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La Maternité - Ou Épîtres aux femmes sur les devoirs d'une bonne mère avant et après ses couches

De
48 pages

A MA FEMME.

LE devoir, chère Yllis, m’éloigne de la France,
Par de tendres écrits, embellissons l’absence.
Soyons vrais. Parlons-nous des pensers du réveil,
Des longs chagrins du jour, des erreurs du sommeil ;
Écrivons nos désirs, nos craintes, nos alarmes ;
En un mot, s’il se peut, traçons jusqu’à nos larmes.

UN soir, las des ennuis et des travaux du jour,
En cherchant le sommeil, je rêvais à l’amour
La crainte, le soupçon, l’affreuse jalousie,
De leurs traits déchirans me peignaient mon amie.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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Alexis Clerc
La Maternité
Ou Épîtres aux femmes sur les devoirs d'une bonne mère avant et après ses couches
INTRODUCTION
APPELÉES par la nature à remplir les devoirs pénible s, mais doux, de la maternité, beaucoup de jeunes femmes deviennent épouses et mèr es, sans bien connaître les obligations sacrées que le dernier titre leur impos e : et s’il n’est pour elles de parfait bonheur, de jouissances sans remords que dans l’accomplissement de leurs devoirs ; si l’éducation, la Religion, la vertu leur apprennent ceux d’épouse, la Médecine doit leur dicter ceux de mère. A ce début un peu sévère, il ne faut point, ô femme s ! vous effrayer de l’austérité de mes discours. Je ne viens pas fatiguer votre imagin ation des rêves de tous ces philosophes, qui, mettant en doute jusqu’à vos vertus, ont épouvanté vos cœurs, à force de multiplier vos devoirs. Et si vous ne trouvez pa s, dans mes tableaux, les couleurs charmantes, mais mensongères de ces complimenteurs, qui ne vous flattent que pour mieux vous perdre, ou la touche sombre et vigoureuse du médecin profond, il vous sera facile de reconnaître, à chaque trait, l’écrivain t imide, heureux et jaloux de vous voir mériter autant d’estime que vous savez inspirer d’amour. Plusieurs écrivains m’ont devancé dans la même carr ière ; et si, en les suivant, j’ai consulté moins mes forces que le désir d’être utile, j’ai cru devoir aussi choisir un genre de littérature plus capable de fixer votre attention, en traçant, dans quelques épîtres, les conseils qu’aurait à suivre une jeune mère pour conserver le fruit de ses amours. On ne saurait trop vous le répéter : point de bonhe ur réel, point de plaisirs durables pour vos enfans, sans une constitution saine et robuste ; point de forces, point de génie, je dirais presque aussi point de vertus, chez l’hom me dont la vie n’est qu’une longue douleur. Les anciens attachaient tant de prix à une bonne constitution, que, chez les Grecs, l’éducation physique des enfans commençait d ès le sein maternel. Les Bracmanes,chez lesIndiens,font régler, par des hommes sages et savans, le régime de leurs femmes enceintes. LesChinois suivent encore cette coutume ; et, quoique Rousseaune commence l’éducation d’Émile qu’en naissant, il est certain (et les preuves viendraient en foule se ranger sous ma plume) que l a mère exerce sur le fœtus une influence aussi étendue qu’étonnante, non seulement en raison du fluide nourricier qu’il reçoit d’elle ; mais encore, parce que l’extrême se nsibilité de l’utérus le soumet constamment à une espèce d’incubation nerveuse. Le fœtus recevant tout de la mère, et a celle-ci rien de lui, elle peut donc lui transmettre toutes les maladies dont un régime mal entendu serait la cause. Les jeunes femmes ne sauraient donc trop se hâter de suivre les conseils que nous leur donnons, en médecin philanthrope, convaincu que la gloire et le bonheur d’une famille, la sûreté et la force d’un é tat ont leur source dans la constitution robuste des enfans. Rousseau l’avait déjà dit : notre santé, nos moeurs, nos goûts, nos passions étant le résultat des soins de la femme pendant notre enfance, nos vices et nos vertus en sont l’inséparable conséquence. Ainsi, tr acer aux femmes enceintes leur conduite pendant la grossesse, c’est, on ne saurait en douter, donner déjà une existence plus solide à l’enfant qui doit naître. re Tel est le but de la 1. Épître que nous livrons à l’indulgence de nos Lecteurs ; trop
amaladies sont nombreuses, comme on peut s’en c  Ces onvaincre par l’ouvrage du docteur Hoog-Veen, intitulé :De fœtus humani morbis,des maladies du fœtus humain.