La journée amoureuse, ou Les derniers plaisirs de M.... Ant....... : comédie en trois actes, en prose, représentée pour la première fois au Temple, le 20 août 1792 ([Reprod.])

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chez L. Capet (Paris). 1792. 1 microfiche ; 105*148 mm.
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Publié le : dimanche 1 janvier 1792
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THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTION
LESARCHIVES DE LA
REVOLUTION FRANC MÈE
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LA JOURNÉE
AMOUREUSE,
OU
LES DERNIERS PLAISIRS
M e M. ANT
en trois actes en prose reposer ne
frétillai fois au Temple le 20
Dans l'blimpe, aux enfers, je veux foutre par reuf.
A U TE M P L E,
Chez Louis CAPET.
L'an premier de
A 2
DISCOURS PRÉLIMINAIRE,
A N T O I N E T T E.
En quoi! ma souveraine, auriez-'
vous l'ingratitude de ne point ac-
corder votre estime Fauteur de
cet ©image? Auriez-vous la sotte
foiblesse de désavouer cette pré-
cieuse partie de l'histoire de votre
vie Ah gardez-vous-en bien j'ai
eu tant de peine à recueillir les
faits de cette journée, qu'il y au-'
roit conscience à vous de m'en-
lever le fruit de mon travail par
un démenti formel. Vainement on
cherché â m'allarmer: j'ai trop
bonne opinion de mon héroïne
(4)
pour craindre d'elle un si mau-
vais tour.
Mille auteurs ont essayé d e pein-
dre les hauts faits d'Antoinette
plusieurs se sont emparés déjà de
sa vie publique quelques-uns ont
cru ajouter à sa gloire, en lui don-
nant pour ayèux une longue suite de
têtes couronnées. Les imbéciles ils
ignorent qUe-i'épouse de Louis XVI,
grande par elle-même, sera tou-
jours la première femme de son
siècle, fût^elle issue d'un sang d'un
muletier.
/Pour moi, je ne veux rendre
publique qu'une seule jôurnée de
votre intéressante vie, et j'aime
iV croire qu'en me lisant, vous
(O
A3
vous reconnoîttrez telle que vous
des. Je n'ai omis,*à la vérité,
aucun acte libidineux; j'ai de plus,
autant que mato^émoire m'a four-
ni, conserve vos propres expres-
sions, sans oublier du rafînemcnt
de votre libertinage et de votre
prostitution.
Je sais bien, que j'aurois pu
choisir une journée plus célèbre
encore par vos exploits amoureux.
Je pouvois raconter vos prouesses
avec plusieurs des ci-devant gardes
du roi je pouvois à volonté mettre
en scène vos avantures galantes
avec le beauDilbn les Calonne,
les d'Artois les Vaudreuil etc.
qui tous parcoururent successive-
ment le sanctuaire de vos appas:
Vous me demanderez Ma-
dame pourquoi j'ai choisi de
préférence' autant d'autres une
journée' du Temple. Ma réponse
sera courte j'ai /cru que,
ajouter un fkuron à votre cou-
ronne, il étoit au moins inutile de
fewnnçr vos actions à la cour, que
cKactin'sait par cœur j'ai cra qu 'il
convénpit mieux de vous suivre
'sous lès verrouils du Temple pour
y -recueillir quelques faits précieux.
Elamez1 ma conduite, si vous
vous en sentez la force. Je vais
appreiidfe'à toutes les générations.
du monde, qu'Antoinette soutint
jusque dans sa tour, le grand
(7)
caractère qu'elle montra toujours.
Puissent rrtes bonnes intentions
obtenir votre suffrage reine
vraiment 'célèbre!
PËRSO N NAGES.
ANTOINETTE.
LOUIS XVI.
LE DAUPHIN.
LA DAME DE TOURZEL.
LA PRINCESSE DE LAMBALLE.
LA Dlle. DUMONT, suivants de
la reine.
LE Sr. DUBOIS valet de chambre
du roi.
La scène se passe au Temple dans
les appartemens d'Antoinette.
LA JOURNÉE
AMOUREUSE,
£
OU
LES DERNIERS PLAISIRS\
n E M. ANT
ACTE PREMIER.
SCENE PREMIERE.
ANTOINETTE seule prenant du >US
J'm été bien foutue et refoutue dans le
cours de ma vie mais je n'ai jamais eu
tant de plaisir que cette nuit. Je l'ai passée
tonte entière entre les bras de Lafayetre.
Que le bougre est vigoureux Hercule
même ne m'auroit point procuré de plus
vives sensations,
Qu'il étoit doux aussi pour mon oreille,
tandis que' ce guerrier entretenoit dans
mes veines le feu virent des passions,
de l'entendre jurer la mort prochaine des
factieux
mon coeur
se réalisera bientôt. Jé le vois arriver,
cet instant fortuné ou vous paierez
cher, infâmes parisiens, de m'avoir co
duite en cette lugubre tour où par fois
j'éprouve de l'ennui. Vous avez été assez
déhontés pour traiter ainsi la famille en-
tière du plus grand roi du monde mais,
ô Louis XVI prenez courage dans les
revers. Puisque vous n'avez point à crain-
dre d'être pris par famine, laissez faire
au t'éros '-qui vient à bout de tout. Bientôt
vous remonterez sur le trône d'où vous
êtes descendu par des insurrections fau-
bourgeois es. Fiez-vous à moi en tout
j'ai voulu soutenir l'honneur de votre
nom je viendrai à mes fins;
Tremblez vils agitateurs qife nous
soyons aussi barbares que vous l'avez été;
("I
SCENE M.
LE DAUPHIN, LA Dme. DE
TOURZEL, ANTOINETTE.
ANTOINETTE
Vous m'amenez mon fils de bon matin.
Son sommeil a-t-ii été paisible ?
LA DAME DE Tourzel,
Votre majesté saura que Monseigneur
dormoit encore à huit heures. Mais en
s'éveillant, il a demandé à vous voir
tout de suite. Je n'ai pu qu'obéir.
L E D A U P H 1 N,
Oui, ma belle maman, j'ai Voulu tg
voir et t'embrasser.
Antoinette serrant son fils entre ses bras.
Douce consolation d'une mère mal-
heureuse tes caresses, mon fils,
sont précieuses à mon cour elles pé-
•n'ètrent mon ame de la plus vive émotion;
-Cff^
LE DAUPHIN
Dis-moi donc quand nous sortirons
de ce vilain fort. Tu t'y ennuies beau-
coup, ainsi que mon papa. Nous sommes
meublés à la diable, au lieu qu'à Ver-
sâilles ri:n ne nous manquoit.
Antoinette.
Je t'ai dit mon petit arm" que la
présence du roi étoit nécessaire à Paris,
afin qu'y punisse sanctionner les décrets
qui, sans son acceptation n'auroient
aucun effet.
Le DAUPHIN.
Eh bien retournons aux thailen es ?
la vue y est plus belle qu'ici, et les
appartemens plus commodes.
A T O NETTE.
.Tu te rappelles bien le bruit du canon
qui s'est fait entendre au château nous
M'étions pas en sûreté. Il faut attendre
ici que le 'Calme renaisse.
Dauphin.
B
Le Dauphin.
Je voudrois bien que le caMc vienne
demain car je m'impatiente de voir le
roi mon papa, toi moi, ma sœur aussi
dans cette tour.
Antoine t.t E.
Prends un peu patience. Il y aura
bientôt de grands changemens. Tes oncles
avancent sur Paris à la tête d'armées
formidables encore quelques jours et
les infâmes brigands apprendront ce qu'il
en coûte pour vouloir lutter contre son
roi.
LE Dauphin.
Mon papa n'est plus maître absolu de
ses volontés ?. si j'étois déjà sur le
trône je ferois, comme tu mtas déjà
répété souvent, périr dans des cachots 11
les, insolens qui diroient à contre-tems
la vérité je déploierais sur eux ma
toute-puissance. C'est ainsi que mon
papa ne sait pas assez être roi.
An T O INET T E à parti
Ses réflexions jettent l'effroi dans mon
aras. ( A madame de Tourne!. ) Je yoxx-
drois avoir un entretien sur-le champ
avec la princesse^le Lamballe. Dites-lui-,
s'il vous plait, que je désire lui parler.
LA DAME DE Tourzel.
J'obéis àvos ordres.
Antoinette.
Mon fils tu vas aller avec ta gou-
vernante, qui t'instruira précisément des
horreurs commises notre égard. Les
circonstances changeront.
LA DAME DE Tourzel.
Nous nous retirons.
JL E D A; U P H 1 N.
Que je t'embrasse encore avant que
àé passer dans l'appartement de mon papa.
SCENE III.
ANTOINETTE seule.
jLes propos de ce petit jean-fôutre-là
n'étoient nullement, lubriques aussi
Oî'ont-ils fait débander promptement. Ce-
( r5 )
B a.
pendant je ne veux point que le dépit
prenne sur moi trop d'empire. Desscé-
lérats ont bien pu méconnoître Antoi-
nette, l'emprisonner même: mais ils ne
doivent point mettre obstacle à ses vraies
jouissances. Privée de tout par des sujets
ingrats evrebelles je saurai me suffire
à moi-même. Le bonheur, d'une femme
telle, que moi ne peut dépendre de la
fureur d'un vain peuple.. Je saurai être
heureuse, quoique vous entrepreniez,
infâmes parisiens. J'entends marcher.
C'est sans doute la princesse de Lam-
balle. 11 faut que je décharge avec elle*
SCENE 1 V.
LAPE. deLAMBALLE,ANf O1NETTE.
LA Pe. de LAMBALLE frappant la pom.
A N T ü I N E T T E.
Oui sans doute entre donc, ma. iî-
delle compagne, ma chère bonne amie.
̃(!«-)..
Peux-tu bien penser. que je sois insen-
sible au. zèle et à 1 intérêt que tu m'as
sans cesse témoigné dans mes malheurs.
Tu ne m e connoîtrois guère.
La Pe. de LAMBALLE conservant son ton
de cour.
Je suis Infiniment flattée que mes ser-
vices soient agréables à votre majesté.
ANTOINETTE.
Ecoute, ma belle, n'emploie plus,
je t'en conjure, ce ton respectueux dans
nos tête-à-tête. Tu as déclaré ne point 1
vouloir me quitter. Eh bien il est inu-
Parlons le langage de la nature. Donne- 1
moi un baiser. 1
LA Pe. de L a m b A L LE.
Je ne sais quel sentiment me retient
à rapproche de vos caresses.
A N T 0 I N E T T E.
Tu crains peut-être de prendre des
libertés avec moi. Tu dois cependant
penser que les scrupules ne doivent plus
erre de saison. Imite-moi Découvre
B 3
cette gqrge que tu prends trop de soins
à cacher. Ufintointut ôte elle même le
fichu de ade. de Lamballe). Reçois ce
bais^sur tes lèvres merveilles. Ah!
Wdivine amie tu as de si jolis tétons,
dt tu les couvres de la sorte viens un
peu sur ce canapé.; je veux les examiner.
LA Pe. de Lamballî.
Les vôtres sont au moins aussi beaux.
{ Elles tombent ensemble sur le sopha)»
Antoinette ivre d'amour*
Déshabille-toi, ma belle compagne
afin que j'admire en détail toutes les
parties de ton superbe corps: Que tu es
,aimable et jolie que tes fesses sont
amoureuses l elles, tremblent de vo-
lupté. Enfonce ton doigt plus avant dans
ma matrice. le n'en puis plus.»,, mon,
amie je me meurs..
LA Pe. de Lame AELE-
Aimable coquine", tu, prends bien du
plaisir quand oirte brandouille la moite.
Que tu remues agréablement la char-
nière1, va toujours: le foutre coule de.
(i8)
tes bélier cuisses blanches, et ton cou
> est brûlant d'amour.
An t o in e t t e.
Continue Je t'en prie gamahuche-
înoi le bout 'du teton je veux abso-
lument mourir entre tes bras. Je sens
dans tout mon corps un chatouillement..
Ah! ah! ah/
LA Pe. de Lambàlle.
le,parts aussi; ies forces me quittent
Je ri'en puis plus. Je décha..a.a.arge.(
ANTOINETTE au tortîr dejapamaison
Ah bougresse! que :tu es savante dans
Fart d'amuser ton sexe quëlte extrême
mobilité dans tes doigts! quelle élasti-
cité dans la langue Les Arnoul les
Polignac ne sont rien prés de toi tu
réunis en toi seule les talens divers des
ïribad.es passées et présentes.
La Pe. de Lambàlle.
Vous me flattez assurément la gloire
est à vous seule qui m'avez fait brûler
du même feu qui vous consumoit.
( 19 )
À N T O I N I T T E.
Quitte sur-le-champ Lamballe, ce
ton respectueux, si tu veux ne me point
déplaire. Tu connois maintenant mes
penchans et mes goûts je veux À l'avenir
te les faire partager.
1l'ai tâté il est vrai, de tous les vits
fameux de la cour; mais je suis insa-
tiable sur l'article du combat amoureux,
Fille de la plus célèbre garce qui ait
jamais existé, je l'emporte encore .sur
ma mère par mon tempéramment vigou-
reux. Je t'offre en maniement un con
foutu et refoutu, mais qui veut Titré
bien d'avantage. Je veux que tes goûts
soient les miens ainsi dispose en sou-
veraine de mon cul 3 démon con, de
toute ma personne. Pourvu que je dé-
charge, tous les genres de foutre me
conviennent.
LA Pe. DE Lambaexe.
Puisque vous voulez décharger, cette
affreuse tour sera témoin de mes élans
amoureux avec Antoinette. Eh quoi
vouschiftonnes encore avec votre langue,
(10)
Antoinette.
Tu ne veux donc point abandonner
ce vous qui me déplaît. Est ce ainsi
que s'expriment des braves fouteuses.
La Pc de LAMBALLE.
En effet ce langage respectueux ne
convient guère en amour. Je vais me
mirer pour me mettre en état de pa-
roître devant le roi.
ANTOINETTE.
Tu as raison. Oblige-moi de dire à
ma femme-de-chambre de venir m'aider
à ma toilette., et de ni'-apporter en même-
tems les papiers-nouvelles.
LA .Pe. DE Lam balle.
Cela suffit.
SC E N E V.
ANTOINETTE seule
Je vais donc commencer un nouveau
cours de fouterie. Cette petite Lambal'e
est, ma foi merveilleuse, Eiie en pince
(«̃)
d'une bonne force; je lui crois même
plus de talensqu'à aucune autre. Long-
ttmsjeifê^ préféré foutre avec le car-
'"Tfinal Collier à qui elle doit toute son
instruction. Mais quelque soit le maître
^qijij'a formée, je vais éprouver toute
sa vigueur» Dumont vient.
SCENE V 1.
LA Dlle. DUMONT, ANTOINETTE;
La Dlle. Dumont tenant des journaux
à la main.
J'apporte à votre majesté les feuilles
qu'elle m'a fait demander.
ANTOINETTE.
Y a-t-il quelques bonnes nouvelles
des armées.
LA Dlle. D u M o N T.
Je ne veux plus croire à ces vilains
folliculaires. Ils se contredisent tous
ou au moins ne rapportent jamais la
même choseavecles mêmes circonstances.
Je crois que les nouvelles se font.à la
main pour abuser le peuple:
AN ̃̃_ T O ̃ I N ET TE/
entr'eux afin de faire illusion' quelque
tems en rapportant leurs mensonges.
La Dîle. Dumont,
Ils n'ont pas même cet esprit.
Antoinette.
Parmi ces feuilles, il en est qui disent
par fois ta vérité.
LA DUe. DUMONT.
C'est absolument possible; mais )è
n'en connois aucun à qui je voulusse
donner ma croyance.
Antoinette,
Je crois comme toi que, parmi les
journalistes français, aucun ne dit la
vérité. La faction dirige leur plume.
Mais j'ajoute volontiers foi aux gazettes
étrangères.
LA Dlle. Dumont.
Elles sont consolantes.
Antoinette.
Que dites-vous ? elles annoncent toutes
les plus heureuses nouvelles. Si j'en crois
la gazette de Cologne, les armées mo-
narchiennes gagnent du terrein et s'a-
vancent avec neuf cent pièces de canon
sur le territoire français.
VA Dile. Dumont.
Tant mieux, Je voudrais apprendre
quelles sont aux portes de Paris, et que
le sang des rebelles ruisselle dans les rues.
ANTOINETTE.
Tu n'attendras pas long-rems sans
qu'il arrive quelques bons coups.
L A Dlle. Du mont.
J'accepte cet heureux présage.
ANTOINETTE.
Le tems presse passons dans mon ca-
binet de toilette. Tu relèveras mes che-
veux simplement le roi aime à me voir
en négligé.
La Ole. Du mont.
Je crois tui avoir entendu demanda
e si l'on dînepoit bientôt.
A N T O I N E T T E.
Allons vite. Ne faisons point souffrir
l'estomac de tmon époux. ( Elles partent ).
ACTE IL
SCÈNE PREMIÈRE.
ANTOINETTE ET LA DJle.
DUMONT.
Antoinette. s
h me suis terriblement ennuyée avec
mon gros cochon. Il a mangé comme
un ogre. Tout le tems du dîner s'est
écoulé, sans lui entendre prononcer un
seul mot. Qu'est-ce que son silence
signifie?
LA Dlle. DuMONT.
c
LA Dlle. D U M O N T.
Je l'ignore. Peut-être sait-il l'événe-
ment fâcheux de Durosoi de son in-
tendant?
Antoinette.
Il n'y a point là. de quoi affecter
un roi.
LA Dlle. D u m o N T.
Vous avez raison. Tout bon français
s'honore en mourant pour la cause de
son roi. Il a vraiment tort de se cha-
griner ainsi..
A N T O I N E T T E,
Il me semble que tu as du caractère.
L A DUe. V u m o n T.
J'ose me flatter de n'être point un
esprit foible.
Antoinette.
Tu ne te repens donc point de m'être
restée fidèle, de m'avoir accompagnée
dans cette tour.
L A DUe. Du M ON T.
Moi, me repentir eh! de quoi ?
Antoinette.
Tu ne peux ici te procurer les agré-
mens les jouissances que tu aurois
L A Dl!e. D u m 0 N T.
A lâ guerre'comme à la guerre. Je
sais me 1plier aux circonstances et
dieu merci, rien ne me manque auprès
de vous,
ANTOINETTE continue.
Qu'un tendre amant pour charmer les
ennuis de cette triste demeure.
La Dlle. D u m o n t.
Voire majesté croit-elle que je sois
encore à m'humaniser dans ce lugubre
séjour ?. Je me suis accommodée île
Dubois valet-de-chambre du roi.
Antoinette, d'un ton plaisant.
C'est. juste; je ne songeoiS point à
lui. Je le crois un champion valeureux.
(La demoiselle Dumont rougit. ) T'a-t-il
insinué souvent la denrée ? ( La reine
s-apperwant de la rougeur qui monte il la

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