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La Banshee

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Troisième et dernier tome de Créatures de l’Ouest

Connor a été appelé à Seattle par son oncle pour résoudre une nouvelle affaire. Il s’y rend avec June et décide de la présenter comme sa nouvelle fiancée. Une surprise que les Sheridan ne semblent guère apprécier !

En attendant, trois banshees ont disparu dans la communauté irlandaise de Seattle. June est bien décidée à percer le mystère qui entoure ces fées celtiques. Toutefois, son couple sera mis à rude épreuve, entre la famille collet-monté de Connor et son ancienne et séduisante fiancée. À la recherche de la vérité, June et Connor pourraient y trouver des réponses susceptibles de bouleverser leur avenir à tous les deux.

30 000 mots (novella)


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Résumé
Connor a été appelé à Seattle par son oncle pour ré soudre une nouvelle affaire. Il s’y rend avec June et décide de la présenter comme sa nouvelle fiancée. Une surprise que les Sheridan ne semblent guère apprécier ! En attendant, trois banshees ont disparu dans la co mmunauté irlandaise de Seattle. June est bien décidée à percer le mystère qui entou re ces fées celtiques. Toutefois, son couple sera mis à rude épreuve, entre la famill e collet-monté de Connor et son ancienne et séduisante fiancée. À la recherche de l a vérité, June et Connor pourraient y trouver des réponses susceptibles de bouleverser leur avenir à tous les deux.
De la même auteure aux Éditions Laska
Créatures de l’Ouest - Tome 1 : L’Ijiraq
Créatures de l’Ouest - Tome 2 : L’Oiseau-Tonnerre
Créatures de l’Ouest - Intégrale
Témoin sous protection
CRÉATURES DE L’OUEST - TOME 3 : LA BANSHEE
Emilie Milon
Éditions Laska Montréal, Québec Courriel : info@romancefr.com
Ceci est une œuvre de fiction. Les noms, personnage s, lieux et incidents sont soit le fruit de l’imagination de l’auteur, soit utilisés d e manière fictive. Toute ressemblance avec des faits réels ou des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.
Tous droits réservés © Emilie Milon, 2014 Extrait deTémoin sous protection© Emilie Milon, 2014.
Aucune reproduction ou transmission, totale ou part ielle, n’est autorisée sans le consentement écrit préalable de la détentrice des d roits et de l’éditeur.
Le téléchargement de cet ebook sur d’autres sites q ue ceux autorisés par l'éditeur ainsi que son partage au-delà du cadre strictement famili al et privé est interdit et puni par la loi. Les Éditions Laska s’engagent à ne pas apposer de DRM ni d’autre mesure visant à restreindre l’utilisation de cet ebook par les pe rsonnes l’ayant dûment acquis.
Illustration et design de la couverture © Miesis - Sylvie Veyres Photo de couverture © Poulsons Photography - Fotolia.com
ISBN : 978-2-924395-44-8
Remerciements
Une fois n’est pas coutume, c’est à la fin de la sé rie que je glisse mes remerciements. Cette trilogie n’aurait jamais vu le jour sans cet appel à texte providentiel, ni la confiance de mon éditrice, Jeanne. Merci pour ta pa tience, ta compréhension et tes corrections très enrichissantes.
Merci également à mes bêta-lectrices et amies Dana B. Chalys, Marie-Laurence Versini et Myriam Morand, toujours partantes pour p asser au crible mes textes, parfois (souvent !) dans l’urgence.
Je n’oublie pas le soutien d’Aurore, en lecture com me dans la vie. Grâce à l’Oiseau-Tonnerre, j’ai déjà repéré le terrain pour notre projet du Grand Canyon !
Une mention spéciale à Greg, sans qui Connor n’aura it sans doute pas été le même…
Et enfin, merci à vous, chers lecteurs !
Table des matières
Résumé Autres publications de l’auteure Page titre Droits d’auteur Remerciements de l’auteure Chapitre 1 Chapitre 2 Chapitre 3 Chapitre 4 Chapitre 5 Chapitre 6 Chapitre 7 Chapitre 8 Chapitre 9 Merci ! Témoin sous protection (extrait) L’auteure
Chapitre 1
5 mars 1889 La lourde locomotive s’immobilisa aue train siffla trois fois avant d’entrer en gare. L terme d’un long processus de freinage. Les vapeurs d’eau recouvrirent le quai tandis que l’appareil laissait échapper un soupir mécaniqu e. Les portes s’ouvrirent pour permettre aux passagers de descendre. Des familles entières patientaient sur le quai, prêtes à prendre en charge les voyageurs. Nul comité d’accueil, en revanche, n’attendait June et Connor quand ils posèrent le pied dans la gare de Seattle. Cathair Sheridan, l’o ncle de l’aventurier, était pourtant bien au fait de leur venue. Ce manque de politesse ne doucha en rien Connor, habitué à tenir le rôle du paria parmi les siens. Il récupé ra leurs bagages puis accompagna sa belle jusqu’à un cocher libre. Le temps du trajet, Connor partagea ses connaissanc es avec une June impressionnée. Elle qui n’avait jamais visité une v ille d’une telle envergure, dévorait des yeux chaque toilette luxueuse et devanture déco rée. Une grande effervescence régnait sur la route, où chariots, diligences, chev aux, mules, piétons et chiens errants se croisaient dans un dangereux ballet. Les magasin s de chapeaux succédaient aux épiceries et aux imprimeries. Des vendeurs de journ aux clamaient les nouvelles du jour, pendant que des jeunes ciraient les chaussure s des gentlemen pour quelques pièces. Émerveillée par les bâtiments flambant neufs, la di versité et l’élégance des habitants, June avait déjà oublié sa vie de fermièr e. Au détour d’une rue, elle contempla un tramway tracté par deux solides chevau x avec une dizaine de passagers à son bord ; un moyen de transport qu’elle eut d’em blée envie d’essayer. Toutes ces nouveautés la plongeaient dans un état euphorique, au point qu’elle en occultait ses récents déboires. Après avoir apaisé l’Oiseau-Tonnerre à Bisbee, le c ouple avait pris une semaine de repos, puis rebroussé chemin. Un passage par la fer me des Cooper s’était avéré nécessaire pour permettre à June de s’expliquer ave c ses parents, mais aussi de prendre le maximum d’affaires. Comme Connor l’avait prévu, loin d’être joyeuses, les retrouvailles avaient tourné court. Les Cooper n’av aient pas apprécié le changement de vie de leur fille, qui leur enlevait l’espoir d’ un beau mariage. Ils étaient soulagés de la savoir saine et sauve, mais leur bonheur s’arrêt ait là. Plus que jamais, ils voulaient Connor hors de leur vie. Rongée par la culpabilité, June leur avait néanmoin s offert une partie de sa prime. Elle leur promit également de donner des nouvelles et d’envoyer de l’argent dès qu’elle le pourrait. Ses parents l’avaient déçue ces dernie rs temps, mais cela n’enlevait en rien toutes les années d’amour, d’éducation et de sacrif ices à son égard. Ils restaient sa seule famille. La petite Beth, encore inconsciente des responsabilités qui allaient peser sur ses épaules, était ravie de voir sa sœur partir à l’aventure. Peut-être aspirait-elle déjà à un destin semblable ? Durant cette confrontation, le soutien de Connor ai da June à asseoir ses désirs de liberté, même si les dures paroles de son père cont inuèrent longtemps de résonner dans son esprit. Après leur départ, les amants avaient chevauché en direction du nord pour atteindre la ville de Botte dans le Montana, où ils avaient a cheté des billets sur la ligne Northern Pacific. C’était la première fois que tous deux voy ageaient en train : une expérience
coûteuse, mais intéressante. Quoique le gain de tem ps fût prodigieux, l’inaction devenait vite lassante, de même que la proximité de s autres voyageurs. Au total, leur périple de Bisbee vers Seattle leur prit deux mois et demi. « Nous y sommes », annonça Connor, la tirant de ses rêveries. Le cocher s’était arrêté dans un quartier résidenti el élégant, le Queen Anne, construit sur les hauteurs de la ville, au nord du centre névralgique. Situées non loin du lac Union, les maisons étaient construites dans le style architectural qui avait donné son nom au quartier. La bâtisse Sheridan, dotée d’u n étage, exhibait des gouttières aux décorations tombantes, des balcons et terrasses encadrés de colonnes blanches et un jardin entretenu sans la moindre touche de fa ntaisie. Face à la maison familiale, June hésitait : comment devait-elle se présenter aux colons irlandais ? Devant l’impossibilité de recule r, elle se contenta de suivre son compagnon, qui gravissait déjà l’escalier en pierre menant à la porte d’entrée. « Prête ? lui demanda-t-il, apparemment tout aussi tendu. — Ça ne peut pas être pire que chez mes parents », répondit-elle avec un rire nerveux. Quelques instants plus tard, une domestique silenci euse les installait dans le salon. Si l’extérieur ne trahissait pas l’origine de ses h abitants, la décoration intérieure ne laissait en revanche aucun doute à ce sujet, entre les tapisseries vertes, les chansons en gaélique mises sous cadre, les napperons aux sym boles irlandais, les fenêtres à vitraux et la cheminée rehaussée de belles pierres. Des croix et reliques catholiques rappelèrent également à June que les Irlandais n’em brassaient pas la même religion que la plupart des Américains. Un couple de quadragénaires se trouvait d’ores et d éjà dans la pièce. Ils se levèrent pour saluer leurs visiteurs. « Connor, je ne t’attendais plus ! s’exclama l’homm e avec un fort accent. — Le voyage est long depuis l’Arizona, et le train est cher. Je suis content de te revoir, mon oncle. » Élégants et habillés sans le moindre faux pli, les Sheridan se tenaient droits, le visage sévère bien que tiré par la fatigue et le de uil. Cette constatation remémora à June les raisons de leur venue à Seattle : la mort récente d’un de leurs enfants. « Je vous présente Mlle June Cooper, ma fiancée. Ju ne, voici mon oncle, Cathair Sheridan, et son épouse. » Consciente des regards scrutateurs de ses hôtes, Ju ne s’inclina avec politesse. Même s’il s’agissait d’une illusion, elle avait sen ti son cœur s’emballer à la façon dont Connor l’avait présentée. Depuis Bisbee, il avait p ris l’habitude de mentir aux gens sur leur relation afin de protéger sa réputation. Malgr é tout, la jeune femme continuait d’espérer devenir un jour réellement son épouse. De toute évidence, la famille de Connor ne vivait p as dans la pauvreté. En dépit des mois écoulés, tous deux portaient encore leur tenue de deuil. Pourtant, la toilette de Mme Sheridan dépassait de loin sa plus belle robe d u dimanche, qui avait coûté un an d’épargne à ses parents. June lissa les plis de sa jupe, honteuse de se présenter ainsi. Connor ne lui avait rien dit du niveau social de sa famille ! « Ta fiancée ? releva son oncle tout en louchant su r les mains de June, dépourvues de bague. — Oui. Nous l’officialiserons bientôt. — Vraiment ? Bon, tant mieux s’il n’y a rien d’offi ciel, nous verrons cela plus tard. Installez-vous. » Le jeune couple ne se fit pas prier et accepta volo ntiers le thé servi par la
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