La croix . Ode

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A. Seguin (Montpellier). 1830. 13-[1] p. ; in-8.
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Publié le : vendredi 1 janvier 1830
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Source : BnF/Gallica
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.6 CROIX.
O crux, ave!
ODE.
A Montpellier,
CHEZ AUGUSTE SEGUIN, LIBRAIRE, PLACE-NEUVE.
1830.
Montpellier, Imprimerie de X. JULLIEN, Place Louis XVI, n° 2.
LA CROIX.
0 crux, ave!
DIEU paraît, Dieu se montre à nos regards mortels.
Ombre épaisse des puits, ténèbres de la terre,
Fuyez à la clarté de ses feux éternels ;
Morts, levez-vous, quittez le marbre funéraire;
Grands du monde attachés au terrestre séjour,
Abaissez votre orgueil et votre tête altière,
Et toi, formé de rien, philosophe d'un jour,
Prosterne à son aspect ton front dans la poussière.
( 4 )
Aux rayons de sa gloire et de sa majesté
La fleur s'épanouit et s'empresse déclore,
Et l'oiseau dans les airs publiant sa bonté,
La célèbre le soir et la chante à t'aurore ;
Et l'homme. et l'homme seul, vil esclave enchaîné
A ce monde trompeur dont il fait son idole,
Ose fermer son cœur vers le vice entraîné,
Au Dieu qui créa tout d'une seule parole.
Roi des Rois, dont la main s'étend sur l'lmivers,
Redoutable et puissant dans ta juste colère ,
Lance tes feux vengeurs sur ces enfans pervers
Dont le bras criminel s'arme contre leur père ;
Confonds, confonds, Seigneur, leur orgueil impuissant,
Et que des voluptés, ou leur âme se noie,
Ils passent à la mort et rentrent au néant
Pour avoir méconnu la main qui les foudroie.
(5)
Mais quoi! bien loin de faire éclater son courroux,
Dans ce Dieu je ne vois qu'un Dieu seul de clémence,
Et sa voix, au bercail qui nous rappelle tous,
De la terre et du ciel rapproche la distance. --
Déjà j'ai vu briller et le glaive et la Croix
Glaive à double tranchant, instrument de vengeance;
Croix, signe de bonheur qui nous offre à la fois
Le symbole de paix et l'ancre d'espérance.
Ainsi sur une mer, écueil du matelot,
Voyez cette nacelle, image de la vie,
Qu'un flot impétueux rejette sur le flot,
Voler au gré des vents, parles vents poursuivie.
Mais au feu de l'éclair le port peut s'entrevoir,
Un rayon du soleil peut dissiper l'orage,
Et l'étoile brillante ou le zéphi r du soir,
Ramener sans agrès l'esquif vers le rivage. -

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