne nous égarerons pas ici dans des conjectures métaphysiques abstraites. Notre démarche est plus modeste et surtout autant plus pragmatique que pratique. Elle consiste à exposer, de façon à la fois schématique et poétique, l’attachement que tout congolais doit avoir à son pays, à sa famille ou à la nature qui l’entoure et le façonne sans cesse. Le voyage donc au cœur de ce fleuve magnifique qui cache dans ses intimes replis ses richesses et ses univers insoupçonnés n’en sera que plus interpellant pour tout congolais.

L’ode à la savane qui en fait révèle un message, dans la bouteille à la mer, adressé à tous les congolais et repère la présence de l’intelligence dans la nature, dans chaque chose est divisée en deux parties évoluant chaque fois sous forme d’un tableau triptyque :

La première partie est consacrée entièrement au fleuve Lualaba et au fleuve Congo. Elle donne avec force détail l’hydrographie de ce fleuve relatant et relevant la localisation exacte de sa source mythique, ses affluents, ses lacs et la multitude d’îlots qu’il fabrique au cours de son parcours.

Une description, parfois bucolique, reprenant quelquefois le style virgilien met en exergue la beauté de toutes les villes ou les sites que ce merveilleux fleuve traverse. Ainsi donc chaque citadelle est-il personnifiée, parfois déifiée. Kabalo jouant le rôle de Cupidon, est alors comparée à Las Vegas, la ville de mariage ; que dire de Kongolo, jointure naturelle entre le Maniema et le Katanga ? Kasongo quant à elle est comparée à une ville historique précoloniale. Kibombo, Nyangwe comme villes comploteuses ; Kindu se distingue par ses ruines de locomotives et de bateaux tout en rouilles. Lokandu est décrite comme fière de sa caserne militaire et Bora-Bora s’enorgueillit de cette comparaison originale qu’elle ressemble à son homonyme tahitien. Lowa, rivière et cité historique donne du sel à son site qui abrita les déportés de la colonisation.

En aval de la ville d’Ubundu beaucoup de dépression trouble la cadence sereine du fleuve qui devient chaotique, indomptable jusqu’à son entrée dans la ville de Kisangani. Une peinture de cette ville est relevée, l’origine de son nom est explicitée. La beauté de ce site est brossée.

Comme, après la traversée de cette métropole orientale, le fleuve perd son nom de Lualaba pour enfourcher la trompette du Congo, qui de ce fait devient son consubstantiel, quelques regrets atrabilaires de ce changement inattendu sont relevés, soulignés. Heureusement le fleuve lui-même se complait à cette situation qui renforce sa destinée, car cela lui forge une trinité : Lualaba, Congo, Zaïre. Le doute est ainsi dissipé.

Prenant la relève du Lualaba, le Congo remplit entièrement sa mission naguère dévolue au Lualaba. Dès l’ouverture de l’acte, le Congo aborde la charmante Lomami et la reçoit comme une reine, sa reine. La rencontre avec l’équateur est époustouflante, le fleuve essaie de jouer avec cette ligne imaginaire à la liane qui entoure un arbre. Que dire de la ville de Bumba et de Lisala qui s’honorent d’être aspergées par le liquide qui bénit et nourrit. Lisala et Mbandaka jouent un jeu de contraste absolu. Lisala en fête. Mbandaka se rognant de sa misère.

Toutes les rencontres de ce merveilleux fleuve avec ses affluents ou les villes qu’il irrigue est une occasion de souligner la relation profonde qui se lie depuis toujours entre le fleuve et la population ou les villes riveraines.

Kinshasa et Brazzaville sont passées aux cribles. Villes siamoises, l’une et l’autre sont atrocement décrites de façon caricaturale. Leurs relations conflictuelles sont soulignées, brossées. Les conseils leur sont prodigués.

Le Pool Malebo est peint dans un tableau d’une merveilleuse beauté contrastant avec le paysage nauséabond, cruel et parfois misérable des rues qui l’entourent dans ses deux rives. Cette merveille de la nature a l’air de s’endormir pacifiquement comme dans un lit moelleux et ce malgré les odeurs, la misère et la décadence de ses deux villes jumelles.

Le site d’Inga est quant à lui promu à une gloire et à un avenir prometteurs. Il est la puissance parlante d’un Congo indépendant, autosuffisant en énergie et solidaire avec ses voisins en besoin énergétique. Il est relevé que le fleuve Congo a préparé ce site depuis des millénaires.

Matadi souffrant elle aussi du syndrome de Mbandaka étale, contrairement à Vivi qui n’a que ses rues historiques à magnifier, ses déficiences aux vues de tout le monde par des mots cocasses entrainant par exemple ses rails déformés, ses hôtels qui logent les bestioles… Caricature douloureuse mettant à nue toutes les vicissitudes que connaît cette citadelle, mais révélatrice d’une situation cocasse, désespérée que vit cette ville.

Boma est gratifiée par une vision magnifique qui se déroule devant ses yeux. Le Congo touche à sa fin ! Spectacle émouvant pour un fleuve qui se fait avaler par l’océan, le fleuve Congo reste ce géant que l’on connaît à travers son parcours : il affronte l’Atlantique avec sérénité, car il ne croit pas à la mort.

Dans cette partie il faut relever que plusieurs villes ou villages irrigués par le fleuve Congo et moult affluents n’ont pu s’honorer de figurer dans cet ouvrage. Vous comprendrez les limites que nous nous sommes imposées pour ne prélever que des images qui inondent l’émotion, la mémoire et le regard. Que ceux qui, de ce fait, sont frustrés de ne pas voir figurer, dans cette œuvre, leur village, leur ville ou la rivière qu’ils adorent, veuillent bien nous pardonner et saisir la portée de nos limites qui ne veulent pas s’étaler dans un développement encyclopédique étendu.

La deuxième partie renferme quelques poèmes sur la vie courante, fêtes, anniversaires ou événements divers de notre famille. Cette partie est aussi dédiée à des souvenirs de notre enfance, à des attachements personnels, intimes, à des souffrances morales imposées par la vie.

Quand il s’agit des personnes qui ont marqué notre vie et qui s’en sont allées dans d’autres mondes, une mémoire leur est adressée, érigée comme un monument qui mettra en exergue qu’elles ont été avec nous et pour nous, qu’elles nous ont aimés, conseillés, protégés ou tout simplement tenus à la main pour que la vie nous épargne de ses vicissitudes.

Quelques poèmes essayent de chanter la beauté de la savane ou de la forêt de notre enfance. Parfois, ils sont destinés à peindre tous les lieux de cette enfance, le village de Karomo et ses origines, sa savane rutilante ; la ville de Kasongo, passée au peigne fin, montre son importance historique, ses déceptions et ses déboires répétitifs. La rivière Kabokwe et sa forêt sont sacralisées, béatifiées et dévoilent leur plénitude.

C’est dans cette partie que l’on trouve quelques scènes contemplatives pleines de sagesse et d’instruction, la scène du vieillard dont la bouche pue, mais ne connaît aucun mensonge, la scène de la gazelle fière et belle qui décrit la beauté de la savane…

Lualaba, mon fleuve

La naissance d’un géant

Heureux, ô toi, Musofi, village du sud,

Car le premier tu es à goûter à la doucereuse eau

De ce géant que l’on appelle Lualaba

Né non pas de la cuisse de Jupiter,

Mais du Haut-Plateau de Lunda.

Lualaba, fleuve miraculeux et merveille de la nature,

Encore jeune torrent capricieux et sinueux,

Tu braves, sur ta route tortueuse,

Toutes les épreuves édifiées

Pour te dévier de ton parcours.

Ainsi te courbant ou sautillant,

Traverses-tu plaines, monts et montagnes

Et quand l’éternel dieu des fleuves

T’enfonce les bâtons dans les roues,

En épreuve tu mets ta redoutable témérité.

Comme pour embrasser, avec amour,

Toutes les bourgades que tu baignes,

Tu t’agrémentes, le long de ton chemin,

Des méandres aux courbures semi-lunaires

Et des bras tentaculaires qui réconfortent

Bergers, pêcheurs et riverains.

Souvent, conseillé par je ne sais quelle muse,

Tu te réserves, sournois et imprévisible,

L’exclusivité et l’honneur

D’enfanter quelques paradisiaques îlots

Où tu mêles la vie au sourire du levant

Et jettes, aux oiseaux et aux crocodiles,

Un regard de condescendance rassurante.

La rencontre avec deux lacs

Majestueux, frôlant l’élégant Mitumba,

Le mont au crâne couleur ivoirine,

Qui t’empêche d’aller directement

Rendre visite à ton frère ainé Tanganyika,

Tu enfiles, dans la plaine cuprifère,

Tes premières perles nommées Upemba et Kisale,

Les lacs d’azur à l’inexhaustible vertu inavouée.

Les étreignant dans leurs viscères jusqu’à les étouffer

Monarque omnipotent, mais affectueux,

Tu les astreins à recevoir, comme un cadeau royal,

Tes vivifiantes eaux à la teinte cristalline

Qui charrient autant de malachites que de lingots d’or.

Continuant ta route vers des paysages inconnus,

Langoureusement tu enlaces,

Dans ta rive droite vallonnée,

Ta première épouse, la pantelante Luvua,

Qui t’amène, comme dot maritale

Les flots diaphanes du lac Moero.

Moero, lac du soleil et des alizées,

T’avoue gentiment que, par la Luapula,

Il te verse le trop plein du lac Bangwelo,

Issu de marigots Zambiens.

Le mirage

Puis mirage errant dans un rêve mystique,

Intrépide guerrier, tu te la coules douce

En attendant benoitement avec assurance

Que sans souci, tu arroses moult citadelles,

Et résolument fixes à jamais

Ton cap vers le septentrion.

Sur ton itinéraire méandreux et contrasté,

Tel Ulysse regagnant sa natale terre d’Ithaque,

Tu te débarrasses de toutes les embûches

Qui auraient gêné ton gracieux parcours.

Puis, audacieux et soucieux de foncer vers l’avant,

Fièrement tu te mets, dès le soleil couchant,

À flamber, aux heures vespérales, l’horizon boréal

D’un feu multicolore et féerique

Qui se reflète sur ta nappe hydrique,

Paradis des tilapias et des poissons capitaines.

Devinant ta mission prescrite des temps lointains,

Tu trouves un subterfuge, une astuce efficace :

Depuis Bukama, telle une femme primipare,

Démesurément conscient, tu enfles ton lit

Pour, sans doute, porter dans tes entrailles,

De nombreux bateaux et pirogues

Qu’en bon messager tu t’apprêtes

À délester dans tous les ports

De tes rivages enchantés.

De la courtoisie au doute

La ville de Kabalo est pour toi une Las Vegas :

En bon ami bien intentionné et accort,

Et après t’être paré d’un lac magnifique, Landji,

Tu fais un beau coucou à Tanganyika

Qui, répondant à tes aimables civilités,

T’envoie, des montagnes charnues de Kigoma,

Lukuga, sa fille unique et rivière aux crocodiles,

Que dans ta maison de la rive droite,

Tu acceptes en secondes noces.

Puis Clopin-clopant,

De vallon en vallon,

Comme un géant,

Tu vagabondes,

Sans savoir où tu vas ni d’où tu viens.

Soudainement tu te mets à douter,

Douter de toi-même,

Douter de ton chemin

Et même de ta destinée.

Mais dans la campagne luxuriante voisine,

Les cygnes, flemmards, mais contents

De humer les senteurs suaves de tes eaux,

En sursaut te réveillent

Et chantent mélodieusement à tue-tête

La saga de tes nombreuses victoires.

Lomami, fiancée dorée

Au même moment, née de riches coteaux du haut Katanga,

Où fleurissent les bananiers et les plants de manioc,

Lomami, petite fille élégante du Katanga,

Te fait une concurrence redoutable.

Sur ton aile gauche,

Sans doute pour t’accompagner

Pendant ton escapade,

Elle se met à couler parallèlement à ton trajet,

Mais sans jamais t’asticoter.

Son charme et sa fidélité virginale,

Même au loin, te touchent énormément,

Car elle assemble pour toi

Une partie des eaux de la cuvette Kasaïenne.

En galant et généreux fleuve cavalier,

Tu lui promets de l’embrasser

Après ta tumultueuse traversée boyomaise.

Les portes d’enfer

Puis avec une mélodie incantatoire et enivrante

Emise par la bise matinale de la saison sèche,

Kongolo t’accueille sous son pont métallique

Qui rallie le charme légendaire du Katanga

A l’orgueil inné du bouillonnant Maniema,

Son voisin et frère utérin.

Egayé par ce pittoresque panorama hilarant,

Tu fais, de la traversée de cette citadelle,

Un moment fatidique et mémorable :

Devant l’étranglement de ton lit,

Tes eaux prennent une cadence impétueuse

Et soudain perdent leur candeur angélique.

À outrance cela irrite tes humeurs belliqueuses :

Furibond, mais la tête royalement couronnée

D’un diadème d’îlots de nénuphars et d’orchidées,

Insidieusement et peut-être imprudemment,

Tu deviens capricieux et incontrôlable.

Baveuse, ton écume que rien ne peut contenir

Prend efficacement le relais à ton ire

Et se met à fouetter lourdement,

Comme pour violemment les châtier