La France des Napoléons, par Edmond d'Achery

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impr. de Bénard (Paris). 1852. In-8° . Pièce.
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Publié le : jeudi 1 janvier 1852
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LA FRANCE
DES
NAPOLÉONS
PAR
M. EDMOND D'ACHERY
PARIS,
IMPRIMERIE BÉNARD ET COMPAGNIE
PASSAGE DU CAIRE, 2.
1852.
LA FRANGE DES NAPOLEONS
NAPOLÉON III.
Oui, son coeur méditait quelque bonheur immense !
Dieu le veut ! Dieu l'a dit : Qu'il règne sur ma France !
Entendez-vous ces voix et ces joyeux accents,
qui s'élèvent là-bas et dominent les vents !
Et ces divins concerts et la sainte harmonie !
Du fond de l'Occident se dévoile un génie.
C'est le voeu d'un grand peuple à l'heure du réveil •
Après un noir nuage, il est beau le soleil!
C'est la France qui parle ! A la face du monde
Elle vient acclamer cet astre qui l'inonde,
Auréole de feu, dont l'éclat vif et pur
Resplendit de pourpre et d'azur !
Relève ton front, belle France,
Au sourire de l'Espérance !
Contemple tes enfants, vois comme ils sont heureux ;
Un même sentiment est l'âme de leurs voeux.
Le génie et l'amour vont prendre la couronne
Du maître qui la lient, du maître qui la donne :
Noble reine des nations,
C'en est fait des dissensions!
Souviens-toi d'un espoir, tardif enfant du glaive,
Et si doux à bercer, comme ici-bas tout rêve
En des jours de grandeur! Et tu croyais tenir
Sous ton frein généreux le cours de l'avenir.
Alors, que voulais-tu? La superbe Victoire,
Pour t'assurer la paix devait trop à la Gloire :
Il lui fallait des rois, des trônes et des rois
Pour que ta liberté fît respecter ses lois ;
Elle le donna tout Puisqu'il avait le monde,
Lui qui, seul, gouvernait sa volonté profonde !
Mais la paix, il ne l'avait pas,
Et l'aiguille de son trépas
Pour un peuple d'airain marquait encor la fête,
Au moment de sonner l'heure où tomba sa tête ;
Et ce jour si fameux, digne de son orgueil,
Fut celui qui creusa son lit sur un écueil !
II était si puissant en quittant notre terre
Que son ombre effrayait le farouche tonnerre
Qui l'avait foudroyé ! Son regard calme et doux
Suivait, en s'éloignant, le rivage jaloux,
Comme le char du jour se retire aux montagnes,
Semble bénir encor les lointaines campagnes.
Et cependant alors, la gloire et le bonheur
Ne désiraient plus rien que leur paisible soeur.
Et ce ne fut qu'un rêve et qu'un rêve éphémère,
Météore trompeur, nuit pleine de mystère.
Mais Dieu promit qu'un jour, de nos sacrés parvis,
L'airain ébranlerait les dômes attendris,
Et que ce nom si cher aux luttes héroïques
Serait le bouclier des guerriers pacifiques.
El ce jour est venu. — Grâces à Jéhova!
Tout un peuple s'écrie : Hosanna ! Hosanna!
Gloire, vertus, sagesse, un trône vous appelle,
Et ce trône est celui de la France nouvelle !
Mais que de noirs affronts et que de maux soufferts
Avant que le géant ait pu briser ses fers!
Avez-vous oublié cet étranger perfide,
Au mépris de la foi devenant homicide;

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