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La Fabuleuse histoire de Madison Quigley

De
104 pages
Madison Quigley, que tout le monde appelle "Maddy", a dix ans et passe ses journées dans un lit d’hôpital, atteinte par une maladie qui l’affaiblit de plus en plus. Jusqu’au jour où, à son réveil, elle a mystérieusement quitté sa chambre pour un monde enchanté et peuplé de créatures étranges. Séphiroth, l’arbre qui parle, lui confie une lourde tâche: elle a jusqu’au lever du soleil pour rassembler sept objets magiques et empêcher la cruelle Detah de détruire cet univers fragile. Un univers qui est étroitement lié à Madison elle-même... Heureusement, elle n’est pas seule dans sa quête: ses jouets, Tinoos l’ours en peluche, Karl le barbare musclé et Nicole la belle poupée New-Yorkaise, ont pris vie, et l’épauleront dans cette aventure pleine de rebondissements... C’est avec un enthousiasme sans cesse renouvelé qu’on suit Maddy dans sa "fabuleuse histoire", peuplée de licornes, de pirates, de sorcières vaudou et de féroces gobelins. Un joli récit débordant d’humour et d’imagination, qui à travers cette aventure fantastique aborde avec poésie des thèmes comme la préservation de la nature, l’amitié, ou la lutte contre la maladie.
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Imprimé en France Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2009
À toutes celles et ceux qui défendent les droits des enfants. To San Francisco, where I left a piece of my heart…
Et… à Madison, of course !
Introduction
Il était une fois, à San Francisco, en Californie, une fil-lette âgée de dix ans, qui s’appelait Madison Michelle Qui-gley, mais tous les gens qui lui étaient proches l’avaient sur-nommée Maddy depuis son plus jeune âge. Elle était triste et très malade. Triste depuis que Zoé, sa maman, les avait quittés, elle et son papa, alors qu’ils se trouvaient en va-cances en France, un an auparavant, après avoir été renver-sée par un chauffard ivre. Puis, une terrible maladie s’était emparée de la petite fille, rongeant un peu plus sa santé chaque jour, si bien que John, son père, avait dû se résoudre à la faire hospitaliser. Ses camarades de classe lui man-quaient beaucoup, même si elle recevait régulièrement leurs lettres et leurs dessins. Un soutien scolaire lui était acces-sible à l’hôpital, mais elle avait beaucoup de mal à se con-centrer sur ses leçons, après que les examens et les traite-ments médicaux de la journée l’aient épuisée. Plus de soft-ball, plus de cours de piano, plus de promenade à vélo à Crissy Field, plus d’insouciance… Plus question d’avoir une vie normale. Avec stupeur, elle avait vu ses beaux longs cheveux bruns tomber progressivement, et il lui avait fallu plusieurs jours pour s’habituer au nouveau reflet que lui renvoyait la baie vitrée, à droite de son petit lit blanc, à tra-vers laquelle elle regardait vivre la ville magnifique, aux nombreuses collines, qu’elle aimait tant. Tout près d’elle se trouvaient ses trois compagnons favoris : Tinoos, un petit ours brun en peluche (un cadeau de Mamy Laetitia l’Haïtienne et de Pépé Arthur le Franc-Comtois, Parisiens d’adoption) tout délavé, qu’elle possédait depuis sa nais-sance ; Nicole, une superbe poupée mannequin blonde vê-tue d’une robe du soir en satin bleu nuit, offerte par Oncle Clark et sa nouvelle épouse, la troisième, une ravissante
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photographe chinoise qui se prénommait Mei, qui vivaient à New York ; et enfin, Karl, un colosse viking brandissant une hache, se tenant fièrement debout au centre d’une boule à neige en verre, que Maman lui avait rapporté d’Oslo, en Norvège, quand elle avait cinq ans. Une photographie en noir et blanc de sa chère mère disparue, une autre en cou-leurs de Sirion, leur labrador noir et les livres racontant les aventures de son héros préféré, un célèbre petit sorcier, étaient posés à portée de main sur l’étagère. Madison l’ima-ginait mignon, elle admirait son courage et elle avait ten-dance à s’identifier à la meilleure amie de celui-ci, qu’elle trouvait géniale. Les visites du personnel médical et des proches se succédaient, les unes après les autres : son papa, qui passait la majorité de son temps avec elle, en dehors du bureau, et qui lui donnait des nouvelles de la famille de Ma-man à Paris et aux Antilles, Papy Tim l’Irlandais avec sa barbe blanche et son éternel air bougon, qui lui avait valu le surnom de Père Noël grincheux, Mamy Rose, la pétulante Texane, qui l’embrassait toutes les cinq minutes et qui avait beaucoup de mal à cacher ses larmes, Tante Heather, qui habitait à Oakland, ses fameux cookies aux pépites de cho-colat et ses deux enfants terribles, Robbie et Donovan, qua-torze et douze ans, qui arrivaient toujours à faire rire leur cousine avec leurs pitreries et, bien sûr, Natalia, sa meil-leure amie, une petite Mexicaine de son âge, qui venait sou-vent la voir après l’école… Aujourd’hui, Madison était d’humeur mélancolique. — Je vais mourir, Papa ? demanda-t-elle soudain. Le choc. Bien qu’il y ait pensé, John n’était vraiment pas prêt à l’entendre. Ni les autres d’ailleurs. Mamy sortit de la chambre en sanglotant, Papy et Natalia avaient des larmes qui coulaient sur leurs joues, Tante Heather et les garçons avaient baissé les yeux et fixaient le bout de leurs chaus-sures, sans trop savoir quoi dire. De longues secondes silen-cieuses s’ensuivirent, mais Papa savait toujours trouver les mots justes.
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— Il faut que tu gardes espoir. Nous croyons tous en toi. Il faut continuer à te battre, dit-il en prenant les petites mains pâles de Madison dans les siennes. — Papa, je suis si fatiguée… Elle se blottit au creux de l’épaule de John, puis elle som-bra dans un sommeil profond, sans se douter qu’elle était sur le point d’affronter mille dangers pour pouvoir encore espérer se raccrocher à la vie…
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