La Clémence impériale et l'émir Abd-el-Kader, par Auguste Dupont,...

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impr. de Bailly, Divry et Cie (Paris). 1852. In-8° , 12 p..
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Publié le : jeudi 1 janvier 1852
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LA
CLEMENCE IMPÉRIALE
ET
L'EMIR ABD-EL-KADER
PAR
Auguste DUPONT,
Auteur de L'AIGLE IMPÉRIALE.
Qu'il est beau de savoir goûter cette gloire
tranquille qu'on n'a point à partager avec le
soldat, non plus qu'avec la fortune !
( BOSSUET )
IMPRIMERIE BAILLY, DIVRY ET Ce,
PLACE SORBONNE , 2.
1852
DEDIE
NAPOLÉON III.
C'est par des actes de clémence que
Louis-Napoléon .inaugurera son règne.
(Moniteur du 25 nov. 1882.)
LA
CLEMENCE IMPERIALE.
On ne peut nier qu'il s'attache une gloire spéciale aux vertus
de la magnanimité et de la clémence. La gloire des grandes ac-
tions politiques ou guerrières se fonde assurément sur les plus
nobles qualités de l'homme, sur sa prudence et sur son habi-
leté, sur son courage et sa persévérance ; mais il faut reconnaî-
tre que le héros qui a le plus acquis de ce genre de gloire doit
nécessairement en partager les lauriers, ou avec les ministres
qui ont exécuté ses ordres avec adresse, ou avec les capitaines
qui ont vaillamment défendu sa cause.
La clémence seule donne à son héros une gloire indivisible,
une gloire où les soldats, ni les capitaines, ni les magistrats,
ni les ministres n'ont à réclamer aucune part. La fortune elle-
même, cette souveraine maîtresse des choses humaines, ne peut
s'y associerni en détacher le moindre trophée.
Voici ce qui élève si haut l'acte magnanime du nouvel Em-
pereur à l'égard du célèbre émir Abd-el-Kader. Il semble, en
effet, qu'on puisse dire au grand Napoléôn III : — Sire, vous
avez vaincu et terrassé l'hydre rugissante de l'anarchie ; vous

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