La fête au Bouc

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Que vient chercher à Saint-Domingue cette jeune avocate new-yorkaise après tant d'années d'absence ? Les questions qu'Urania Cabral doit poser à son père mourant nous projettent dans le labyrinthe de la dictature de Rafael Leonidas Trujillo, au moment charnière de l'attentat qui lui coûta la vie en 1961. Dans des pages inoubliables - et qui comptent parmi les plus justes que l'auteur nous ait offertes -, le roman met en scène le destin d'un peuple soumis à la terreur et l'héroïsme de quatre jeunes conjurés qui tentent l'impossible : le tyrannicide. Leur geste, longuement mûri, prend peu à peu tout son sens à mesure que nous découvrons les coulisses du pouvoir : la vie quotidienne d'un homme hanté par un rêve obscur et dont l'ambition la plus profonde est de faire de son pays le miroir fidèle de sa folie.
Jamais, depuis Conversation à «La Cathédrale», Mario Vargas Llosa n'avait poussé si loin la radiographie d'une société de corruption et de turpitude. Son portrait de la dictature de Trujillo, gravé comme une eau-forte, apparaît, au-delà des contingences dominicaines, comme celui de toutes les tyrannies - ou, comme il aime à le dire, de toutes les «satrapies». Exemplaire à plus d'un titre, passionnant de surcroît, La fête au Bouc est sans conteste l'une des œuvres maîtresses du grand romancier péruvien.
Publié le : mardi 4 octobre 2011
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782072452499
Nombre de pages : 585
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C O L L E C T I O N
F O L I O
Mario Vargas Llosa
La fête au Bouc
Traduit de l’espagnol (Pérou) par Albert Bensoussan
Gallimard
Titre original : L A F I E S T A D E L C H I V O
© Mario Vargas Llosa, 2000. © Éditions Gallimard, 2002, pour la traduction française.
Né en 1936 au Pérou, Mario Vargas Llosa passe une partie de son enfance en Bolivie. Dès l’âge de quatorze ans, il est placé à l’Académie militaire Leoncio Prado de Lima, qui lui laisse un sinistre souvenir. Parallèlement à ses études universitaires, il collabore à plusieurs revues littéraires et, lors d’un bref pas-sage au Parti communiste, découvre l’autre visage du Pérou. Il se lance dans le journalisme comme critique de cinéma et chroniqueur. Il obtient une bourse et part poursuivre ses études à Madrid où il obtient un doctorat en 1958. L’année sui-vante, il publie un recueil de nouvelles très remarqué,Les caïds, et s’installe à Paris. Il publie de nombreux romans, cou-ronnés par des prix littéraires prestigieux. Devenu libéral après la révolution cubaine, il fonde au Pérou un mouvement de droite démocratique et se présente aux élections présiden-tielles de 1990, mais il est battu au second tour. Romancier, essayiste, critique, Mario Vargas Llosa est considéré comme l’un des chefs de file de la littérature latino-américaine.
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