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La Diligence de Ploërmel

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QUATRE fariniers du village d’Elven, d’Elven en Bretagne, traversaient, toujours courant, la lande de Monteneuf.

La lande était couverte de genêts aux fleurs d’or, de bruyères aux fleurs roses, de digitales pourprées, de bouillons-blancs, de ronces et d’aubépines. Sans compter que la terre était feutrée d’une belle herbe épaisse, étoilée de pâquerettes, mouchetée de violettes et pointillée de muguets.

Les quatre fariniers du village, d’Elven ne prêtaient aucune attention à toutes ces merveilles.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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Ernest L'Épine, Eugène Courboin

La Diligence de Ploërmel

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I

QUATRE fariniers du village d’Elven, d’Elven en Bretagne, traversaient, toujours courant, la lande de Monteneuf.

La lande était couverte de genêts aux fleurs d’or, de bruyères aux fleurs roses, de digitales pourprées, de bouillons-blancs, de ronces et d’aubépines. Sans compter que la terre était feutrée d’une belle herbe épaisse, étoilée de pâquerettes, mouchetée de violettes et pointillée de muguets.

Les quatre fariniers du village, d’Elven ne prêtaient aucune attention à toutes ces merveilles. Ils couraient à perdre haleine, comme si les cinq cent mille diables d’enfer eussent été à leurs trousses.

Dans chaque massif, des oiseaux chantaient ; sur chaque buisson, des papillons battaient de l’aile. Le soleil égayait toutes choses... Sous ses caresses, la vieille tour d’Elven qui achevait de crouler dans le beau mitan de la lande, paraissait rajeunie.