La lanterne magique républicaine ([Reprod.]) / [par M. Barruel Beauvert]

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de l'Impr. du Luxembourg (Paris). 1799. 2 microfiches ; 105*148 mm.
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Publié le : mardi 1 janvier 1799
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THE FRENCH REVOLUTION
RESEARCH COLLECTWJ
LES ARCHIVES DE
REVOLUTION FRANÇAISE
TERNE
RÉ PUB HC AINE.
L A NT EU NE
M1OI QUE
RÉPUBLICAINE.
.BElIMniMERIE DU LUXEMBOURG.
JI$M *im*
Additions et corrections essentielles à trans*
T i
Page ligne y*. ]A|i mépris d$t ordre» ^mettez em mépris de»
Page 10 %"? ii. Après aîné, ajoutes de Félix-du-
(Jacques)
Page \Qj, li0e g. Marquis* menez marquises
°i7ffe *4 lignes i) et t o. ïneurertt etapoiSonn&S. matiez mèm$at\
Même page ligne LOUIS XVIII en Italie, mtUtB/etx AN
ïetnagne, dans une villi appelle Dillingen
dans le» chairs. et ajoutez Les émigrés, étant ve»
nus faire leurs complimehs de condoléance k'ce Prince t ti. leur ré-
pondit en souriant a le suis Iris-sensible que
vous aile témoigne! Je regrette de n'avoir pas, reçu hier, en tom-
a battant avec vous la blessure qui n'aura pas je l'espère des
suites lâcheuses, et qui fait néanmoins l'objet de votre sollicitude, a
Page
Page 43 ligne 8. Après Hugues effacez la virgule. Elle oecd-
nonne un contre sens.
Page lignes \^ei 16. Ouvrée la parenthèse avant Dieu !j%/>
mez-la, après déchirante 1
Page 65y ligne Après Passtvan-Ogtou. mettez Une virgule et
ajoute t et l'ex-âduiinîsiruteur Rœderer .'Ce nom et l'homme qui la
porte sont-ils, indigènes P'
Mène page, ligne 1 S. d'aljot en PranCB ajoute. ou par la
Page 57.' ligne 4. dektx /où àetnettez deux /oii des
Page 69- Après la dernière ligne, ajoutes les comités de surveil-
Page*/». au milieu. Pction .nVst plut
incorruptible. Coupes cette ligne en deux vous aurez deux
Page fi, des comité* de
surveillante
:LA LANTERNE-MAGIQUE
RÉPUBLICAINE.
MESSIEURS ET MESDAMES,
'J E me rends à vos ordres. Permettez
d'abord que je vous régale avec mon buffet
d'orgue d'une ariette de Richard-cœur-de-
Lion, puis d'une autre de la partie de chasse
cTHënry IV après quoi je vous montrerai la
lanterne-magique républicaine mais je ne
fais pas voir celle-ci à tout le monde.(il
joue les airs 6 Richard! 6 mon roi et vive
HENRY IV). Veuillez permettre actuellement
que j'allume ma petite bougie, et que je tende
un peu plus ce drap blaàq&ur la tapisserie.¡.,
Voilà qui est fait. Mes verres sont tout dis-
quelques pas.Asseyez-vous s'il vous, plait.
Hé vous allez voir. ( ceci est du pro*
locale) ce que vous allez voir..
No. Voici le bon roi Louis X*t
clins son château de Versailles entouré de
ses ministres et prenant leurs conseils sur la
formation d'une assemblée de notables qui
devaient, suivant ce monarque économe et
Vertueux, l'aider à réparer le désordre des
finances et faire le bonheur de ses sujets.
Voyez, du côté de Paris comme l'horison
commence à se noircir et le ciel chargé de
nuages au-dessus du palais-royal le bruit
sV répand que la banqueroute de l'état est
inévitable que les rerttiers seront ruinés
que les abus dans les administrations sont
leur comble qu'il faut un nouvel owdre
de choses.
Voyez les belles courses à cheval qui ont
lieu du côté de Vincèimes où Philippe-le?
r (autrement dit le duc d "Orléans)
fait payer le jokey de Monseigneur comte
*f Artois pour qu'il se laisse gagner de vitesse
par soh coureur. Mais c'est la moindre fripon-
nerie de Tex-prince ambitieux corrupteur et
sanguinaire, dui sera dans peu victime de soja
ambition dé ses, perfidjes etde ses atrocités
Il îttourra comme il le mérite néanmoins,
il revit dans sa coupable race.
<̃*)
Ko. i 789. Voici la §n d'un hiver terrible ♦
pendant lequel le roi ^la reine et la famille
royale, après s'être, dépouillés, depuis quel*
ques années d'une partie de la représentation
et de fappareilqui leur convient, ,distribuent
eux-mêmes des secours abondans à tous les
pauvrets qui les environnent et font part aussi
defeurs largesses à tous ceux qui, loin d'eux
to-'ojit ni pain, ni travail. i#
Voyez comnxe le due d'Orléans (lui qui r
d%ait-il n'aurai donné un petit èùu de
£ opinion publique) s^ffbrc^ie prendre u.n air
de et charge ses ses
Ibaloùchè ses Ductiay ses Chanderlot de
la Clos, (auteur des (liaisons dangereuses.) ses
Bulgare, etc* de faire
S.-Àntoine et S. -Marceau » à la canaille des
galetas et des égoûts, qu'il veut se ménager.;
Voyez les7 curés xies paroisses les plus mi-
sérables qui sur les promesses et la foi
de Tinifàine Orléans font des emprunts pour
nourrit chauffer Vêtir tous les pauvres ils
y. seront pour leurs frais. Que dis-je? liai
en seront récompensés par les proscriptions
\%s
les* incarcérations et iâ mort là plus àiffreuse.
Voyez le duc qui fait l'essai dé
son pouvoir sur la populace
"âè la maison du manufacturier Réveillon, que
bon roi dédommage de ses pertes.
Voyez une autre assemblée de notables qui
tait 'naître l'assemblée des États-généraux et
qui sous la protection des deux ministres
Lpménie Brienne agens de d'Orléans 'se
compose des membres Ies plus vérreux des
trois ordres du royaume et se déclare elle-
même, au mépris des ordres qu'elle a reçus-;
qe ses comriieftans assemblée constituante:
elle aurait du se nommer franchement assem-
ou^desfructive.
Voyez le fameux Néckbr étranger et hu-;
gneriot qui, de simple commis aux gages
d'un banquier devenu par le canal d'un
aventurier, ( M. de Peçay ') ministre des
.finances, prépare la confusion des pouvoirs
ët!rànarchi'e et les maux qui en sont résultés
par la double représentation qu'il donne au
ïjiêrs-état/-
Voyez le duc abandonne le
'parlement est là noBïësse pour acquérir de la
r5>
popularité; qui fait exporter les bleds en An*
guerre, pour fomenter des révoltes contre ty
cour, en persuadant que c'était elle qui acca-
parait les bleds enfin, qui soudoie dans la
capitale et dans les provinces, des rebelles
des orateurs des brigands et des' assassins.
Voyez le bon roi qui ne punit que par ui|
exil de quelques semaines ce prince coupable
et Desprémenil, et deux autres conseilIers au
parlement, qui ont ensuite expié cruellement
leur délire révolutionnaire
Voyez l'illustre fkise de la bastille qui ne
fiat comme on l'a dit plaisamment, qu'une
prise de possession et qui ne servait qu'à
renfermer quelques prisonniers d'état. Cette-
',pastille dont on faisait tant de peur au peuple
et qui a été remplacée par des milliers de
prisons révolutionnaires, ne renferma jamais,
ou presque jamais, que des homme qui méri-
tuaient une punition plus rigoureuse, souvent
même d'être punis de mort et qui étaient?
toujours des nobles ou des auteurs ou de£
imprimeurs, oudes libraires.
Voyez les assassinats prémédités de la famille-
royale, dans les journées des j> et 6 octobre »
Sa translation à Paris riaprès avoir vu ég?rger
quelques-uns de ses gardes-du-corps désarmer
sous l'inspection et la direction du marquis
de Xiafayette et du eomtè à*Estmng gêné*
raux le premier, de tous les va-nuds-pieds
et sans-culottes de Paris; l'autre de tous îë&
ooupe»ja*rets de Ver-sailles.
Voyez les dénonciations de ces crimes af-
freux portées au tribunal du châtelet, dui tire
a sa fin et que les intrigues et l'or de l'infâme
Orléans empêchent dé prononcer sur cette
horrible affaire.
Voyez F ex-avocat Chabroud, qu'on sur-
nomme le Blanchisseur, pour avoir entrepris
de blanchir X homme npù\
Voyez le marquis de Lusignen orléaniste
et colonel du régiment de Flandres, en gar-
nison à Versailles à cette époque fatale, qui,
en habit de législateur, avec le duc $ Aiguillon
habillé en femme, et le comte de Mirabeau
dans le costume de député du tiers-état dis*
tribue àsa troupe et aux Gardes-françaises
des filles de l'or et du vin.
Voyez la Bile Necker, rhermaphrôdite
Staël, jouer ua très-grand rdlê^vec tes assask
t**
Voyez les premières«atteintes
tique la religion
catholique, àpbstoîîque et romaine.
Voyez ledub breton et la franc -maçonnerie
qui doivent engendrer, après 1 anéantissement
des ordres religieux, le club des jacobins père
des feuillans et des cordëtiers; lesquels clubs
parviendront à corrompre toutes les troupes de
ligne, à détmiretfoute subordination ennemie
justeet naturelle de la live'(lé etdel' égalité; qui
s'existent réellement que dans les tombeaux.
N°. 1790. Voici la grande fédération des.
gardes nationales, qui eutjieu dans la plaine
du champ de Mars le jour anniversaire de
l'illustre prise de la bastille, après laquelle prise-
)e peuple sans-cuhtte et tigre avait comme
on sait, pour plaire à son dieu finfàrtre
cœurs palpitans du comte'
de Launay et de messieurs de Foulon d*e
Berthieri de Flesselles.
Voyez l'académicien Bailly, qui, en 68
qualité de premier maire de Paris se croit
déjà maire du palais, et préside il cette fédé-
ration de révoltés où te bo« roi et la famil&-
royale sont obligés d'assister pour orner la
ne tiendra paslongtems sur ses épaules puis-
qu'il est l'idole du peuple et que ce même
peuple aime à briser les autels qu'il élève.1
Voyez, tout à côté, sous ma baguette le
pauvre marquis de Ba/ayette qui commande
au nom d'un Roi ( dont la royauté n'existe plus)
à ce troupeau dë<cltoyens-soldats qui s'emr
pressent bassement autour de lui, et ne de'-
daignent pas de baiser la queue de son cheval
blanc, parée de la cocarde tricolore; (livrée
de l'horrible Orléans •).
Voyez le marquis de Favras accusé d'avoir
youlu-empruntèr de l'argent pour faire la con-
tre-révolution au nom de Monsieur frère du
roi. La commission orléaniste présidée par
Voidel n'ayant.aucune preuve de ce prétendu
délit, est obligée de décharger M. de Favras d&
toute accusation! Cependant, le citoyen La-
fayette vient lui, déclarer que le peuple de-
mande sa mort et qu il faut qaUl périsse
il est exécuté en p|ace de grève Gomme un vil
scélérat. Mais Lajayette sera proscrit tout
aussi bien que s'il n'avait pas été favorable h
la révolution Il mérite son sort,
Voyez les troubles
dies les meurtres, qui qnt lieu 451*18 tout le
royaume, et même, dans
qui va secouer le joug salutaire dû Pape pour
se jeter sous le joug de fer du prince régicide.
jjo.
de pleuvoir sur le bon Roi et sa famille,; ils
nont pas seulement la liberté de
mener jusqu'à St. Cloud.
Voyez à votre gauche Tex-marquis de
Montesquieu, le seul de sa maison qui mérite
d'avoir pour ancêtre l'assassin d'un prince de
Condi* renvoyer Insolemment
qui la lui demande poliment
de premier écuyer. Voyez quelle foule
d'anciens et perfides epurtisans se traînent
et justifient
leur r^putïtien de vils et ingrats! Ybîlk les
• trois 'les deux Meqou
(l'ex-baron et son .cousin François ) les deux
père et fils les deux
frères Lomènie de Brietim', les deux frères
B les Eèkhune-Chafost les
les Custine îles
les
heau'; les les Latour-Maubourgï
les Fezenzac les Luynes les Valence
les ^ïcfor Broglio les Doulcet de Ponte-
noulant les Mathieu de Montmorency les
Dillon les Grillon; les Laroche/bucault
les Liancoùrt les
vicomte de Beauharnais; le's Puget-Marben-
ianei les Ckâteauneuf-Randon les Clèr-
mont-Tonnerre;
'Ximenès les Sègur aîné; les
Montesson les Saint-Simon-Routier lès
Mirabeau, oiné raricien Evêque d*Aufun
;Pèrigord; l'ancien évêque d'Orléans, Jaretite;
l'ancien évéque de Viviers ^Savine; etc. etc,
Tous ces gens-là sont ci-devant. •
Voyez comme l'infâme Orléans et ses
-,deux fils alnés, cabalent pour faire nommer
àtt commandement de lA garde nationale le
brasseur Santerre^ qui leur est plus dévoué,
que Lafayette il n'est pas encore tems.
L'ex-ccrote de Mrafeflu s'y oppose il parait
revenir de ses égaremens; il brigue remploi
de premier ministrè-duRoi .-mais àÇtrlèans
le voyant déserter sa, cause rexpédïera;Bieàtôt
(n)
jpour i'atfre moade* Le dernier «Ht ci»devaat
iyéqïie d'Autun lui donnera son
Voyez le bon Roi dont lès tantes et le
frère Monseigneur le comte d'Artois oat
été obligés de chercher un asile sur leé terre»
étrangères île, bon Roi qui, rassasié d'amer-
tumes et de douleurs s'enfuit secrètement
(du moins il le présume) et peri&ant la nuit,
avec la Reine M. le Dauphin, Madame
Royale et Madame Elisabeth après avoir
laissé au château des ThuilleriesT une pro>^
testation contre la violence avec laquelle oa
ïtri: a arf àché sa sanction pour tous les décrète
rendus au nom de la Liberté et de X Egalité,
qui n'existent pas! Cette auguste et
malheureuse famille n'ira pas même aux
frontières. La citoyenne Campan femme
de-chambre de la Reine qui se. vante actuel-
lement d'avoir toujours été royaliste a donné
au marquis de LafayeBte un échantillon de
la robe que sa majesté doit porter pendant
son voyage et les brigands Soce et
sont prévenus de la route que cette infortunée
et royale famille doit tenir. Heureusement,
̃i??}'
Voyez l'arrestation à Varennes de nos
illustres et inuocens prisonniers leur suite
derrière la voiture et eux
passant sous une longue voûte d'épées et de
traduits, comme des criminels,
Paris entendant à- chaque minute les cris
et les imprécations féroces des cannibales
gui les ramènent après les avoir obligés de
ranger à leurs côtés l'ex-patissier avocat et
député (Pètion)y le député Batnave ex*
avocat, et l'ex-marquis de Latour-Maubourgy
autre légifère celui-ci colonel du régiment
Voyez-vous ce brave gentilhomme que
malgré la redoutable escorte de la^fâmille
royale vient de son château lui offrir ses
respecta et les secours qui dépendent de lui ?
jG'est le marquis de on va
J'ftssassiner Il tombe. Il est percé de
coups.' .̃
yoyez-yous ce jeune homme qui commende
de gardes nationales, requise*
pour s'unir à tous ces satellites du^boiiçïea^
'f i3")
C'est le fils très-vertueux d'un homme lié
f lettres et, qui mieux est, d'un honnête
1 homme qui périra sur réchafaud il se nommé
Voyez-le rapprocher de la voiture recale.:
Ce bon français parle bon allemand à la Reine;
et lui dit sans crainte dwe entendu par léè
sahs-culottes que sa troupe etlui sont prêts à
'verser leur sang pour la sûreté de leurs
maîtres.
Voyez les intrigues et les menées des GrJéa^
nistes, pour faire décréter la déchéance dû
W L O U I S XVI, et placer Orléans Sur
le trône ils n'y réussiront pas. Chaque
factieux fini.par vouloir, régner sur lëâ
débris du trône et des autels ensanglantés.
Voyez ces anciens soldats qui, non seule-
ment ne veulent plus obéir à leurs officiers,
'rriais qui se révoltent, contre-eùx les rem-
placent à leur gré, les mettent en fuite les
tuent et même les mangent, après les avoir
*d4pecës vivans; entr'autres, le vicomte de
Belsuhce en garnison à Caën tandis qtt«
tous les paysans soulevés contre leurs
d4i
due,
massacrés après avoir pillé démoli > brûle
lu art- des châteaux et des domaines
considérables.
Voyez ces montagnes du Languedoc, où
les paysans longtems incorruptibles et" les
soldats obéissans encore à la voix de leurs
chefs se réunissent au nombre de près de
trente mille avec des armes de toutes les
espèces dans la plaine appartenante à l'ordre
de Malthe et connue sous le nom de Jalès
ns marcheraient droit à Paris et ne tarde-»-
raient pas d'y faire là contre-révolution, leurs
armée s'augmentant sur la route de -tous les
braves et iidéles serviteurs du Roi (le seul
et digne représentant de la nation); mais
ils ne reçoivent aucun secours en argent.
Us seront obligés de se disperser ;/et l'un de
leurs généraux le comté de Saillant
tombera sous les coups de Quelques uns des
siens qu'on aura pervertis.
Voyez la nouvelle assemblée nationale
séante au manège des Thuilleries tous les
chevaux sont sortis de ce manège) il n'y reste
fi5
guères que- dès léopards et des tigres recou-
verts de peaux d'ânes. Ils sont tous devenus
sauteurs en liberté,
Voyez, à la porte et dans les tribunes quelle
troupe de chiens ils sont tous enrages. j.
Ils entendent ces mots pille écrasé, dévore.
Secondes atteintes portées à la religion.
Voyez le ci devant évêque Talleyrand-
Pèrigord qui dans une orgie durant toute
la nuit avec le huguenot Bàrnave l'athée
Mirabeau, le janséniste Poiret,, (oràtorien,
confesseur du janséniste Camus) et quelques
prostituées fait la veille de la réception des
évêques intrus, Grégoire, Goute, Thibaud V
etc. est les sacre avec un restant d'huile qui
a servi à l'assaisonnement de la salade; afin
que, sans gène ceux-ci puissent sacrer et
ordonner à leur tour, des prétres et èvéques
constitutionnels. Ce diable boiteux, Péri""
gord, ne^tarde pas à épouser une] fille entrer
tenue; après avoir été persécuté après avoir,
émigré, et après qu'il est rentré en France;,
où le- Directoire la chargé du ministère de seà;
affaires étranges. Le Mirabeau se meurt
empoisonné. Le Barnave est guillotiné- Lé
Camus; reste ce qu'il' est..
(
Voyez
ayant envoyé en pour
vendre les acquisitions qu'il y avait laites et
emprunt et de l'argent gros intérêts cabale
à le faire nommer maire II de Paris. Les cha-
peaux des sans-culottes portent cette inscrip-
tion en craie blanche vive Pètion. Pètion
ou la m'ON( et non pas et la mort} Cé elui
eût pourtant mieux convenu ).
Voyez lesOrléanistes installer
tfvèc son bonnet rouge, de la tribune des .1aco.
bins au bureau de ministre des affairé»
étrangères où, fort adroitement, il commence
par obtenir pour des révoltes en Belgique et
autres dépenses secrettes, 6 millions sans étre
obligé d'en rendre compte.
voyez ce Dmnouriëz qui fait actuellement
lje pto «royaliste et qui est, ,'avec juste raison,
dédaigné de tous les partis voyez-le, du sein
de la société desfrères et amis déclarer la
guerre à la plupart des Puissances de rEuropé
après avoir envoyé des émissaires Hhez elles,
-le ifeto de la rébellion ,et après* avoir
!forcé le bon LOUIS XVI à Tapprôùvèr.
(
a
couvrir.
les de la Champagne, et savancec
rétablir Tordre,
Orléanistes les Jacobins -et
éi les Feuillans épouvantés.
Voyez Pétion et Modérer obliger LOUIS
Prusse qu'il le priait
de se retirer de ses états, s'il ne voulait
l'exposer, et toute sa famille* à la vengeance
des amis de la révolution et le roi de,
Prusse faire sa retraite, chargé des diaaians
et des bijoux les plus précieux, .que 1.
révolutionnaires lui expédient du garde-
meuble de sa Majesté.
'Voyez madame la duchesse d7Orléans s©
séparer dé corps et de biens de son infâme
époux; ce qui fait annoncer dans le journal,
royaliste cè gxand événement séparation.
DU VICE Et DE LA VERTU.
Voyez la célèbre journée du 20 juin où
mandée par le
t «si
maire vient assiéger son
château des Tirailleries.
qui portent, a.
ment les décrets
Voyez la courageuse résistance que le bon
IL O U 1 S oppose encore à leurs volontés.
Voyez comme sa Majesté prend la main
,commandant de bataillon de la garde
nationale,. qui l'exhorte à ne
quelle sérénité ce lui
eHtï- jugex
et
de je liai jamais fait
t et je
*$en faire ii qui que ce soit fât-ee même
Voyez le
atroces, qui à
da
(
Voyez, parmi les dames de la cour qui.sont
restées auprès de
de- Chimay de Tarente la duchesse d»
les marqui s»
dé Tourzelf. deGines-
t&as la comtesse de Soucy la baronne
Voyez un des scélérats présenter une bou-
teille au Roi, et lui demander de boire à ]q.
ici Alexandre envers, son! ïnëdecin Pfùljppa
ses
une bonnet rouge»
et le Roi
tous les degrés d'humiliation veut bien le poser:
gazettes les cochers de fiacres, les laquais fete
£ ao )
autres prolétaires, qui, (avec leurs femmes)
au plus, offrant et
dernier enchérisseur partait dans différera
grouppes les
accourus .au château, pour servir de rempart
à leurs Majestés mais que ont les mains Kées
ires) par la défense expresse t}u Roi de
repousser la force, parla force. Ils ne. peu-
vent que gémir Ils sont d'ailleurs, en petit
nombré, sans chef, et entourés de plus de
vingt mille brigands armés de. piques et d6
Voyez parmi les anciens serviteurs de l'état
le seul qui ait en
gereuse de se revêtir de son uniforme sans
avec vigueur et sans condition la mise en
liberté de MADAME royale."
n'a rien; de commun avec l'illustre
un garçon boucher;
avec»
l'intentai sans doute de le faire immoler);
mais la prudence d'un chevalier
sauve le comte de en le revêtant
de sa redingotte, après l'avoir attiré dans un
espace occupe par quelques amis*
les Laclos, .teêBHr
sot, les Fauchet ,les Fillette les
les Clootz, les Gorsas,
croix, les -Merlin,
les Guadet les Cambon les
les Bourdon,
les
les les
Ae/»,
les Partis-, les
murs d'arches répandre les
c
la famille
culottes
agraire ne trou-»
avait
fallait payer de sa
le soir. La
Voyez, le folliculaire Garât écrire que cette
.'(̃X8 >
que
Montes-»
qui
bourg de
qui excite, avec lui, les sans -culottes de ça
la nuit du 9 au io, et
sonnes tout au plus qui se sont
le château armées d'épées de pistolets et
résolues à défendre leurs
dernière goutte de leur sang mais
ses forces
1
sans
̃
prétexte
du département secondant le
.'piége, ordonner aux
Voyez les zélés défenseurs de. la Juste
et qui semblent sortir -de dessous, terre^
r officiers muni-
cipaux et les ministres
avec sa
dite
£*mj
paioï«» font sur le
,̃ pète,
» LOUIS XVÎ donner Tordre- positif-
^Lux et aux- personne? qui étaient
château da n opposer7 aucune* résis*
Voyez
nationale qui'
et la -reléguer' daû*
sortira plus que pou»
irrites
.Voyez les
de cet excès de férocité se former en bataillon?,
qùârré, faire un -et', percer,
ainsi; de la grande cour du château .sur la,
place du Carouzel. Mais manquant bientôt,
et envelopés d'un feu ter-,
garde nationale s'étant jointe, aux sans-
carreau les autres sont traînés dans, les
rues où des monstres de tout sexe. les
font périr dans de cruelles tortures.
Voyez les têtes sanglantes
piques ? entre,
autres la connu paf
son journal dans des principes versatiles',
•mais, devenu l'un des meilleurs royalistes^.
qui l'ayant recoanu la
Voyez des mégères
qui approchent auprès de grands feux les
corps nuds et palpitans de leurs victimes
.et qui les dévorent à demi-grillées et toute»
Voyez presque toutes les personnes restées
( 27 ̃•)
Quelques unes ont bon-
s'échapper par une longue galerie.»
clont el^es ont enfoncé h. porte.
Voyez le château nais au pillage et h&
4e la
brisés et ses* papiers ses.
ses joyaux, ses
set' raretés, son or, sa vaisselle, ses livre?»
pr^cîéux enfin tout ceque cette auguste
et malheureuse famille possédait devenir la
proie des brigands.
Voyez le perfide et lâche
fuit renfermer à l'hôtel de la mairie comme»
prisonnier, pendant Faction et qui vient
ensuite à rassemblée nationale pour y
surprendre les décrets qui devaient attribuer
protecteur Orléans.
Mais l'assemblée, dont la masse commençait
se
décréter la suspension provisoire du roi.
Temple.
pendant plusieurs jours et plusieurs nuits
citoyens violé mûiuia;
ministre liste civile, qui*
pour avoir,
Grève,
auteur 4e la gazette 4? Paris lui sué-
en mourant^,
quV/ est beau pour
révolutionnaires la
Vpyeç M- de
et le
ait choisi ? forcé de
et d'augmenter
émigré^ malgré eux.
massacre qui /sous la direction
Carat,
les prisons de Paris 9
dans celles de Lyon, deRheims,
plusieurs autres
autres
,de
de -or,,
an
le
Noyées du,
le jury
établi
membres de ce
et
6 octobre! moins par
nous le plus
de
que, trop vulgairement, on appelé courage,
en convention
(So)
les légifères, presque tous absurdes, féroces»
et de basse origine sur la motion d'un, de
créter Tabolitioiï de la royauté et l'établisse-
ment de la République une indivisible et
impérissable non-seulement sans consulter,
mais sans même discuter une affaire aussi,
importante.
Voyez les statués de i/Inj?ame i, est celles de
ecker et celles de Pètioti, portées avec
et les statues de nos rois renversées,, et bri*
N°.
tholique aboli, les vases sacrés profanés
souillés et pillés les ornemens sacerdotaux
traînés dans les rues enveloppant des bêtes
de à la risée d'un peuple
Ri religion, ni humanité'.
prieurés aux simples bénéfices aux cures
aux congrégations
etc., envahies et
dilapidées. ̃
Voyez totis les convens et 1es terrains qui
en dépendent, devenus des propriétés natio-
gratuitement J ou sans bourse
délier au moyen d'énormes paquets d assi-
gnats distribués aux révolutionnaires, pour*
les attacher à ce nouvel ordre de choses.
Voyez1 toutes les communautés de prêtres
séculiers religieux et religieuses y dispersées,
errantes ruinées persécutées
obligées de se cacher individuellement ou de;
prêter encore .des sermons contraires à leurs
vœux à leur foi et qui ne les exemptent
guèresdes persécutions, de l'exil et de la mort
jamais de l'opprobre et de Tinf&mie.
Voyez domaines de
la les
des commanderies des ordres du S.-Esprit de
et de toits
les apanages et dotations desipstituts royaux,
chapitres nobles, et autres.
<:&)
Les
de propriété lacérés ou
Voyez rendre ta loi rétroactive et
qui subsiste encore par laquelle
à «st dit que tous les émigrés, qui ne sont pas
centrés en France depuis le 9. mai 1792,
mis à mort, s'ils remettent les' pieds
républicain et que dans tous
les cas, leurs biens sont confisqués, au profit
de brigands qui se nomment LA
NATION* On né cesse de vendre tout ce qui
illustres proscrits on le l'ivre
pour un mauvais papier-monnaie
et par la même motif que les possessions du
cierge. Les meubles et
répondent ils paieront souvent à la
nation pour des encans qui ne lui doivent rien £
et la grande teneur est à Tordre du four.
traînant à sa suite
canons parcourt toutes*
les provinces divisées en districts et d&parte-
mens. Le calendrier n'est plus celui der
On
(S3 )
3
Les philosophes, les écrivailleurs, les artistes, Iej3
médecins, les avocats, les produreurs, les hiaist
siéra, les retors, les bouchera, les câi-deuTscl^
laine, les; portiers, les gens de la lie du peupler
abonde, corrompent^
comme lés harpies tout ce qu'ils touchent
et leu profanes mains sont
Voyez las titres de noblesse brûlas les
armoiries effacées Jes monumens dégrades,;
s'ils ne sont pas détruits les cendres de$
tombeaux sont même le jouet des vents: On
disperse déjà les restes sacrés de nos Rois"*
aptes avoir dissipé les trésors de S--jDenis,;
et comme nous favons vu, celui de toutes
les églises et chapelles où la dévotion. révo?
lutionnaire des réformateurs, et de leurs agena
redoutables, les a portés.
Voyez les temples transformés en attellera
de salpêtre et les cercueils dé plomb passeur
4ans' dès cartouches.
Voyez les chefs d'oeuvres des sciences et des
arts réduits en poudre. s
Voyez le^fanatisme révolutionnaire s'intro*
« dùire sur les débris de l'antique et florissaûte
monarchie.
t-14)
législative, un bataillon de régicides.(il
dépêchent des, propagandistes dans toutes
les cours, pour exécuter, autant
est renvoyé eii tue son Roi! Les
empereurs JosEpH Il et Ï^eopold meurent
empoisonnés. Les jqurs du roi
en danger, et il est forcé de réformer sa cuisine
française. Le roi d'Angleterre sortant de son
palais, est presque atteint d'une balle qui tra-
verse sa voiture. Un peu plus tard LOUIS
XVII, encore enfant et prisonnier au temple
sera empoisonné. LOUIS XVIII, en Italie,
tranquille un soir recevra une
balle au front heureusement elle ne fera,
qu'effleurer les chairs Vous devez com-
prendre Messieurs et Mesdames, Tex-
tréme répugnance que j'ai à mettre sous vos
yeux, la mort du trdp bon,, j'a.i pensé dite
trop vertueux
miniature,
sceau de Tétat et r en sous-
ordre, en place de r h roi tra-
ques-
conserver, étant privé, depuis sa détention >
avec lesquels malgré là -déclaration- ce
prince instruit et pieu* on feigaait de croire
pose- le respect et commanderait l'intérêt 3$
d'être les ennemis
pensier, second {ils de Tintasse
est placé dans la grande tribune,,
où des brigands salariés, qu'on
et barbare» de leurs criminels, protecteurs.
nées pour le rétablissement de l'ordre et delà
paix). Le nommé
foule de pièces falsifiées »
bout du monde
la.
ses riches domaines. LOUIS^ dont
appelée

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